C’est en solitaire, puisque sorti de l’Intersyndicale du mouvement social, que le syndicat du premier degré SNUipp-FSU Mayotte, a rencontré ce mercredi 25 avril le spécialiste Education de la délégation interministérielle, Pierre Lussiana, Inspecteur Général de l’Administration de l’Education nationale et de la Recherche. Il s’agissait de faire un point sur les annonces du premier ministre du 19 avril.

Le rectorat de plein exercice sera mis en place au plus tard dans deux ans, ses locaux bénéficieront d’un fond de 1,5 million d’euros, la programmation des constructions scolaires ne sera sans doute pas figée le 15 mai, ce qui incite le syndicat à rester méfiant au regard de l’engagement de l’ancien président Hollande de construire 500 salles de classe durant son quinquennat, en évoquant des engagements déjà pris pour le second degré par le gouvernement, d’un « plan de 79.5 millions d’euros par an sur 5 ans pour le second degré, soit 1 collège tous les 2 ans et 2 lycées tous les 3 ans ».

En matière d’attractivité, les problèmes concernent surtout le second degré, fait valoir Pierre Lussiana, « le ministère est en train d’étudier la mise en place des concours déconcentrés avec pour objectif la titularisation des contractuels », rapporte le syndicat. S’agissant des recrutements des contractuels, le SNUipp-FSU Mayotte a rappelé sa position : à niveau et diplômes égaux, « la priorité doit être donnée au recrutement des contractuels «locaux», des personnes qui ont vocation à résider dans le département pour stabiliser les équipes éducatives ».

Enfin, le SNUIPP bascule dans le champ indemnitaire, « concernant l’éducation prioritaire, il n’y aura pas d’extension des dispositifs de REP+ mais une politique d’éducation prioritaire qui aura comme effet l’augmentation des moyens humains mais sans volet indemnitaire », et déplore de manière plus générale l’absence de réponses sur les revendications d’ordre indemnitaires, « et celle concernant l’indexation des salaires à 53%. D’autres mobilisations seront encore nécessaires … D’autant que rien n’est envisagé pour l’Ancienneté générale des services. »