Le court-métrage de 20 min « Laka » (« pirogue à balancier » en shimaoré) a été projeté à l’antenne réunionnaise de l’Aadtm le 14 décembre dernier. Centré sur un père et sa fille partis à la recherche de leur pirogue disparue, le film dévoile un visage différent de Mayotte, loin des problèmes de délinquance et de bidonvilles dont la presse nationale fait souvent ses choux gras.
Dans le département le plus pauvre de France, les communes doivent se débattre avec des moyens souvent insuffisants pour rénover l’habitat insalubre. Les délais sont trop longs, et le cadre réglementaire n’aide pas, se faisait expliquer la Première ministre qui dégaine son OIN sur trois collectivités
"Le droit, tout le droit et rien que le droit". Paix sociale, lutte contre les bidonvilles, mêmes droits qu'en métropole. Le président de la Cimade trouve des points communs entre ses combats et ceux du Collectif qui bloque les locaux de l'antenne locale de l'association mais avec qui il estime n'avoir "aucune raison d'être désagréable". Sans exclure des suites judiciaires en l'absence d'avancées.
La préfecture a-t-elle voulu éviter une déconvenue en justice comme celle du 13 décembre dernier ? Ou en a-t-elle tiré les conséquences pour améliorer ses procédures et prendre le temps de blinder ses opérations "loi Elan" ? Sans doute un peu des deux. Toujours est-il qu'un arrêté de démolition d'un bidonville de Bandrélé a été abrogé en fin de semaine dernière, alors qu'une audience prévue mercredi risquait de voir ledit arrêté annulé.
Un engagement sur 6 ans a été signé entre la communauté de communes de Petite Terre et l'Etat. Plus de 100 millions d'euros ont été mis sur la table par le préfet. Fibre optique, emplois, transition écologique sont au menu. Mais le plus gros défi est la lutte contre les bidonvilles. Saïd Omar Oili promet un logement décent pour chaque Petit-Terrien d'ici 2026.
Alors que ce lundi a marqué le début d’une vaste opération de destruction d’habitats informels dans le quartier Carobolé de Koungou, Cyrille Hanappe - architecte, urbaniste et fin connaisseur des bidonvilles - livre sa vision sur cette politique qu’il décrit comme inédite au monde. À défaut de solutions de relogement pérennes, ces opérations ne font que multiplier les maux qu’elles disent combattre, considère-t-il.
Peu avant son départ de Mayotte , le ministre de l'outre mer a inauguré le marché du Four à Chaux à Labattoir et dressé un pré-bilan de sa visite. La loi Mayotte devrait donner la part belle au logement, à la lutte contre les bidonvilles, la délinquance et l'immigration clandestine, et le ministre souhaite un coup de collier sur les "complicités mahoraises".
Le ministre Lecornu a visité le nouveau hub de Kahani où se trouvait il y a quelques mois encore un vaste bidonville. L'occasion, après avoir visité une de ces cases dans un quartier voisin, de dire que ces quartiers informels et insalubres n'ont "pas leur place dans la République". La construction de logements décents et d'écoles devra accélérer a-t-il ajouté.
L'agence Santé Publique France a été créée le 1er mai 2016 et est désormais présente « sur tout le territoire » avec « l'ouverture de nouvelles cellules régionales à Mayotte » indique cette dernière. Les conditions de logement sur l'île sont un facteur de santé publique et non seulement une problématique d'habitat, rappelle l'agence.
C’est une opération-témoin qui s’est déroulée ce jeudi 8 avril lors de la remise des clefs des 3 premières maisons de l’opération de résorption de l’habitat insalubre à Majikavo Dubaï, en lieu et place des cases en tôles insalubres qui y siégeaient il y a deux ans
Accusé d'héberger des délinquants et visiblement insalubre, un vaste bidonville de 97 cases pour 400 habitants a été rasé ce lundi matin à Kahani. 133 étrangers ont été reconduits, une trentaine de Français, relogés. La moitié des habitants étaient mineurs.
Des milliers d'habitants en situation précaire ont refusé l'hébergement d'urgence le temps du passage de Belna. Des habitants craignent les cambriolages, certains ont déposé leurs enfants dans les sites protégés avant de rentrer seuls pour garder leur domicile. D'autres s'en remettent à Dieu. Les maillots jaunes ont parfois du mal à faire entendre raison aux habitants menacés.