Dans un communiqué intitulé « Un ministre ? Quel ministre ? Et pour quoi faire ? », le syndicat CGT Educ’action dénonce l’absence des mesures d’attractivité indemnitaires pour Mayotte, et « l’absence d’avancées concrètes » sur les mesures du Plan avenir pour Mayotte.

Sur le premier point, ils attendaient le ministre de l’Action et des Comptes publics de pied ferme, sur les « mesures financières et statutaires », indexation, IFCR, ISG, carrière et mobilité. Mais les reports successifs de visite de celui qu’ils nomment « Darlapin », les laissent interrogatifs sur « l’engagement de ce département pour Mayotte ». Surtout en matière de constructions scolaires, pour lesquels ils demandent toujours, « au-delà des chiffre ronflants annoncés », un plan pluriannuel.

En septembre de cette année, les militants CGT Éduc’action Mayotte, réunis à Ouangani, ont fait un bilan d’étape des annonces du gouvernement, et ont « pris acte de l’absence, à ce stade, d’avancées concrètes ». C’est pourquoi, ils ont décidé de maintenir l’ensemble des revendications inscrites dans le document publié lors de la précédente rentrée scolaire, « La solution, c’est l’éducation ! », qui appelait notamment à « un choc d’investissements publics ».

Ils concluent « Définitivement, ce n’est pas de visite ministérielle dont nous avons besoin, mais de moyens ! » (Lire Com CGT éduc 11 oct 2018)