Depuis plusieurs jours, comme ce jeudi 9 octobre, les opérations de relogement se poursuivent au camp de Tsoundzou 2. Les habitants munis d’une notification ne peuvent accéder à un logement d’urgence qu’à condition de détruire eux-mêmes leur case, une démarche à la fois dangereuse et injuste pour ceux restés sans notification. Avec le manque de logements disponibles, plus de 900 personnes restent pour l’instant sans solutions. Une situation rendue légale par l’article 18 de la loi pour la refondation de Mayotte.
Dans un arrêté publié le 28 septembre dans le recueil des actes administratifs « portant évacuation et destruction des constructions bâties illicitement au lieu-dit Tsoundzou 2 La guinguette », le préfet de Mayotte ordonne aux personnes occupant le site « d'évacuer les lieux, dans un délai maximum de vingt-trois jours, à compter de la notification du présent arrêté », soit le 21 octobre prochain au plus tard. Plus de 500 personnes vivraient dans ce camp, principalement des hommes et une minorité de femmes et d'enfants.
À l’approche du démantèlement annoncé du camp de Tsoundzou 2, plusieurs associations, mandatées par la préfecture, ont mené une opération de recensement des habitants de la parcelle. L’objectif est non seulement d’établir une liste des résidents, mais aussi, dans la mesure du possible, de proposer des solutions d’hébergement d’urgence aux personnes vulnérables.
À Tsoundzou 2, l’annonce faite le 26 août par le préfet concernant le démantèlement du camp plonge les exilés, en majorité des demandeurs d’asile, dans l’incertitude quant à leur avenir immédiat. Le camp, installé depuis février dans une zone forestière aux abords de la nationale, ne cesse de s'agrandir et dispose désormais de points d'eau, d'un magasin, d'un coiffeur, et des lieux de culte.
Le représentant de l’État évoque une situation comparable à celle de l'ancien camp de Cavani et promet des hébergements d’urgence pour les personnes vulnérables.
La Ville de Mamoudzou a inauguré, vendredi 22 août, la maison médicale de Tsoundzou II. Un établissement qui va soulager la population qui devait jusqu'à présent se rendre jusqu'au centre de Mamoudzou. Gynécologue, pédiatre, ophtalmologue..., la maison compte attirer plusieurs spécialistes dans les mois et années à venir pour augmenter l'offre de soins.
Depuis le 28 février dernier, le camp des exilés de Tsoundzou 2 ne cesse de s'agrandir. En plus de 3 mois la population a quadruplé passant d’une centaine de personnes à près de 400 aujourd'hui. Aux jeunes hommes initialement installés dans la forêt par la préfecture, faute de logements, s’ajoutent des femmes et des enfants. Insalubrité, insécurité, difficile accès à la nourriture et à l'eau, les habitants vivent dans la précarité. Une situation qui risque de durer, faute de solutions alternatives.
Un ambulancier a comparu ce mardi pour avoir escroqué plusieurs acheteurs en leur vendant un terrain… dont il n'était pas propriétaire. Une affaire où la désinvolture du prévenu a presque éclipsé l’ampleur des faits.
Fortement endommagées par le passage du cyclone Chido, plusieurs écoles de la commune de Mamoudzou ont effectué leurs rentrées scolaires ce lundi 17 mars, après plus de trois mois de travaux. A Tsoundzou, au groupe scolaire Foundi Adé, les élèves ont été accueillis dans des bâtiments repeints et sécurisés, tandis que du côté de Vahibé les écoles n’étaient pas encore prêtes à accueillir les élèves comme il était prévu, à la fin des vacances. Les défis persistent.
Après avoir été évacués du collège de Kwalé, puis de la route nationale 2 aux abords du lotissement Coallia, les exilés, majoritairement demandeurs d’asile, ont été amenés en bus, par la préfecture, sur un terrain en pleine forêt, près de Tsoundzou II. Sur place, plus d’une dizaine d’installations ont été construites, et chacun essaie de trouver un rythme de vie.