Suite au passage du cyclone Garance, les habitants de La Réunion nous ont fait parvenir quelques photos afin que l’on puisse mesurer l’ampleur des dégâts…Par ailleurs 4 victimes sont à déplorer pour l'instant.
Installés sur les hauteurs, entre la route nationale 3 et l’université de Mayotte, à la frontière entre Dembéni et Iloni, les habitants subissent de plein fouet les affrontements entre bandes rivales. Magasins pillés, voitures brûlées, passages à tabac et menaces à la machette…la population vit dans la peur quotidienne et se barricade comme elle le peut derrière des grillages ou des plaques de tôles. Tous sont victimes d’un conflit qui ne les concerne pas.
Suite à la mort d’un lycéen, vendredi dernier, lors des affrontements entre les jeunes de Dembéni et d’Iloni, les habitants vivent dans la peur des règlements de comptes. Les familles se renvoient la responsabilité du conflit qui touche les communes depuis quelques années déjà et le dialogue semble impossible.
Une circulaire interministérielle du 10 février précise les modalités de déblocage de trois aides d’urgence pour les habitants, les agriculteurs et les Petites et Moyennes entreprises (PME) sinistrés par le cyclone Chido.
Une opération de nettoyage des rivières est organisée à Chiconi le 17 février 2025 pour retirer les débris laissés par le cyclone, avec la participation des habitants, sous l'encadrement du Conseil départemental et de la Brigade Rivière.
Deux mois après Chido, les habitants du village de Bandraboua tentent de panser leurs plaies. Ceux dont la maison est sinistrée continuent les réparations quand ils le peuvent, les autres, qui ont la chance d'avoir un toit se posent des questions quant à leur avenir dans la commune et à Mayotte. Tous se demandent où a bien pu passer l’aide qui leur avait été promise.
Les habitants de la capitale vivent un calvaire permanent depuis des semaines. L’approvisionnement en eau a presque cessé dans 90% des quartiers. Moroni vit au rythme des délestages électriques jusqu’à tard dans la soirée. Des travaux de maintenance des groupes sont en cours. La situation pourrait être rétablie dans « les prochains jours », selon une autorité.
Deux jours après l’arrivée de centaines de demandeurs d’asiles et de réfugiés dans le collège de Kwalé à Tsoundzou, la situation est critique. A l’intérieur l'état sanitaire se dégrade, et certains n’ont pas mangé depuis trois jours. Sur le parvis, parents d’élèves et habitants du quartier continuent de montrer leur colère et souhaitent reprendre en main leur établissement. A cinq jours de la rentrée, tous attendent des mesures de la préfecture.
Lors du passage du cyclone, l’aéroport a été ravagé, provoquant l’isolement aérien de l’île pendant plusieurs jours. La reprise des vols commerciaux le 1er janvier a permis à des familles séparées pendant le cyclone de progressivement se retrouver. Malgré cela, certains habitants tardent toujours à rejoindre l’archipel, en raison de la cherté des billets d’avion.
Plus d’un mois après le cyclone, les professionnels de santé du Centre hospitalier de Mayotte mobilisés sur la prise en charge médico-psychologique des habitants, suite au passage de Chido, sont entendus officiellement pour la première fois.
Près d’un mois après le passage du cyclone Chido, ce mercredi 15 janvier des riverains des quartiers de Moya et Cetam à Labattoir, restent sans électricité. Ces derniers ont décidé de manifester en installant un barrage. Ils dénoncent une gestion inégale de la crise et des conditions de vie insoutenables.