La poudre blanche, cannabis de synthèse communément appelée "chimique" (image: gendarmerie)
La poudre blanche, cannabis de synthèse communément appelée "chimique" (image: gendarmerie)
La poudre blanche, cannabis de synthèse communément appelée « chimique » (image: gendarmerie)

22 individus ont été interpellés et 170 g de drogue «chimique» dans son état initial saisis, de même qu’un important lot de matériels informatiques, une arme de poing à grenaille ainsi que des équipements de conditionnement et de vente des stupéfiants et 2.400 € en numéraire. La gendarmerie de Mayotte annonce le démantèlement d’un trafic international de drogue de synthèse.

Cela fait maintenant 3 ans, que la «chimique», un cannabis de synthèse qui se présente sous forme de poudre blanche est apparue à Mayotte où sa consommation s’est progressivement répandue. Dans le département, cette drogue est achetée sur Internet. Pour la consommer, les utilisateurs la pulvérisent sur du tabac à rouler. Une fois séché, le tabac est vendu à l’unité sous forme de doses.

Ses effets sont dévastateurs, beaucoup plus forts que ceux du cannabis local, la bangué, et provoquent une addiction rapide.
Le prix de la dose varie de 5 à 10 € ce qui valorise le paquet de «tabac» de 30 g à plusieurs centaines d’euros.

1.400 consommateurs

La section de recherches (SR) de la gendarmerie de Pamandzi a mis patiemment en place une surveillance importante jusqu’à identifier les principaux acteurs de ce trafic sévissant sur l’ensemble de l’île.

Tabac et chimique saisis par la gendarmerie en 2015 à Mayotte (archives)
Tabac et chimique saisis par la gendarmerie en 2015 à Mayotte (archives)

Plus de 1.400 consommateurs ont également été recensés, les dealers leur offrant les premières doses pour les rendre dépendants et continuer, ainsi, à leur vendre la drogue au prix fort.

Les interpellations et saisies annoncées se sont déroulées entre le 15 février et le 30 juin 2016, lors d’opérations de police judiciaire conduites avec l’ensemble des unités du commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Mayotte.

Grâce aux auditions menées, les gendarmes estiment que ce sont près de 10kg de «chimique» qui ont été écoulés sur l’île en 3 ans, pour une valeur marchande estimée à plus de 2 millions d’euros.

L’enquête a permis de placer en détention provisoire les 16 principaux dealers de l’île, dont la tête de réseau qui est à l’origine de l’introduction de ce produit à Mayotte.

RR
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