Si la mesure est finalement différée de quelques jours, le maire reste ferme sur ses positions : chaque élève mineur de primaire et de collège de la commune, devra être accompagné à son établissement par un adulte référent, parent ou tuteur. Une mesure de retour forcée à la parentalité, pour Ambdilwahedou Soumaïla
Le quadragénaire, éducateur et gendarme réserviste, aurait pu et du être un exemple pour ces quatre adolescentes en détresse. Au lieu de ça il a préféré abuser de leur fragilité pour obtenir des faveurs sexuelles. Son procès, en l'absence de l'aide sociale à l'enfance, illustre tout ce qui pêche à Mayotte en termes de protection des mineurs.
On l’a attendue, elle a été adoptée ce jeudi 18 mars en commission permanente : Mayotte a signé avec l’Etat l’octroi de crédits dédiés à l’enfance en danger, une contractualisation appelée à grand cri par le secrétaire d’Etat Adrien Taquet. Elle va permettre au département d’améliorer la prise en charge des mineurs non accompagnés. Pas encore un remède miracle, mais un coup de pouce, explique Issa Abdou.
Pas un jour sans que des faits de violences entre bandes de jeunes ne soient déplorés en métropole. Assez pour alerter, et créer une mission de deux députés qui vont plancher sur le phénomène bien connu à Mayotte de mineurs qu’on pourrait qualifier de « trop peu accompagnés »
Le ton monte entre le secrétaire d’Etat en charge de l'Enfance et des Familles et les élus de Mayotte. Alors que les jeunes délinquants occupent la rue, leur prise en charge est toujours questionnée. Mis en cause sur leur retard de contractualisation avec l’Etat dans le domaine de la protection de l’enfance, le conseil départemental apporte des précisions
Défenseur du projet de réforme de la justice pénale des mineurs instaurant un code associé, le sénateur Thani Mohamed Soilihi, revient sur les avancées que cette réforme pourrait apporter au territoire. Sans surprise, « cette réforme ne se suffira pas à elle-même, il est essentiel de renforcer les moyens de la justice des mineurs à Mayotte », estime-t-il. L’occasion aussi pour le parlementaire de revenir sur l’actualité du département et d’émettre de vives critiques quant à la gestion de la sécurité.
Véritablement déployée par l’actuel exécutif, l’action sociale est encore à la peine sur la prise en charge des mineurs en errance du département. Le 4ème vice-président du Département revient sur les écueils qu’il a pu faire remonter lors de son audition par la commission des lois de l’Assemblée nationale
Policiers et gendarmes ont mené une vaste opération dans le quartier de la Vigie ce mercredi soir. Plusieurs interpellations ont eu lieu et des mineurs circulant malgré le couvre-feu ont été raccompagnés chez leurs parents.
Poursuivi pour viol et finalement jugé pour agression sexuelle, un trentenaire écope presque de la peine maximale. On lui reprochait un "gurua", cette pratique sexuelle sans pénétration censée préserver la virginité... et trop souvent imposée à des mineures.
Accusé d'héberger des délinquants et visiblement insalubre, un vaste bidonville de 97 cases pour 400 habitants a été rasé ce lundi matin à Kahani. 133 étrangers ont été reconduits, une trentaine de Français, relogés. La moitié des habitants étaient mineurs.
Au cœur de la problématique des mineurs, la justice voit les dispositifs évoluer. Ses auxiliaires que sont les avocats viennent de mettre en place sous l’impulsion de la bâtonnière Fatima Ousseni et de son prédécesseur un « Groupe de défense des avocats d’enfants »