Les autorités sanitaires font face à une persistance de l’épidémie plus précisément dans deux régions du nord de la Grande Comores et veulent atteindre l’immunité collective sur l’ensemble de l’archipel. Le pays a connu une résurgence des cas et s’inquiète de la propagation de l’épidémie dans les autres régions des îles. L’objectif affiché est d’atteindre « un taux de couverture de 80% » d’ici au 5 novembre.
Les partis et groupements opposés au régime d’Azali Assoumani ont, pour la première fois, suggéré l’idée d’un dialogue national avec un recyclage des revendications, adaptées désormais aux données factuelles et qui s’éloignent des principales doléances de ces cinq dernières années. Le pouvoir, lui, maintient le cap et vient d’échanger avec la communauté internationale sur le double scrutin législatif et communal de janvier et février 2025.
On se croirait au temps du Covid-19, bien avant que ce virus ait un nom, où la Chine étouffait le nombre de personnes contaminées, en janvier 2020, sous les yeux ébahis de la scène internationale.
Le gouvernement malagasy a fermé « temporairement » les frontières maritimes avec les Comores « suite à la persistance de l’épidémie de choléra en Afrique de l’Est et dans la Corne de l’Afrique avec l’enregistrement de dix nouveaux cas aux Comores ». A Moroni, les autorités parlent d’une décision inamicale, estimant que « l’Organisation mondiale de la santé n’a déclenché aucune alerte pouvant justifier des mesures aussi drastiques que restrictives ».
Dans un texte élaborant les pistes pour sortir l’Union des Comores de l’impasse, le Mouvement pour une République Démocratique et Progressiste aux Comores met en évidence plusieurs paradoxes, dont celui-ci : le dirigeant d’un des pays les plus pauvre du monde perçoit le 4ème salaire le plus élevé parmi les dirigeants africains. Il lui est demandé de mettre l’accent sur l’Éducation et la formation.
Un grand rassemblement a eu lieu à Moroni pour sensibiliser l’opinion sur la multiplication des actes de violence dans le pays. La rencontre intervient deux semaines après la tentative d’assassinat du président comorien, Azali Assoumani. La justice a clos l’enquête après le décès jugé « suspect » de l’auteur de l’attaque.
L’embarcation avait quitté les côtes anjouanaises, le 14 septembre dernier, sans jamais atteindre son point d’arrivée. Les autorités comoriennes n’ont toujours pas déclenché d’opération de recherches en mer. Des témoins font état de « 12 personnes à bord dont deux enfants et une femme enceinte ».
Le Tribunal de première instance de Moroni déclare Ab Aviation « responsable du crash » et ordonne à la compagnie de « réparer le préjudice subi » par les familles des victimes. Celui-ci est évalué, pour l’instant, à « 600 mille euros » qui doivent être versés aux ayants droits en fonction de leur nombre et comprenant le père, la mère, le conjoint ou la conjointe, l’enfant, le frère et la sœur de chaque victime. Ab Aviation dit être « surprise » et compte faire appel de cette décision.
Le chef de l’Etat comorien a présidé ce jeudi 19 septembre un conseil des ministres qui a lieu traditionnellement le mercredi. Azali Assoumani apparait en bonne forme, entouré de ses ministres, n’a pas définitivement renoncé à son déplacement à New York où il devrait assister à la 79éme Assemblée générale des Nations-Unies.
Les évènements tragiques du vendredi 13 septembre à Salimani Itsandra aux Comores conduisent le MRDPC (Mouvement pour une République Démocratique et Progressiste aux Comores), à publier une déclaration. Elle n’engage que son auteur. Elle révèle que l’auteur des coups était un « déséquilibré mental », qui aurait été radié de la gendarmerie. Il est décédé au Palais présidentiel le soir même.
L’incident est survenu dans une localité de la Grande-Comores où il s’était rendu pour assister aux funérailles d’un ami. L’agresseur est un gendarme de moins d’une trentaine d’années, recruté en 2022 et en service dans une caserne située à Mdé, à deux kilomètres de Moroni.