Salim Nahouda en tribunal ce mercredi
Salim Nahouda lors de la première instance

Le secrétaire départemental de la CGT Ma, qui défend notamment dans son combat syndical le personnel de la société de manutention SMART, du port de Longoni, avait tenu des propos que la justice a estimé par 2 fois, diffamatoires.

Il s’était alors exprimé sur les ondes d’une radio locale, en sous-entendant qu’une corruption de certains élus avait permis à la société Mayotte Channel Gateway (MCG)  d’obtenir la délégation de service public (DSP) de la part du département et donc de gérer le port de Longoni. Etaient visés, Daniel Zaïdani, président du conseil général lors de l’octroi de la DSP à MCG, Ida Nel, présidente de la société, et la société elle-même en tant que personne morale.

La plainte en diffamation avait été jugée en faveur des plaignants, qui avaient obtenu chacun 9.000 euros, en dédommagement et au titre des frais de justice, soit 21.000 euros.

Le syndicaliste se retrouvait seul à la barre lors de l’appel le 27 septembre dernier, son avocat parisien n’ayant pu se déplacer, et avait précisé qu’il n’avait jamais donné de noms d’éventuels corrupteurs ou de corrompus à l’antenne, « j’ai dit ‘certains élus’ ».

Sans vraiment produire de preuves, les accusations médiatiques ont été jugées diffamatoires, et la peine infligée en première instance réitérée : 5.000 euros pour chacun des plaignants, Daniel Zaïdani, Ida Nel et MCG, soit 15.000 euros, 2.000 euros d’amende à chacun, soit 6.000 euros, et les frais d’avocat à hauteur de 6.000 euros. Il doit donc verser 27.000 euros au total.

A.P-L.
Le Journal de Mayotte