Après le passage du cyclone Chido et de la tempête tropicale Dikeledi et ses bouleversements dans l'emploi du temps des élèves, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, adapte le programme scolaire des élèves et professeurs pour la fin de l'année. Avec le retour du contrôle continu.
Deux semaines après la rentrée scolaire au lycée Younoussa Bamana, élèves, professeurs et personnel du lycée essayent de trouver leur rythme de travail dans un établissement encore sinistré. Si le proviseur se dit satisfait de la reprise, certains enseignants dénoncent une rentrée forcée “cache-misère”. Du côté des élèves, la peur de ne pas réussir leurs examens domine.
Face à la « baisse continue des compétences fondamentales » à Mayotte, l’écrivain et professeur de lettre Madi Abdou N’tro, veut élever le débat en philosophant. Il n’aborde pas l’hyper concentration scolaire, et n’évoque le cas des élèves allophones qu’en fin de réflexion, mais appelle à décentraliser la gestion des établissements du second degré dans les mains du conseil départemental. Pour autant, sa critique de l'hypermatérialisme des parents doit inciter à pousser la réflexion.
Après le passage du cyclone Chido, les entreprises locales ont dû faire face à d’importantes difficultés pour reprendre leurs activités. Parmi elles, Five Five, une entreprise de restauration scolaire, témoigne des obstacles rencontrés, des solutions mises en place et de ses attentes pour garantir l’alimentation des élèves.
Favoriser pour ses élèves l’accès aux nouvelles technologies et à la science afin de susciter des vocations dans un monde qui utilise de plus en plus les drones et l'intelligence artificielle, c’est l’objectif de Daniel Moustoifa, professeur de Technologie au collège Frédéric d’Achery de Koungou, à travers ses ateliers “Techno & Science”. Pour financer les projets de 2025, il recherche des partenaires.
Venue pour faire le point sur la reprise de l’enseignement à Mayotte, Elisabeth Borne a constaté, jeudi 30 janvier, qu’en plus d’une forte demande en fournitures scolaires, les problèmes d’accès à l'eau potable, à la nourriture et aux vêtements contraignent toujours autant les enseignants et les élèves.
Alors que la rentrée scolaire vient enfin d’avoir lieu, en mode dégradé, pour la majorité des élèves mahorais, le syndicat CGT Educ’action Mayotte appelle à un mouvement de grève dénonçant notamment les conditions dans lesquelles se déroule cette rentrée. Son secrétaire général, Bruno Dezile, a adressé une lettre dans ce sens ce mardi à Elisabeth Borne.
Malgré des résistances, le Recteur de Mayotte et le maire de Mamoudzou organisent un retour progressif des élèves dès lundi 27 janvier, en fonction des moyens humains et matériels disponibles après le passage du cyclone Chido six semaines plus tôt.
Deux jours après l’arrivée de centaines de demandeurs d’asiles et de réfugiés dans le collège de Kwalé à Tsoundzou, la situation est critique. A l’intérieur l'état sanitaire se dégrade, et certains n’ont pas mangé depuis trois jours. Sur le parvis, parents d’élèves et habitants du quartier continuent de montrer leur colère et souhaitent reprendre en main leur établissement. A cinq jours de la rentrée, tous attendent des mesures de la préfecture.
Accueillir les enfants coûte que coûte, voici le cap suivi par le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, qui lance dès demain, mardi 21 janvier, une série de réunions publiques à destination des parents d'élèves pour la rentrée scolaire des élèves du premier degré.