Le CHU de La Réunion (Photo: JIR)

Le cabinet de la ministre des Affaires sociales et de la Santé a tenu une réunion ce mardi 14 mars sur la situation du CHU de La Réunion. Tous les acteurs de ce dossier sensible étaient là: le directeur de cabinet de Marisol Touraine Nicolas Péju, la directrice générale de l’offre de soins Anne-Marie Armanteras, la direction générale du CHU mais aussi celle de l’ARS Océan Indien, les représentants des personnels médicaux et les syndicats.

Le CHU de La Réunion (Photo: JIR)
Le CHU de La Réunion (Photo: JIR)

Première décision, la suspension des réductions d’effectifs du plan de retour à l’équilibre financier. Elle avait été décidée pour dix jours début mars. Elle est prorogée jusque septembre… Et donc au-delà des élections présidentielle et législatives. Il s’agit de 250 postes à supprimer compris dans le plan global d’économies de 38,8 millions d’euros. Les mouvements de grève des personnels ont donc été entendu. La prochaine majorité héritera donc du dossier.

Le ministère a tout de même rappelé la nécessité de prioriser «un projet médical d’évolution vers l’ambulatoire» ainsi qu’une «maîtrise des charges, après plusieurs années de très forte croissance des effectifs», selon nos confrères d’Hospimédia.

Par ailleurs, le projet de rénovation du bâtiment principal du site de Saint-Pierre, chiffré à 110 millions d’euros, va être instruit «en vue de lui apporter un financement national».

Ces mesures doivent permettre au CHU de produire d’ici septembre «une nouvelle trajectoire de retour à l’équilibre». Dans l’attente, le ministère attend de l’hôpital qu’il poursuive «la mise en œuvre des mesures de redressement validées en décembre, à l’exception des réductions d’effectifs, suspendues jusqu’à la validation de la nouvelle trajectoire».

RR
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