Depuis un mois, des membres du Collectif bloquent l'accès à la Cimade. Ces manifestantes reprochent à l'association un recours formulé contre un décasage prévu à Combani. L'arrêté préfectoral a été invalidé par la justice le 13 décembre, et des militantes anti immigration avaient alors manifesté devant le tribunal administratif, avant de se rendre à la Cimade, où elles se relayent toujours pour interdire l'accès des bénévoles, salariés et bénéficiaires.
La supposée "bande organisée" que pensait avoir démantelé le GELIC s'est réduite à quelques amis ayant aidé des proches à rallier Mayotte, sans enrichissement ni organisation définir. Mais les trajets entre le Congo et Mayotte via Madagascar sont, selon la justice, allés bien au delà du simple geste de solidarité humanitaire. Des peines jusqu'à 12 mois de prison avec sursis ont été prononcées.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonce ce lundi des moyens supplémentaires pour les policiers et les gendarmes afin de « lutter contre l'immigration clandestine » sur les 130km de côtes les plus proches de l’Angleterre. Qui finance l’opération. De quoi faire rêver la PAF à Mayotte...
Un recours vient d’être introduit par un des perdants du marché de la surveillance aérienne des eaux pour repérer les arrivées de kwassa. Il demande au tribunal administratif d’annuler la décision du préfet favorable à la société Mayotte Fly service
Ce n’est un secret pour personne, une des grandes perdantes de l’immigration clandestine à Mayotte, c’est l’Education nationale. Avec prés de 10.000 naissances par an et des arrivées de kwassas avec de jeunes enfants, l’enjeu est énorme. Un rythme que ne suivent pas les constructions d’écoles dans le primaire. C’est un des grands défis affichés depuis toujours par Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire départemental du FSU-SNUipp, qui tenait une conférence de presse ce mercredi
Comme il s'y était engagé dans la plan d'urgence sur Mayotte, l'Etat publie mensuellement les chiffres de la délinquance, ainsi que ceux de la lutte contre l'immigration clandestine
Peu avant son départ de Mayotte , le ministre de l'outre mer a inauguré le marché du Four à Chaux à Labattoir et dressé un pré-bilan de sa visite. La loi Mayotte devrait donner la part belle au logement, à la lutte contre les bidonvilles, la délinquance et l'immigration clandestine, et le ministre souhaite un coup de collier sur les "complicités mahoraises".
Sur le même mode que « l’insécurité c’est l’affaire de tous », l’immigration clandestine doit être une bataille partagée, martèlent les ministres. Ils pointent donc les responsabilités de chacun
Une fois les annonces sur l’insécurité et la lutte contre l’immigration clandestine rendues publiques, les thèmes liés au développement de Mayotte font peu à peu surface. On parle désormais tous les jours de la loi Mayotte dans de nombreux domaines. A savoir qu’au niveau des communes, un système unique d’information sur l’état civil devrait être mis en place pour déjouer les fraudeurs
Tous les œufs ne sont pas dans le même panier régalien et les annonces se sont multipliées ce samedi. Beaucoup sont inscrites dans une loi Mayotte dont il reste à sécuriser le parcours. Les ministres en dévoilaient en tout cas la logique : programmer un alignement des droits sociaux tout en limitant l’attractivité aux candidats à l’immigration
En attendant que la prévention de la délinquance porte ses fruits, notamment sur de très jeunes enfants, soulignait Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur livrait ses annonces de moyens supplémentaires. Attention à ne pas mobiliser encore une fois exagérément les énergies sur la lutte contre l'immigration clandestine quand la sécurité reste prioritaire