Cinq des sept nouveaux diplômés
Cinq des sept nouveaux diplômés
Cinq des sept nouveaux diplômés

Il y a 2 ans, ils étaient 11 à commencer une formation certifiante comme il en existe peu dans notre département. Ce mercredi, ce sont finalement 7 salariés à être officiellement diplômés après être venus à bout d’un long processus. Ils ont désormais entre les mains un «Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Encadrement et de Responsable d’Unité d’Intervention Sociale», connu dans les secteurs du social et médico-social sous le nom de Caferuis. «On est très heureux de montrer qu’à Mayotte, Opcalia et ses partenaires accompagnent les salariés pour devenir cadres et être responsables de structures qui se développent», se réjouit Dassani Faharidine, la directrice adjointe d’Opcalia.

Ces diplômés sont issus de structures associatives bien connues: Tama, Toioussi, l’ACFAV, l’ADSM, Ounono Amaicha ou encore l’Adapei. Pendant deux ans, ils sont partis chaque mois pendant une ou deux semaines en métropole, à Tours, pour suivre cette formation. «Ces diplômés sont vraiment méritants! Parmi eux, on trouve 6 femmes qui ont pu laisser leur famille pendant des moments assez longs. Ca a été toute une organisation pour leur permettre de valider ce diplôme», insiste Dassani Faharidine.

Dans des équipes de direction

Le métier de «responsable d’unité d’intervention sociale» implique plusieurs niveaux de responsabilité. Il permet d’encadrer des équipes de professionnels, de mettre en œuvre des projets ou encore d’organiser des partenariats dans des secteurs comme la petite enfance ou le maintien à domicile par exemple.
«Certains occupaient déjà des fonctions de responsabilité, d’autres étaient simplement salariés. Tous vont maintenant pouvoir prendre une nouvelle dimension professionnelle», précise Dassani Faharidine.

Opcalia logoAu cours de leur formation, ces nouveaux diplômés ont en effet été formés à l’exercice des responsabilités car ce sont à présent des cadres intermédiaires qui sont appelés à faire partie intégrante d’une équipe de direction.

Le temps des responsabilités

Ce type de formation n’est pas si courante à Mayotte car les coûts sont très élevés. Pour parvenir à les mettre en place, il faut mobiliser de nombreux partenaires. Pour ces Caferuis par exemple, en additionnant transports, hébergements, coûts pédagogiques… Ce sont près de 200.000 euros qui ont été mobilisés. Ils ont été pris en charge par la DIECCTE, l’ARS et Unifav, un organisme qui s’occupe des formations dans les associations impliquées dans le social.

Pour autant, ces formations très chères sont appelées à se développer. Ainsi, actuellement, Opcalia encadre la fin d’une autre formation de deux ans. Elle concerne des salariés appelés à devenir préparateurs en pharmacie. Ils sont 11 à bénéficier de l’opération et doivent eux aussi mobiliser beaucoup de leur temps pour suivre la formation en métropole et à Mayotte.

«On est entrés dans une période où les Mahorais doivent se sentir capables de prendre des responsabilités. En tout cas, nous ferons tout pour donner un accès toujours plus important à des qualifications qui permettent aux salariés d’évoluer dans leur structure ou ailleurs», conclut Dassani Faharidine.

RR
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