L'arrivée de la 4G pourrait rebattre les cartes du marché de la téléphonie à Mayotte
L'arrivée de la 4G pourrait rebattre les cartes du marché de la téléphonie à Mayotte
L’arrivée de la 4G pourrait rebattre les cartes du marché de la téléphonie à Mayotte

Tout le monde a gagné. Les 4 candidats à l’obtention d’une licence 4G à Mayotte ont tous obtenu satisfaction. L’Arcep, l’autorité des télécoms, a attribué hier dans la soirée les licences pour la téléphonie mobile de nouvelle génération pour l’ensemble des Outre-mer et à Mayotte, ce sont donc 4 groupes qui vont se disputer le marché. (Voir la-decision-de-larcep-attribuant-les-licences-4g-outremer)

Dès le 1er décembre, quatre réseaux 4G pourront être en compétition. On retrouvera Orange et SRR (sous la marque SFR), le nouvel entrant BJT Partners et Telco OI qui exploite actuellement la marque Only qui pourrait devenir Free, la marque phare d’un de ses principaux actionnaires, le groupe Iliad.

Dès la décision connue, Iliad s’est d’ailleurs réjouit de la nouvelle, le groupe de Xavier Niel obtenant des fréquences 3G/4G dans les 5 DOM ainsi qu’à Saint-Barthélemy et Saint-Martin.
Dans un communiqué, le groupe a promis d’«assurer la continuité territoriale en proposant sur ces territoires des offres simples, généreuses, innovantes et à des prix attractifs, au bénéfice des consommateurs, comme le fait Free Mobile en métropole. Le Groupe mettra ainsi un terme aux discriminations tarifaires qui existent aujourd’hui entre les Outre-Mer et la métropole et que rien ne justifie.»

FreeIliad redit vouloir investir environ 100 millions d’euros dans les Outre-mer et promet, à la Réunion et à Mayotte, le lancement de la 4G «dans les prochains mois». Le déploiement sera plus rapide ailleurs.

Sortir d’un duopole

Les candidats à l’attribution d’une licence 4G devaient répondre à plusieurs critères pour être retenus. Il était question de la cohérence et de la crédibilité du projet et du plan d’affaires, de la contribution à l’aménagement du territoire, d’emploi et d’investissement mais aussi de la stimulation du marché.

«Le risque majeur est que le marché se concentre dans un duopole, il est donc important de stimuler le marché sans fragiliser outre-mesure le troisième opérateur», a précisé le président de l’Arcep. Ainsi, les opérateurs déjà présents pourront utiliser en plus la bande de 800 Mhz, qui permet une couverture plus rapide du territoire en offrant une meilleure portée.

Un impact sur les factures ?

MobileL’annonce des candidatures retenues pour la 4G ultramarine a également suscité l’enthousiasme du gouvernement. Dans un communiqué conjoint, Ericka Bareigts, la ministre des Outre-mer, et Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, ont rappelé qu’il s’agissait «d’une priorité».

«Cette procédure va donner la possibilité aux opérateurs de lancer commercialement le très haut débit mobile à partir du 1er décembre 2016 sur l’ensemble des territoires concernés, donnant ainsi aux particuliers comme aux entreprises Outre-mer un accès aux nouveaux services et au confort d’utilisation permis par le très haut débit mobile (4G)», affirment-elles.

Pour Ericka Bareigts, «le très haut débit mobile répond à une attente forte et légitime des territoires d’Outre-mer pour renforcer leur attractivité. L’arrivée de nouveaux opérateurs rendra ces services essentiels plus abordables pour les Ultramarins (…). Nous serons vigilants à ce que ceux-ci puissent déployer leurs réseaux dans de bonnes conditions», indique Ericka Bareigts.

L’impact ne devrait pas seulement concerner la qualité du service proposé mais également nos factures. En avril dernier, l’Insee avait estimé que la téléphonie mobile était plus chère 26% à Mayotte qu’en métropole. Il faudra attendre encore quelques semaines pour voir si les premières offres liées à l’arrivée de la 4G changent la donne.

RR
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