Ridai Mdallah Mari souffrirait de graves troubles psychiatriques

Ridaï-Mdallah Mari, un Mahorais de 30 ans, a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire jeudi soir. C’est sous une bonne escorte du GIGN qu’il avait été conduit au palais de justice de Saint-Denis pour y être présenté à un juge d’instruction.
Selon le Quotidien de la Réunion, le psychiatre qui l’a rencontré évoque un cas de schizophrénie. Plusieurs lecteurs du JDM qui l’ont connu confirment qu’il n’était “pas bien dans sa tête”.
Le quotidien révèle que l’auteur présumé du meurtre sordide de la jeune Vanina aurait par ailleurs eu une enfance marquée par de terribles traumatismes. Témoin d’un meurtre dans sa famille, et lui-même victime de séquestration et de viol. Il y a deux semaines, il prenait la parole au micro de nos confrères de Kwézi-TV pour y affirmer qu’il était armé, et injuriait quiconque voudrait le menacer.
Lors de son audition, il aurait affirmé avoir agi car il était “amoureux” mais aussi pour obéir à des ordres de “Dieu”. Les gendarmes ont dû lui entraver les mains et les pieds après des “hurlements, des injures, et des incantations mystiques”. Il a aussi tenté de se saisir de l’arme d’un militaire.
Autant d’éléments qui devront motiver de nouvelles expertises psychiatriques afin de déterminer si l’homme a sa place en prison, ou devrait être placé dans une structure psychiatrique adaptée.
La victime quant à elle devrait être inhumée ce samedi. Ses parents, qui ne la voyant pas rentrer avaient appelé les gendarmes alors qu’elle était encore en vie, ont déposé une plainte. Cet autre volet de l’enquête devrait permettre de comprendre pourquoi les forces de l’ordre ne sont pas intervenues plus tôt.