Avec le recul de l'épidémie sur le territoire, il fallait s'attendre à une bouffée d'air frais: elle vient d'être donnée par le préfet de Mayotte, Thierry Suquet, qui, après avis du directeur de l'ARS Mayotte, annonce une série d'allégements
Dans le cadre de l’événement 24h-Outremer portée par le ministère de l’Intérieur, les préfets de chaque territoire ultramarin ont échangé avec le porte-parole du ministère sur une problématique locale. A Mayotte, la conversation s’est portée sur la crise sismo-volcanique, et ce au lendemain des événements survenus aux îles Tonga. De quoi soulever une question : une telle éruption est-elle possible sur l’île au lagon ?
Thierry Suquet, préfet de Mayotte, a annoncé en direct sur Mayotte la Première la mise en place prochaine d'un couvre-feu, face à une explosion des cas. En une semaine, Mayotte a vu son taux d'incidence multiplié par 10, pour dépasser les 1200 cas pour 100 000 habitants. Un record.
Le 23 décembre dernier, le tribunal administratif de Mayotte rendait sa décision quant à la requête de plusieurs associations visant à suspendre l’arrêté pris par le préfet Mayotte en octobre, au regard de l’opération de résorption de l’habitat insalubre de Combani-Mirereni. L’arrêté a ainsi été suspendu, et l’Etat condamné.
La tribune de notre contributeur fidèle prend cette fois l'allure d'un courrier d'alerte adressé au préfet, Thierry Suquet en l’occurrence, mais aussi à ses prédécesseurs et successeurs sur la lisibilité des actions de l'Etat sur le territoire. Issihaka Abdillah émet notamment un premier bilan des acquis de centralisation des décisions à Mayotte du rectorat et de l'ARS
Une « belle machine ». La sous-préfète à la relance qualifiait ainsi le GIP « L’Europe à Mayotte », décomposé en 4 pôles, dotés de compétences locales revenues de métropole. On en rêvait depuis 2014. Avec une enveloppe doublée, mais encore en deçà des besoins de Mayotte, soulignait Maxime Ahrweiler, il ne reste plus qu’à consommer avec des projets ambitieux
En visite à Mayotte pour la première fois, le président national du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a vanté la croissance démographique de l'île qui peut être un vecteur économique si elle est accompagnée. Un accompagnement que le préfet a promis, à condition que les entrepreneurs, en contrepartie, "respectent la réglementation" mais aussi "l'environnement".
C'est un changement de braquet radical auquel on assiste en terme de prise en charge des mineurs délinquants étrangers, selon les propos du préfet Thierry Suquet lors des échanges au Conseil économique, social et environnemental de Mayotte (CESEM). A également été annoncée, une nouvelle structure spécialisée dans les constructions
Un recours vient d’être introduit par un des perdants du marché de la surveillance aérienne des eaux pour repérer les arrivées de kwassa. Il demande au tribunal administratif d’annuler la décision du préfet favorable à la société Mayotte Fly service
Difficile d’être optimiste quand on évoque le chantier de la lutte contre l’illettrisme, comme le soulignait le sous-préfet Jérôme Millet. Face à des besoins grandissants, de populations récemment arrivées sur le territoire, ou sur place y compris chez les salariés, il va falloir décupler les moyens. Le directeur de l'Agence nationale de lutte contre l’illettrisme en annonce. C’est un début