La rentrée a pu se dérouler sans encombre. Le mouvement de retrait des transporteurs scolaires a pris fin grâce au protocole signé vendredi dernier. Il prévoit un volet sécuritaire, avec une présence massive de forces de l'ordre et des contrôles à grande échelle, mais aussi un volet éducatif, pour traiter le problème des caillassages en amont.
C’est un territoire à la sécurité dégradée qui a accueilli les ministres de l’Intérieur et de l’Outre-mer il y a un mois. Tout était fragile, et tout s’est envenimé depuis. Les caillassages contre les transporteurs scolaires sont quotidiens et Tsingoni est un théâtre de violences privant les habitants d’un quotidien pacifié. Incitant Ben Issa Ousseni à se tourner vers Gérald Darmanin
Pris en étau entre des conditions drastiques imposées par les assurances sur les dégâts des caillassages, l’absence d’indemnisation du conseil départemental et le droit de retrait de leurs chauffeurs, les transporteurs scolaires appellent à un sursaut de tous les décideurs
« La situation était devenue intenable ». Salime Mdere, 1er vice-président du CD a présidé deux réunions ce lundi avec les chauffeurs en droit de retrait, puis avec les transporteurs, où n’était pas conviée la préfecture. Mais pour trouver des solutions, il ne faut éluder aucune des causes des violences
Les vitres des bus qui volent en éclat et les agressions nuits et jour contre les habitants, non, karivendze (nous n’en voulons plus). En réponse, une fois de plus, les barrages ont fait leur apparition, dont on sait qu’ils ont fait plus de mal que de bien. La population doit se réinventer en se donnant des objectifs précis à atteindre, et en se demandant comment les atteindre
« Des échanges musclés ». C’est ainsi que Ali Siaka Djoumoi, délégué FO Transports chez Matis qualifiait non pas le début de la rencontre, mais sa fin, avec la préfecture, le conseil départemental et le rectorat. En jeu, que les élèves de Mayotte ne voient pas leur année définitivement perdue
Ce samedi, un agent du transporteur Matis a été agressé à Combani. Une agression de trop pour le syndicat FO Transports qui dépose un droit de retrait. Ce qui va laisser sur le trottoir de nombreux élèves en période d'examen. Un mouvement que rejoint la CFDT
La veille des vacances, les transporteurs scolaires se sont mis en grève, à l’appel de la CFDT, rejointe par FO Transports. Ce dernier porte des demandes autant sur l’urgence que sur des apports au projet de loi Mayotte. Et menace d’un mouvement illimité
Le canal de Suez, par lequel transite près d'un dixième du trafic maritime mondial, était bloqué depuis une semaine suite à l'échouage spectaculaire d'un porte conteneur géants. Ce lundi, près de 300 navires étaient coincés aux portes du canal. L'impact à Mayotte devrait toutefois être limité assurent les transporteurs.
C'est un protocole de plus sur la haute pile des résolutions de crise chez les transporteurs scolaires. Avec cette fois cependant, une implication pas uniquement sécuritaire, mais globale, notamment des maires. "Tolérance zéro", affichent les participants
Les évènements de Dzoumogné ce mardi ont précipité un nouveau mouvement chez les transporteurs scolaires qui ont suspendu les dessertes depuis deux jours. FO Transports compte sur une nouvelle réunion ce vendredi pour que la situation se débloque. Les enseignants du LPO sont toujours en droit de retrait
Les transporteurs ont décidé de mettre en place un droit de retrait illimité, dès ce mercredi, et pas seulement sur la zone de Dzoumogné, mais sur l'ensemble de l'île. Quant au personnel du lycée, il revient sur les faits, un engrenage faute d'avoir traité le problème à temps