Dans cette deuxième partie d’audience de la mandature Bavi, il s’agissait de pointer les responsabilités dans un système où les pouvoirs sont dénoncés somme hypercentralisés dans les mains du président. Planaient les ombres de son ancien DGS et de Vinci…
Jusqu’à vingt infractions sont reprochées au président Bavi du Syndicat Intercommunal des Eaux de Mayotte et à quatre de ses adjoints, pour détournement d’argent public sur la période allant de 2014 et 2020. Douze chefs d’entreprise sont également sur les bancs des accusés pour avoir supposément bénéficié de ces largesses
Le prévenu, hébergé par la famille de la victime durant sept mois, a comparu pour des faits survenus entre 2022 et 2023. À la barre, il a défendu une version contestée tout au long de l’audience.
Favoritisme, manquements aux règles de la concurrence ou simples irrégularités administratives ? Détournement de fonds publics ou choix motivés par l’intérêt de la commune ? Après plus de 4h30 d’audience ce mardi, les débats de ce procès se sont clos sur ces interrogations.
Le 10 octobre, une audience solennelle à la chambre régionale des comptes a réuni la procureure générale près la Cour des comptes et les autorités locales pour discuter du contrôle des fonds publics.
Dans une audience solennelle, dix magistrats ont été installés au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Entre volontarisme sécuritaire et dénonciation de l’abandon institutionnel, l’audience a révélé deux visions d’une justice en lutte.
Neuf mois après le cyclone Chido, la première audience solennelle tenue à Mamoudzou a pris des allures de symbole : celui d’une justice qui, malgré les vents contraires, continue de se dresser.
Le 12 juin dernier, sur les hauteurs entre Majicavo et Kawéni quatre personnes sont agressées avec des jets de pierres et une arme à feu par des jeunes encagoulés. Ce lundi 11 août, l’un des agresseurs présumés était entendu à la barre du tribunal judiciaire de Mamoudzou. Questionné pendant plusieurs minutes, il nie en bloc. La scène, intervenue à l’abri des regards, les déclarations des victimes, non présentes à l’audience, pas toutes concordantes, l’affaire illustre les difficultés auxquelles fait face la justice.
Déjà convoqué devant la barre du tribunal au mois de juin dernier, l’homme avait demandé un report de son procès afin de préparer sa défense. Les membres du tribunal avaient alors jugé bon de le placer en détention provisoire en attendant une nouvelle audience.
Alors que 4 individus devaient être jugés en appel par la cour d’assises, leur procès a été reporté, sans date, faute d’un nombre de jurés suffisant. Un cas de moins en moins isolé alors que « l’audiencement » a déjà été décalé de plusieurs mois suite au passage de Chido et à la nomination tardive d’un nouveau procureur.
Mercredi 11 juin, deux commissions parlementaires ont examiné pour avis le projet de loi pour la refondation de Mayotte. La veille, mardi, elles ont auditionné Manuel Valls. Le ministre des Outre-mer est revenu sur le projet article par article, voici le compte-rendu de l’audience.
Entre le 1er janvier 2023 et le 6 juin 2024, une résidente de Mamoudzou a hébergé une dizaine de demandeurs d’asile venus de divers pays africains dans des cases en tôle et dans sa maison, pour certains en échange de rémunérations. Lors de l’audience mardi 25 février, elle indique avoir voulu les aider, tandis que le procureur général y voit une exploitation de la misère.