Les enseignants du lycée avaient manifesté à l'issue des violences

Grâce à l’investigation de la brigade de gendarmerie de Sada, 8 personnes, dont 5 étaient mineures au moment des faits, étaient placées en garde à vue ce lundi 11 juin, nous apprend le parquet de Mamoudzou dans un communiqué : ils sont soupçonnés d’avoir commis les actes de violence aux abords du lycée de Kahani le 19 janvier 2018.

Deux mineurs inconnus des services de gendarmerie et de police, sont convoqués devant le juge des enfants, les six autres étaient déférés au tribunal de Grande Instance de Mamoudzou, parmi lesquels trois mineurs de plus de 16 ans.

Les trois majeurs, inconnus des services de police, sont placés sous contrôle judiciaire avec les astreintes suivantes: interdiction de quitter Mayotte, interdiction de porter une arme, interdiction de se rendre au lycée de Kahani ou à ses abords, excepté l’un d’eux, non définitivement exclu et qui continue sa scolarité, interdiction de se fréquenter entre eux, et obligation de se présenter une fois par semaine à la brigade ou au commissariat du lieu où ils habitent.

Le procureur Camille Miansoni

Les trois dernières personnes sont des mineurs connus de la justice, en raison d’affaires en cours, et étaient présentés devant le juge des enfants pour être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, avec notamment pour deux d’entre eux, les mêmes obligations que celles citées ci-dessus.

Rappelons que les évènements avaient provoqué un droit de retrait de longue durée chez les enseignants, qui fut une des motivations de la mobilisation sociale. Le procureur Camille Miansoni explique en conséquence sa « particulière vigilance à l’égard des infractions commises en milieu scolaire », qu’il entend poursuivre à chaque fois.