Les violences qui ont éclaté jeudi entre deux bandes rivales au lycée polyvalent de Tsararano, ont incité une petite partie d’enseignants à exiger des améliorations techniques du cadre de leur prise en charge. Le rectorat indique avoir déjà activé des mesures, et invite à la reprise des cours.
Dans la commune, chacun met en place sa solution pour endiguer les violences. Des associations de proximité se sont créées, mais elles se sentent délaissées. Elles ont provoqué une rencontre ce dimanche soir au foyer des jeunes de Koungou, entre les représentants de la mairie, de la gendarmerie, de la police municipale et une trentaine d’habitants. Une « réunion entre victimes », déplorait l’un d’entre eux.
Le tribunal judiciaire de Mamoudzou a jugé ce mardi un homme de 31 ans, soupçonné d’avoir agressé sexuellement ses trois cousines âgées respectivement de 6, 8 et 11 ans au moment des faits. Reconnu coupable, il écope de 8 ans de prison ferme avec maintien en détention.
Les maux de la jeunesse mahoraise vus par un recteur, c’est toujours une analyse intéressante. Surtout que Jacques Mikulovic prend en compte la majorité silencieuse et appelle à une mutation de l’école de la République.
Pour comprendre les agressions des jeunes entre eux et envers la population, une préfiguration d’un Observatoire des violences avait été mise sur pied par le Rectorat, le CCEE du Conseil départemental et le tribunal. Il vient d’être réactivé et prendra la forme d’un GIP, nous explique Madi Velou
Le tribunal de Mamoudzou a décidé ce mardi de juger de concert 7 prévenus ayant appartenu à la même bande de voleurs qui a semé la terreur à Mayotte en 2018. Vols avec violences, menaces, séquestration et recel : leur palmarès était d’autant plus impressionnant que certains avaient déjà été condamnés aux assises pour des faits criminels.
On pourrait croire que les vacances adoucissent les mœurs, ou tout du moins qu’elles apportent une relative tranquillité et une baisse de la violence, notamment en cette période de pont du 15 août. Que nenni ! Un jeune d’à peine 20 ans comparaissait hier devant le tribunal pour des faits de violence, le tout en récidive légale.
Trois jeunes âgés d’une vingtaine d’années ont été jugés en comparution immédiate ce vendredi pour des violences aggravées sur un mineur de 15 ans qui a écopé de 60 jours d’ITT. Cet acte a été commis dans le cadre des rivalités entre les villages de Kani-Bé et de Kani-Kéli dans le sud de l’île.
À la suite des nuits de violences entre jeunes de Dembéni et ceux d’Iloni qui ont eu lieu à la fin du mois de juillet, le maire de Dembéni et Président de la CADEMA, Saidi Moudjibou, a pris l’initiative de mettre en place un Dispositif de Restauration de la Paix (DRP).
A la suite des violences qui se sont déroulées entre des jeunes d’Iloni et de Dembéni ces derniers week-end, un seul individu a été arrêté pour rendre compte de ses actes. Ce vendredi, par manque de preuves, le tribunal n’a retenu contre lui que deux chefs d’inculpation sur six.
Le dramaturge Alain Kamal Martial travaille depuis de nombreuses années sur un grand roman en 3 volumes décrivant les origines de la montée de la violence à Mayotte. « Apokalyptik Projekt » tente d’en analyser les sources et surtout de proposer une solution : un retour au « Nihimo » ou « féminin supérieur », le fondement traditionnel de la société mahoraise.