Une délégation de la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale était en déplacement à Mayotte ces deux derniers jours afin de voir et de comprendre la situation du territoire en vue de la loi programme qui devrait arriver devant le Parlement en juin prochain.
Dans un communiqué, le sénateur, Saïd Omar Oili, critique la lettre de mission du Général Facon, chargé de la reconstruction de Mayotte après le cyclone Chido, qui, d'après lui, ignore le rôle central des élus dans la reconstruction du territoire, malgré les engagements répétés du ministre des Outre-mer, Manuel Valls.
Suite au passage de Chido et ses conséquences dévastatrices pour l’éducation et la scolarité des jeunes mahorais, le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement de Mayotte (CCEEM) a décidé de réunir, durant une matinée, l’ensemble des acteurs éducatifs pour réfléchir ensemble sur la continuité éducative à proposer aux élèves du territoire.
Alors que le calendrier politique s'accélère pour la reconstruction de Mayotte après le passage du cyclone Chido, le sénateur Saïd Omar Oili demande des garanties sur la transparence et le suivi des mesures mises en place, afin de garantir une relance efficace et coordonnée de l'île.
Le Conseil économique, social et environnemental de Mayotte (Cesem) a tenu son assemblée plénière ce mardi. Les principales discussions ont porté sur la situation du territoire suite au passage de Chido. Comme d'habitude, le Conseil a émis des avis en matière budgétaire.
Depuis une semaine, le général Thierry Facon a pris officiellement la tête de la mission interministérielle pour la reconstruction de Mayotte, un défi stratégique majeur à la suite des destructions du cyclone Chido.
Installés sur les hauteurs, entre la route nationale 3 et l’université de Mayotte, à la frontière entre Dembéni et Iloni, les habitants subissent de plein fouet les affrontements entre bandes rivales. Magasins pillés, voitures brûlées, passages à tabac et menaces à la machette…la population vit dans la peur quotidienne et se barricade comme elle le peut derrière des grillages ou des plaques de tôles. Tous sont victimes d’un conflit qui ne les concerne pas.
Le 20 février, l'Agence régionale de Santé de Mayotte a déclaré que l'eau du robinet à Mayotte était de nouveau conforme à la qualité pré-cyclone, à l'exception de trois villages du sud de l'île. Un message qui semble rassurant, mais à y regarder de plus près, demande une subtile gymnastique de l’esprit, alors que le département est toujours en proie à des coupures d'eau sur l'ensemble de l'archipel.
Depuis le passage de Chido, cela n’a échappé à personne, la connexion à internet dans l’île est en souffrance même si les principaux opérateurs téléphoniques ont fait des efforts colossaux pour rétablir le réseau, mobile notamment. Toutefois le retour à une connexion internet fixe sur l'ensemble du territoire prendra encore beaucoup de temps, comme nous l’a confié Yves Gauvin, le directeur de SFR Réunion-Mayotte.
Les autorités comoriennes, le muftorat de la République, les chefs religieux et des maîtres coraniques se mobilisent pour collecter des fonds qui seront remis aux responsables en charge de la gestion des mosquées et écoles coraniques détruits à Mayotte par le cyclone Chido, le 14 décembre dernier.
Dans une lettre adressée ce lundi 24 février au ministre des Outre-mer, Manuel Valls, Anchya Bamana, députée de la seconde circonscription de Mayotte, alerte sur la pénurie d’eau et de denrées alimentaires notamment en période Ramadan et demande de faciliter les importations depuis les pays voisins.
En dépit du passage dévastateur de Chido, il faut croire que Mayotte reste toujours aussi attractive pour certains de nos pays voisins. En effet, jeudi dernier un kwassa de 7 mètres de long a été intercepté avec plus de 40 personnes à son bord.