Bruno André et Michael Mathaux, directeur de l'immigration, de l'intégration et de la citoyenneté
Bruno André et Michael Mathaux, directeur de l’immigration, de l’intégration et de la citoyenneté

Deux ou trois fois par an, la préfecture de Mayotte donne rendez-vous aux nouveaux naturalisés pour leur remettre leurs décrets de naturalisation. C’est un moment particulier, où ils vont visionner un film retraçant les moments forts de l’Histoire de France, et la signification de notre devise : Liberté «celle de penser sans contrainte et sans atteinte à la liberté des autres», Égalité «notamment celle des hommes et des femmes» et Fraternité « un lien qui unit tous les citoyens», sans oublier la laïcité, « aucune religion officielle, mais un pays historiquement à dominante chrétienne ».

Ils étaient auparavant tous en situation régulière sur le territoire, où ils possèdent leurs attaches familiales, et justifient de ressources suffisantes. Ces conditions indispensables pour acquérir la nationalité française se doublent d’une maîtrise de la langue.

Parmi les 69 nouveaux français qui ont reçu leurs décrets de naturalisation des mains de Bruno André, sous-préfet secrétaire général de la Préfecture de Mayotte, ce vendredi matin, 61 étaient originaires de l’Union des Comores, 4 de Madagascar, un de Trinidad (Caraïbes), un de Tanzanie, un de République démocratique du Congo et un de Côte d’Ivoire.

C’est la première cérémonie de l’année, il y en a habituellement deux ou trois par an en fonction du nombre de naturalisation. En 2015 il y a 437 naturalisations, contre 217 en 2014, soit plus de 100%.

On ne sait pas combien d’enfants ont été naturalisés, mais sur les 69 décrets de naturalisation, 19 sont à effet collectif, c’est à dire qu’un parent qui est naturalisé donne automatiquement la nationalité française à ses enfants.

A.P-L.
Le Journal de Mayotte

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