Jeudi matin, alors que toute l’île continue d'être paralysée par des barrages tenus par des manifestants protestant contre l’insécurité et l’accueil de demandeurs d'asile, d’autres barrages sont sauvagement montés par des délinquants. La situation a dégénéré à Mamoudzou et Koungou. Le Lycée Bamana, le collège de M'Gombani et le collège de Majikavo ont été attaqués par des assaillants extérieurs
A l’appel des Forces Vives de Mayotte, une partie des barragistes ainsi que les soutiens du mouvement se sont réunis à Mamoudzou ce mercredi devant le service des étrangers de la préfecture puis place de la République. 300 personnes environ ont manifesté leur colère envers le préfet
Alors que depuis ce lundi Mayotte est bloquée, d’une part par les manifestants contre l’insécurité et l’immigration clandestine et d’autre part par les délinquants qui profitent du mouvement, les « forces vives » de Mayotte disent s'être organisées pour mettre de l’ordre dans ce chaos. Les barrages pacifiques se poursuivront jusqu’à abrogation du titre de séjour territorialisé, devenue la revendication phare des manifestants
Selon les dires des manifestants, l'usage de la force par le préfet ce week-end contre les barrages érigés par une partie de la population en colère a mis le feu aux poudres, générant une situation de chaos total ce lundi 29 janvier. Non seulement les barrages ont été reformés, mais les délinquants ont profité de la situation pour semer la terreur de plus belle, multipliant les agressions.
Commençant par un point d'étape sur le démantèlement du camp des migrants, ce que demandaient les collectifs, le préfet Thierry Suquet appelle à la liberté de manifester sans blocage
Alors que les barrages érigés par la population contre la délinquance jouent à cache-cache avec les ordres du préfet, le sénateur Thani Mohamed Soilihi juge la situation d'insécurité « intenable » sur le territoire et dit comprendre la colère des manifestants. Après que le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius ait cité en exemple son amendement de 2018 sur le plateau de "C à vous" sur France 5 le sénateur mahorais décrypte la censure partielle de la loi Immigration
Ce samedi 27 janvier dès 6h, le préfet a dépêché les gendarmes pour lever tous les barrages érigés par les manifestants. Ces derniers déclarent haut et fort qu’ils les réérigeront sous peu. Ainsi, 3 barrages ont encore été enlevés ce dimanche 28. Il semblerait qu’un bras de fer sur fond d’incompréhension totale se soit engagé entre les manifestants et la préfecture
Les différents syndicats de la fonction publique au niveau national ont appelé à la grève ce vendredi 13 octobre. S’il y avait, selon les dires des responsables syndicaux, un grand nombre de grévistes, les manifestants se sont faits quant à eux plutôt rare ce vendredi matin sur la place de la République puisqu’il n’étaient qu’environ une trentaine.
L’interconfédération des syndicats de Mayotte a appelé à un mouvement de grève générale ce lundi 9 octobre pour demander une hausse de l’indexation. Toutefois, les manifestants en ont profité pour pointer du doigt toutes les autres problématiques de l’île notamment la crise de l’eau et l’insécurité
Dans le cadre de la grève contre la proposition de loi réformant les retraites, et à une heure où des manifestants commençaient à peine à rejoindre la place de la République à Mamoudzou, des enseignants contractuels du lycée de Sada ont débrayé vers 7h sous la bannière de la FSU, avec plusieurs revendications
A l’appel des confédérations et syndicats nationaux pour la journée de grève et manifestations interprofessionnelles le 19 janvier, l’intersyndicale de Mayotte a regroupé le nombre record de 11 syndicats et a sollicité tous les travailleurs à se mobiliser contre le report de l’âge légal de la retraite à 64 ans, avec un allongement accéléré de la durée de cotisation. Ce jeudi, ils étaient ainsi un peu plus 500 manifestants d’après la police et environ 1000 selon les syndicats à avoir battu le pavé dans les rues de Mamoudzou.
Répondant présents à l'appel national à la grève ce jeudi, quelques dizaines de manifestants étaient réunis en intersyndicale devant le rectorat, où les représentants ont été reçus par Gilles Halbout. Nombre de demandes, souvent anciennes, ont été entendues et sont à l'étude, et le recteur se dit "déterminé" à poursuivre ces "avancées".