Thierry Suquet, nouveau préfet de Mayotte, délégué du gouvernement, a officiellement pris ses fonctions ce lundi à l'occasion d'une cérémonie très codifiée lors de laquelle il a rencontré la plupart des responsables civils et militaires de l'île et procédé à un dépôt de gerbe au monument aux morts de Dzaoudzi.
Après plusieurs annulations et reports successifs, le ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, se rendra finalement sur le territoire fin août afin, dit-il, de poursuivre les consultations entamées dans le cadre du projet de loi Mayotte.
Dans un communiqué de presse aux allures d'appel au calme, Maymounati Moussa Ahamadi, candidate malheureuse à la présidence du département rappelle son ambition : incarner les espoirs d'une nouvelle génération en politique au sein d'une opposition qui se veut constructive.
Après la plainte déposée contre le scrutin de Sada et Chirongui qui a vu élire Mansour Kamardine de justesse, ce dernier annonce qu'il va porter plainte à son tour devant le procureur. "Il n'y a pas eu de fraude de notre côté" assure-t-il, dénonçant en face "des violations du code électoral". "On se frotte les mains" sourit-il.
Une délégation de cinq sénateurs, dont Thani Mohamed Soilihi se rendra sur le territoire pour une mission parlementaire dont l'objectif est de construire des réponses à l'insécurité.
Alors qu’il quitte le 101ème département pour celui du Doubs, Jean-François Colombet revient sur ses deux années passées à la tête de la préfecture de Mayotte. Deux ans durant lesquels sa priorité aura été "la stabilité du territoire".
Liant en appel les deux demandes d’annulation des élections municipales du 5 juillet 2020, le Conseil d’État est venu confirmer ce jeudi les décisions du tribunal administratif de Mamoudzou. Hadjara Saindou et Saïd Ahamadi « Raos » sont donc déboutés et Assani Saindou Bamcolo conserve son statut de maire de Koungou.
Alors que les urnes semblaient avoir plaidé en faveur d’un large renouvellement à l’occasion de l’élection des conseillers départementaux, c’est un pilier de la majorité précédente, en la personne de Ben Issa Ousseni, qui aura réussi le tour de force pour se hisser à la tête de la nouvelle assemblée départementale. Laquelle, à l’inverse de 2015 est d’ores et déjà clivée en deux camps bien distincts comme l’a démontré une séance d’installation aux allures de pièce de théâtre.
Après des journées d’intenses tractations, une majorité départementale a été formée sur le fil dans la soirée de mercredi sous l’égide de Ben Issa Ousséni. De quoi en réjouir certains et en décevoir d’autres, ces derniers dénonçant un processus obscur et anti-démocratique ayant conduit à rater l’occasion historique de voir le Département présidé par une femme. Florilège de réactions à chaud.
Des électeurs privés de voter à Chirongui, voilà qui aurait pu faire pencher la balance en faveur de Mansour Kamardine. C'est du moins ce qu'affirme le candidat malheureux Mohamed Assani Abdou qui dit avoir porté plainte au pénal et devant le tribunal administratif en vue d'invalider l'élection.
Qui présidera le conseil départemental pour les six prochaines années ? Les jeux d'alliances se poursuivaient hier. Pour l'élu sortant Issa Issa Abdou, ce mode de scrutin qui fait la part belle à l'incertain, a fait son temps. Lui, prône un scrutin régional par liste, plus lisible pour les électeurs.