Dans une lettre adressée au préfet, le maire de Mamoudzou alerte sur la situation critique des chantiers scolaires post-cyclone Chido du fait du manque de financements de l’État. La rentrée scolaire prévue dans un peu plus d’un mois serait compromise.
Après trois mois de travaux suite à Chido, le groupe scolaire Chiconi 5 (école Moussimou) a rouvert toutes ses salles de classe depuis la rentrée de mars. En plus de ses élèves, l’établissement accueille d’autres classes d'écoles encore sinistrées. Un fonctionnement parfois compliqué mais qui permet à tous les élèves de Chiconi d’être pleinement scolarisés.
Fortement endommagées par le passage du cyclone Chido, plusieurs écoles de la commune de Mamoudzou ont effectué leurs rentrées scolaires ce lundi 17 mars, après plus de trois mois de travaux. A Tsoundzou, au groupe scolaire Foundi Adé, les élèves ont été accueillis dans des bâtiments repeints et sécurisés, tandis que du côté de Vahibé les écoles n’étaient pas encore prêtes à accueillir les élèves comme il était prévu, à la fin des vacances. Les défis persistent.
Le directeur de Transdev Mayotte, Frédéric Delouye, s’est entretenu avec le JdM pour faire un bilan de l’année 2024, tracer les priorités pour 2025, mais aussi évoquer les caillassages encore trop nombreux.
Près de deux semaines après une rentrée scolaire repoussée à deux reprises, enseignants et élèves jouent le jeu d’un retour à la normael académique. Parmi eux, nombreux ont peine à y croire. À coeur ouvert, un enseignant nous livre son ressenti sur la gestion de la rentrée scolaire après le passage du cyclone Chido le 14 décembre dernier.
Deux semaines après la rentrée scolaire au lycée Younoussa Bamana, élèves, professeurs et personnel du lycée essayent de trouver leur rythme de travail dans un établissement encore sinistré. Si le proviseur se dit satisfait de la reprise, certains enseignants dénoncent une rentrée forcée “cache-misère”. Du côté des élèves, la peur de ne pas réussir leurs examens domine.
Après avoir été repoussée d’une semaine suite au cyclone Chido mais aussi à la tempête Dikeledi, la rentrée scolaire a eu lieu ce lundi 27 janvier à l’école élémentaire Cheikh Abdourahamane Ben Omar de M’Gombani à Mamoudzou. Un soulagement pour enfants et parents même si certains écoliers n’ont pas pu rentrer dans l'établissement, leurs professeurs étant absents.
Alors que la rentrée scolaire vient enfin d’avoir lieu, en mode dégradé, pour la majorité des élèves mahorais, le syndicat CGT Educ’action Mayotte appelle à un mouvement de grève dénonçant notamment les conditions dans lesquelles se déroule cette rentrée. Son secrétaire général, Bruno Dezile, a adressé une lettre dans ce sens ce mardi à Elisabeth Borne.
Malgré des résistances, le Recteur de Mayotte et le maire de Mamoudzou organisent un retour progressif des élèves dès lundi 27 janvier, en fonction des moyens humains et matériels disponibles après le passage du cyclone Chido six semaines plus tôt.
Ces derniers jours, tous les regards sont tournés vers la rentrée scolaire, où au-delà des considérations matérielles et logistiques, se nichent des craintes de la population autour du bilan humain laissé par Chido.
Accueillir les enfants coûte que coûte, voici le cap suivi par le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, qui lance dès demain, mardi 21 janvier, une série de réunions publiques à destination des parents d'élèves pour la rentrée scolaire des élèves du premier degré.