Téléphone iphoneUne fois encore, il n’y a jamais eu autant de cartes SIM à Mayotte. C’est ce qui ressort de l’observatoire des services mobiles pour le 2ème trimestre 2017 de l’ARCEP, le gendarme des télécoms.
Au cours de cette période, le nombre de cartes SIM progresse à l’échelle nationale, notamment grâce à la croissance du nombre de forfaits. Il y a désormais 73,5 millions de cartes SIM sur l’ensemble de la France.

Dans les Outre-mer, la situation est un peu différente. Le parc total de cartes SIM a baissé de 2.000 au 2e trimestre mais il progresse encore sur un an pour atteindre 2,62 millions. Dans l’ensemble des départements ultramarins, on compte 1,5 million d’abonnement et 1,09 cartes prépayées.

Dans cette globalité ultramarine, Mayotte est encore à la fête. A la fin du mois de juin, il y avait 277.000 cartes SIM en circulation à Mayotte contre 267.000 fin mars. Sur un an, la progression est de 41.000 cartes, soit +17,1%.

Le taux de pénétration à Mayotte de la téléphonie mobile est maintenant de 117,8%, ce qui signifie que les personnes disposant de plusieurs cartes SIM sont de plus en plus nombreuses.

Le boom des cartes prépayées

Le nombre d’abonnements reste quasiment stable, en très très légère progression, à 65.000. Sur un an, on compte 8,9% d’abonnements en plus.

Le nombre de cartes SIM Outre-mer (Source: ARCEP)
Le nombre de cartes SIM Outre-mer (Source: ARCEP)

La croissance du marché est donc encore due au nombre de cartes prépayées qui progresse de 9.000 pour atteindre 212.000 (+19,9%). Ce marché connaît une véritable accélération puisque la progression est de 3 ou 4 points à chaque trimestre depuis un an et demi. Fin juin 2016, le nombre de cartes prépayées était de 176.000 à Mayotte.

Vers le sans-engagement

Sur l’ensemble des cartes SIM en circulation à Mayotte à la fin du mois de juin 2017, 83,1% d’entre elles sont considérées comme actives. Ce sont donc 230.000 cartes SIM qui sont réellement utilisées dans le département (+12,2% sur un an).

Lorsqu’on regarde les tendances en métropole, qui préfigurent souvent ce qui va se produire dans les Outre-mer, l’évolution va clairement vers le sans-engagement. L’étude de l’ARCEP souligne que la proportion de clients sans engagement vis-à-vis de leur opérateur mobile progresse de 5 points en un an. Plus de deux forfaits sur trois commercialisés sur le marché métropolitain (soit 67.5%) sont désormais libres d’engagement.

PM
www.lejournaldemayotte.com