Yacine Chouabia d'EDM et la vice-recteur Nathalie Costantini signent une charte de développement durable
Yacine Chouabia d'EDM et la vice-recteur Nathalie Costantini signent une charte de développement durable
Yacine Chouabia d’EDM et la vice-recteur Nathalie Costantini signent une charte de développement durable (Photo: EDM)

C’est une rencontre qui change les choses. D’un côté EDM, entreprise engagée dans une démarche citoyenne pour nous faire économiser de l’électricité. De l’autre le vice-rectorat, lancé dans la course aux constructions pour tenter de tenir le rythme de la démographie scolaire de Mayotte. Ensemble, ils viennent de signer une «charte d’engagement pour la maîtrise de l’énergie».

«Comme le vice-rectorat montre qu’il s’intéresse à ces questions, pour diminuer à la fois son empreinte carbone et sa facture et pour éduquer les enfants à ces problématiques, EDM s’engage à l’accompagner dans ses projets», explique Yacine Chouabia, le directeur d’EDM.

Cette charte est un ensemble de grands engagements qui doit guider chacune des deux parties, essentiellement de grands principes. Pour le vice-rectorat, il s’agit de «promouvoir les travaux d’efficacité énergétique», de «privilégier la ventilation naturelle», de «diminuer les apports solaires» et de «favoriser les équipements électriques peu consommateurs». EDM pour sa part, s’engage à apporter son expertise technique et des accompagnements financiers».

De la technique et des sous

La charte qui lie EDM au vice-rectorat
La charte qui lie EDM au vice-rectorat

Les actions de l’électricien commencent à être reconnues… dans ces deux aspects. L’électricien dispose en effet de deux millions d’euros pour développer sa politique de maîtrise de l’énergie, affectés sur plusieurs postes. La société accompagne les gros acteurs comme le vice-rectorat pour des montants importants mais aussi des projets plus petits. C’est par exemple le cas pour l’éclairage public avec les communes de Bandrélé, Dembéni et Bouéni qui mettent en place un «éclairage autonome» pour 126.590€ au total.

«De plus en plus de personnes viennent nous solliciter spontanément. Nous sommes reconnus pourvoyeurs de solutions et de financements. Par exemple, on est venu vers nous pour le projet de construction des sièges de la CSSM, de l’ARS et de la CAF à Kawéni. Nous les accompagnons d’un point de vue technique et financier pour un montant de plus de 120.000 euros. Avant, les gens ne nous avaient pas identifié comme incontournables sur ces sujets-là. Mais en 2017, on anticipe davantage de sollicitations que de moyens».

Le défi de la clim’

La charte signée avec le vice-rectorat résume les enjeux de l’électricité pour Mayotte. «Notre défi, c’est le développement massif de la climatisation. Si on continue à s’équiper de climatiseurs de Taïwan qui consomment énormément, on explose notre consommation et on va devoir investir dans une production carbonée», précise Yacine Chouabia.

Le futur collège de Ouangani devrait être un modèle en matière d'économie d'énergies
Le futur collège de Ouangani devrait être un modèle en matière d’économie d’énergies

Du coup, la volonté est d’orienter les achats d’équipements, de sensibiliser à l’isolation, aux coupes-soleil sur les fenêtres, à des solutions de climatisations centralisées avec des groupes de frais ou encore des brasseurs d’air… Une volonté qui est mise en application immédiatement sur la construction du collège de Ouangani.

Le collège modèle

Pour ce futur établissement, le vice-rectorat a des ambitions sur sa performance énergétique. Edm a été associé au projet. «Plus tôt on arrive dans un projet, plus c’est facile d’intervenir. Quand vous êtes sur la conception, vous pouvez influer sur les plans», note Yacine Chouabia. Dans le collège de Ouangani, toitures isolées, climatisation centralisée et lumières économes devraient permettre de générer une économie annuelle d’électricité de 765MWh, l’équivalent de la consommation de 3.000 réfrigérateurs. Ici, concrètement, Edm apporte un budget de 200.000 euros.

En s’engageant avec le vice-rectorat, Edm poursuit la démarche entamée avec les communes pour la rénovation des écoles. Aux Badamiers, l’électricien a investi 9.000 euros pour rénover 9 classes pour des gains espérés de 64 Mwh par an et une diminution des émissions de gaz à effet de serre (responsable du dérèglement climatique) de l’ordre de 41,5 tonnes de CO2 par an.

A Mamoudzou, c’est dans la rénovation d’écoles à Vahibé et Passamainty que l’électricien est engagé en mettant près de 30.000 euros dans les opérations. Plus que jamais, l’idée est donc d’investir dans des économies pour éviter des investissements bien plus lourds dans la production. L’électricité montre la voie. Et si les acteurs de l’eau s’en inspiraient ?

RR
www.lejournaldemayotte.com

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