Préfecture de Mayotte

Le ministre de l’Intérieur a présenté lors du comité technique spécial des préfectures du 9 juin 2015 le «Plan Préfectures Nouvelle Génération».
Ce plan souhaite «inscrire les préfectures au cœur des territoires, en repensant leurs missions, en mobilisant les nouvelles technologies, et en organisant la requalification des parcours de carrière des agents».

Préfecture de Mayotte
Préfecture de Mayotte

Concrètement, la réforme comporte 3 volets: la modernisation du processus de délivrance des quatre titres (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, certificat d’immatriculation); le renforcement des missions prioritaires des préfectures, ainsi qu’une «ambitieuse politique d’accompagnement des ressources humaines».

A Mayotte, la préfecture précise que «ce sont plus de 220 agents de la Préfecture qui sont au service des mahorais. Si la Préfecture de Mayotte et celle de la Réunion sont situées dans l’océan Indien, il n’y a aucune dépendance administrative de l’une envers l’autre.
En clair, la Préfecture de Mayotte est et restera au service des mahorais. Il n’est donc pas correct de dire que des services publics seront transférés à la Réunion», précise un communiqué diffusé ce jeudi soir.

La préfecture indique qu’il est en revanche question d’un «plan ambitieux de formation des agents mahorais», du renforcement des missions et de la création de maisons de services au public. Ce «projet territorial» doit permettre de couvrir l’ensemble du territoire.
Celle déjà ouverte dans le nord, à Hamjago sur la commune de Mtsamboro, serait ainsi renforcée et une 2e devrait être créée dans le sud.

Un groupe de travail spécifique à ce plan, associant des représentants de l’administration et des organisations syndicales, sera prochainement mis en place en concertation avec les élus de Mayotte.

La préfecture conclut son communiqué en réaffirmant que «le service public rendu à la population mahoraise fait l’objet de toute l’attention de la représentation de l’État sur le département. La proximité et l’accessibilité des services de l’État vis-à-vis de la population est une priorité».