Ridai Mdallah Mari souffrirait de graves troubles psychiatriques

Que s’est-il passé dans la tête de Ridaï-Mdallah Mari ce jeudi soir ?
Le Mahorais de 30 ans, qui a vécu à Passamainty, se trouvait dans son appartement du quartier de la Convenance à Sainte-Marie avec Vanina, sa petite amie, quand ma maman de cette dernière s’est inquiétée de ne pas la voir revenir. Selon le procureur de La Réunion Eric Tuffery, les gendarmes ont alors appelé la jeune fille, étudiante en médecine âgée de 19 ans, qui les a rassurés, affirmant que tout allait bien et qu’elle dormirait chez son copain cette nuit.
Mais vers 23 heures la situation a dégénéré dans l’appartement. Des voisins ont appelé les gendarmes en raison d’un vacarme faisant penser à un déménagement nocturne, selon des témoignages recueillis par le Quotidien de la Réunion.
Les militaires se sont rendus sur place, mais le locataire a refusé d’ouvrir. Il a alors été décidé d’envoyer le GIGN sur place, qui est entré de force vers une heure du matin.
Ils ont découvert à l’intérieur une véritable scène d’horreur. Le corps de la jeune femme gisait dans une mare de sang, éviscéré. Le procureur évoque un crime « d’une grande sauvagerie ». L’heure de la mort a été estimée à 23h30.

Ridai Mdallah Mari souffrirait de graves troubles psychiatriques

L’auteur présumé du meurtre a été arrêté et il a reconnu avoir tué la victime selon le procureur, mais sans s’expliquer son geste. Le mobile reste inconnu.
« Il reconnaît qu’il a tué la victime mais n’entre pas dans les détails et tient des propos incohérents, explique Eric Tuffery. Il a déjà été condamné à plusieurs reprises et était suivi par un psychiatre ». Selon nos informations, il était notamment fiché au fichier des délinquants sexuels.
Dans le cadre de son suivi, le médecin avait constaté « une dégradation de son état mental ». Atteint de « troubles assez graves » selon le parquet de Saint-Denis, le Mahorais aurait pu souffrir d’hallucinations au moment du meurtre. C’est du moins ce qui ressort de ses déclarations.
Son état fait penser à quelqu’un qui aurait consommé de la chimique, mais l’intéressé ne reconnaît pas en avoir consommé. En revanche sa pathologie serait compatible avec l’état délirant dans lequel les gendarmes l’ont trouvé. Les gendarmes attendent les résultats d’analyse pour confirmer ou non la consommation de stupéfiants.
Jugé dans un premier temps « inapte à la garde à vue » par un médecin, le mis en cause doit faire l’objet d’une expertise psychiatrique très prochainement. Il doit aussi être présenté dès cet après-midi à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen pour meurtre. Les suites judiciaires dépendront principalement de ce qu’en diront les psychiatres.

Y.D.