Comme chaque année, les Naturalistes organisaient ce vendredi une vaste opération de ramassage de déchets sous-marins au large de l’ilot M’bouzi. L’occasion de prendre conscience de l’ampleur de la pollution qui meurtrit le lagon sous la pression anthropique.
Où l'on entend de nouveau parler du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD). Dans un communiqué volontariste, le conseil départemental indique lancer ce plan qui va lui permettre d'organiser et de planifier la prévention et la gestion des déchets sur les 12 prochaines années. C'est de sa compétence au titre du statut encore mal défini de Région
Les déchets ne pourront plus faire du « sans filet » à Koungou où une opération test est en cours, financée par le Parc Naturel Marin. Un premier pas avant de venir à bout de la montagne de détritus amoncelés en amont et qui se déverse sur la plage.
En collaboration avec les services techniques de la commune, l’association Régie de Territoire de Tsingoni s’est mobilisée le temps d’une opération de ramassage de déchets et de cailloux. Une initiative organisée à l’issue de plusieurs jours de violence, dans le but de priver les délinquants de leurs projectiles.
On nous rabâche que c’est bien pour l’environnement, mais en dehors de ne pas surcharger le centre d’enfouissement de Dzoumogne, nous ne savons pas trop pourquoi nous séparons le plastique du verre dans nos poubelles. Nous avons balayé avec le responsable outre-mer de Citeo, les sujets du tri sélectif du territoire
Largement fréquenté, l’îlot Bandrélé subit aujourd’hui de nombreuses dégradations : déchets abandonnés, coupes, traces de feu, piétinement… L’activité humaine engendre une réduction des surfaces d’ipomées et du couvert végétal d’arrière-plage. Des espèces exotiques envahissantes telles que la corbeille d’or prennent leur place, l’érosion côtière s’accentue, la ponte des tortues marines ainsi que le patrimoine naturel de l’île se trouvent menacés. Le Conservatoire du littoral a donc mis en place des travaux de reconstitution écologique, appuyé par plusieurs partenaires.
Des coupures d’eau répétées, des déchets qui jonchent les voieries, un assainissement au point mort, des infrastructures scolaires et sportives qu’il a fallu reprendre… les syndicats intercommunaux ou mixtes ne sont pas maudis, ils souffrent de mauvaise gouvernance. Pour Ali Madi, président de la FMAE, il n’y a pas de fatalité, et l’usager a son mot à dire
L’heure de la relève ? Après la publication d’un rapport accablant de la Chambre régionale des comptes sur la gestion du Sidevam, le syndicat intercommunal dédié à la gestion des déchets, la nouvelle équipe, par la voix de son directeur général des services Chanoor Cassam, veut montrer qu’un changement est à l’oeuvre. Entretien.
Après un premier rapport en juin 2018 faisant état de « fragilités » dans la gestion du Sidevam 976, le syndicat de déchets, c’est avec des mots plus forts que revient la chambre régionale dans cette nouvelle mouture publiée le 16 février. Le Sidevam, qui oscille entre incompétence et manoeuvres grossières comme le relèvent les magistrats, laisse ainsi pourrir la question pourtant cruciale des déchets sur l’île.
À travers une réunion d’information et d’échange à la Maison pour tous de Démbéni, mercredi 6 janvier, la Cadema a dévoilé son plan de bataille contre ce fléau. Bataille pour laquelle la communauté d’agglo s’est adjointe les services de deux entreprises, Enzo et MAP, ainsi que ceux d’une dizaine d’associations. L’occasion de vanter une Cadema « en action et pas dans les bavardages ».