Alors que l’avenir de la région est subordonné au développement de l’Union des Comores, voilà que de nouveaux tours de vis viennent d’être donnés dans la concentration des pouvoirs dans les mains de son hyper président. Azali Assoumani parvient même à déroger à une constitution taillée sur mesure pour bouger les pions et imposer son fils, démontre notre chroniqueur Abdourahamane Cheikh Ali*.
A quelques jours de l’investiture du président des Comores, résultat d’un scrutin contesté, l’opposition se fait entendre et juge le pays en danger car plongé dans le « marasme ». Le président de l’ANC appelle au rassemblement général des forces vives du pays
Le chef de l'État en exercice est définitivement crédité de 57,02% des suffrages exprimés contre 62,97 annoncés provisoirement par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le candidat de l'opposition obtient 11,5%
Le Front commun avait posé des conditions préalables à toute participation à une quelconque élection dans une lettre adressée à Azali Assoumani. Dans sa réponse, le président comorien a pris un joyeux plaisir à féliciter ses adversaires politiques. Ces derniers y ont noté toutefois un langage démesuré de sa part et le suspecte d’exploiter la démarche en sa faveur. Ses opposants exigent clairement comme grands préalables la libération de tous «les prisonniers politiques» en les citant nommément
Le président Emmanuel Macron a une nouvelle fois rencontré le président Azali Assoumani, cette fois après l'accès de ce dernier à la présidence de l'Union Africaine. Et alors que le budget des Comores alloué à l’Éducation resterait largement insuffisant
Alors que se rapproche la date de l’élection présidentielle comorienne en 2024, des alliances se font jour. On sait désormais que le chef d’Etat Azali Assoumani a obtenu que les binationaux ne puissent se présenter, visant les franco-comoriens, à moins qu’ils renoncent à leur autre nationalité. Un lecteur signale dans une tribune bien sentie que l’opposition se met en ordre de marche derrière des vieux de la vieille. Le signataire Hadji Anouar en appelle à la raison, face à la pérennisation du « système clanique ». On pourrait rajouter que l'avenir de la région dépend des bon choix à venir
Dans son discours sur l’état de la Nation, devant les députés comoriens, le président Azali Assoumani s’est félicité du retrait de la candidature du Kenya au poste de premier vice-président de l’Union africaine. Ce qui laisse le terrain libre à l’Union des Comores de briguer ce poste et d’assurer de facto la prochaine présidence en exercice de l’Union africaine pendant une année à partir de février 2023. Les Comores pourront ainsi succéder à la République du Sénégal.
Le candidat à l’élection présidentielle devrait notamment "renoncer à sa ou à ses autres nationalités étrangères", se faire parrainer par 3.000 électeurs répartis dans les îles et résider au moins douze mois sur le territoire national avant le scrutin. Le texte, porté par le ministère de l’Intérieur, suscite déjà des controverses chez des opposants au président Azali Assoumani. Ils le jugent discriminatoire quand le pouvoir à Moroni évoque le risque de conflit d’intérêts.
L’ancien gouverneur de la Grande-Comores, Mouigni Baraka Said, estime qu’il est temps de dialoguer avec le président Azali Assoumani dans l’intérêt du pays et de la population. L’homme politique se reconnait toujours dans l’opposition mais s’oppose toutefois à "ces querelles sans fin et sans véritable perspectives de sortie de crise". Une démarche mal digérée par les autres opposants qui refusent tout dialogue avec le président Azali Assoumani depuis son élection le 24 mars 2019.
Les autorités bouclaient le vendredi 31 décembre la quatrième campagne « bis » de vaccination. Un congé de cinq jours a été accordé aux agents publics pour faciliter la vaccination de masse. Le président Azali Assoumani a fait le tour de pays pour sensibiliser la population. Malgré un engouement qui varie d’une île à une autre, les chiffres provisoires (ajoutés à ceux des quatre dernières campagnes) font état de 246.139 personnes vaccinées au 30 décembre. Les Comores font toutefois partie des 15 pays africains (sur 54) ayant atteint les objectifs de vaccination fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)
Un groupe de jeunes entrepreneurs de Mayotte a été reçu en audience, jeudi 22 octobre, par le président Azali Assoumani au palais présidentiel de Beit-Salam avec notamment pour but de développer les échanges intra-régionaux.