La ministre entourée de différents acteurs de la lutte contre l'immigration clandestine et le travail illégal

La ministre du Travail Muriel Pénicaud était ce dimanche matin dans les locaux du Groupe d’enquête contre l’immigration clandestine à Cavani où les enquêteurs de ce service unique en France, inauguré il y a quelques semaines à peine, ont expliqué leurs façons de travailler.

“Tout repose sur la peur de savoir qu’on peut saisir le produit de l’infraction” explique le chef du service à la ministre.  Ces saisies sont une volonté du procureur de frapper immédiatement au porte-monnaie, avant toute décision judiciaire.
A l’issue de sa visite des locaux, Muriel Pénicaud a noté “deux choses, un travail transversal important, une capacité d’action et de prévention” et “un travail exemplaire, pour les filières, si on ne les aborde pas sous tous les angles, il y a beaucoup de procédures qui ne peuvent aboutir”. “Le travail illégal et l’immigration clandestine, avec tout ce que ça fait comme halo, sont une spécificité de Mayotte” a-t-elle poursuivi.
Second point, “les saisies : La Justice, et c’est une bonne chose, prend son temps. Le fait d’utiliser les saisies et les amendes administratives sont deux leviers, le but est de dissuader ceux qui abusent de la misère des autres”.  Ceux que Muriel Pénicaud qualifie de “profiteurs qui ne cherchent ni le bien de Mayotte, ni le bien des Mahorais”.

La plaque du Gelic, dans les discrets locaux du groupe d’enquête

Après être allée elle-même “sur le terrain pour une opération de travail illégal et d’immigration clandestine, la ministre a observé “une façon de travailler très efficace, l’ensemble des services de l’état travaille de façon très étroite, ce qui permet d’avoir de l’efficacité (…) j’ai vu des méthodologies intéressantes, et je pense que Mayotte peut être pilote sur ces sujets, y compris en métropole”.
Estimant qu’il faut que “l’état de droit puisse s’exercer”, Muriel Pénicaud a promis d’évoquer ses constats en conseil des ministres pour “voir comment on peut donner plus de moyens au Gelic” mais aussi envisager d’exporter ses méthodes, notamment les saisies systématiques, en métropole.
Y.D.