Difficultés du CHU réunionnais : accusée, Mayotte a pourtant pris sa part
Alors que les difficultés du CHU de La Réunion font de nouveau la Une, pointant le coût des Evasan depuis Mayotte, un petit retour historique n’est pas inutile
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Alors que les difficultés du CHU de La Réunion font de nouveau la Une, pointant le coût des Evasan depuis Mayotte, un petit retour historique n’est pas inutile
Ce lundi 19 février, les organisations patronales de Mayotte ont appelé les salariés à reprendre le travail dans un communiqué adressé à la presse pour diffusion. Ne reconnaissant pas le mouvement dissident des Forces du Peuple qui continuent à maintenir certains barrages sur l’île, ils ne s’en remettent qu’à la décision officielle des Forces Vives de les lever.
Le seul appareil dont disposait la compagnie a été rapatrié en République Tchèque officiellement pour une opération de maintenance. Mais la séparation est actée entre le propriétaire de l’avion, Jean Vaclavik, et le patron d’Int’Air Iles, Seffoudine Inzoudine. Des factures non payées sont, au fond, à l’origine de cette rupture brutale de la confiance avec l’avionneur européen Van Air. Un évènement qui en dit sur l’omerta qui règne dans le management des compagnies comoriennes
Comme une forme d’adhésion au mouvement social en cours, trois agriculteurs signent sous l’appellation « Les forces vives agricoles de Mayotte » un communiqué de détresse en demandant une chose : que les barragistes les laissent passer, c’est une question de vie ou de mort de leur exploitation, expliquent-ils. Une illustration de l’impact du mouvement actuel
Dans un courrier, l’ensemble des organisations patronales, le MEDEF, CPME, FMBTP, U2P et UMIH ainsi que les chambres consulaires, ont formulé une demande d’audience au Ministre de l’Intérieur et des Outre-Mers, Gérald Darmanin, et à la Ministre chargée des Outre-Mers, Marie Guévenoux, au sujet de la crise économique vécue à Mayotte
La compagnie aérienne connait une fois de plus des problèmes financiers. Un comité social et économique (CSE) s’est tenu cette semaine suite à un audit réalisé en fin d’année dernière par la société Aérogestion. Ce dernier a révélé une grande fragilité de l’entreprise.
La chambre régionale des comptes (CRC) a rendu son rapport concernant la commune de M’Tsangamouji. Même si tout n’est pas parfait et que les efforts doivent être maintenus, la municipalité serait plutôt bonne élève par rapport à d’autres communes de l’île, notamment par une administration mieux structurée et encadrée, mais aussi et surtout par une politique scolaire (trop ?) sélective.
Les forces vives de Mayotte avaient appelé la population à se réunir ce dimanche à Tsingoni afin de définir ensemble la poursuite ou non du blocage des routes, et plus généralement de l’île. Si cette situation perdurait et se durcissait, cela va être de plus en plus compliqué pour les habitants de s’approvisionner, surtout dans les commerces alimentaires