Mardi soir en rentrant chez elle à Chirongui après la manifestation des Forces Vives, la conseillère départementale de Sada-Chirongui, Mariame Saïd Kalame, a découvert sa voiture personnelle recouverte d’une menace de mort. Un message était laissé sur le répondeur de son fils de 13 ans. Une enquête a été ouverte le jour même de l'arrivée de Christian Rodriguez, le directeur général de la gendarmerie nationale
Pour obtenir des mesures du gouvernement au contexte dénoncé par les Forces vives, il faut passer par les élus et le préfet, invite le Premier ministre
La chambre régionale des comptes (CRC) a rendu son rapport concernant la commune de M’Tsangamouji. Même si tout n’est pas parfait et que les efforts doivent être maintenus, la municipalité serait plutôt bonne élève par rapport à d’autres communes de l’île, notamment par une administration mieux structurée et encadrée, mais aussi et surtout par une politique scolaire (trop ?) sélective.
Les Forces Vives ont appelé la population à se réunir ce dimanche 4 février sur le terrain de football de Tsingoni pour manifester contre l’insécurité et l’immigration clandestine. Un congrès s’est tenu ensuite en présence des élus de Mayotte. Un nouvel intermédiaire entre le gouvernement et les Forces Vive est exigé pour les négociations
La situation au stade de Cavani était prévisible, mais aucune décision n’a été prise à temps. « Il n’y a pas de culture d’anticipation à Mayotte », regrette Mohamed Hamissi. L’expert mobilité est aussi un bon connaisseur des collectivités, il appelle à aménager le foncier pour qu'il ne soit plus un outil "d'appel d'air à l'immigration"
Le procès du premier vice-président du Conseil départemental, Salim Mdéré, s’est tenu jeudi au tribunal de La Réunion. Il lui était notamment reproché d’avoir tenu des propos plus que choquants en avril 2023, sur le plateau TV de Mayotte La 1ère, concernant les délinquants.
Davantage d’autonomie tout en restant dans le giron de la République, c’est sans doute ce que va proposer le gouvernement avec vraisemblablement un schéma « territoire par territoire ». Gérald Darmanin a longuement parlé de Mayotte aujourd’hui, invité à une conférence « Le Point Évènements », sans annonce d’envoi de renforts particuliers, alors que les habitants risquent désormais leur vie pour aller travailler. Un décalage incompréhensible
Ce jeudi 1er février, les élus départementaux et certains municipaux se sont réunis à l’hémicycle du conseil départemental pour travailler sur la « Task force sécurité et immigration clandestine ». Si cette réunion était prévue de longue date, les élus ont décidé d’inclure dans leurs propositions celles émanant des Forces Vives de Mayotte.
Parlementaires, conseillers départementaux et maires : plutôt muets lors des précédentes crises sociales, les élus prennent la parole et se positionnent unanimement aux côtés de la population pour demander une protection des citoyens face à une insécurité invivable. Une position inconfortable
Commençant par un point d'étape sur le démantèlement du camp des migrants, ce que demandaient les collectifs, le préfet Thierry Suquet appelle à la liberté de manifester sans blocage
Alors que les barrages érigés par la population contre la délinquance jouent à cache-cache avec les ordres du préfet, le sénateur Thani Mohamed Soilihi juge la situation d'insécurité « intenable » sur le territoire et dit comprendre la colère des manifestants. Après que le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius ait cité en exemple son amendement de 2018 sur le plateau de "C à vous" sur France 5 le sénateur mahorais décrypte la censure partielle de la loi Immigration