La direction des affaires culturelles (DAC) de la préfecture et le CUFR ont signé la 1ère convention «Université lieu de culture» cette semaine. La vie culturelle promet d’être toujours plus foisonnante.

Répétition de saynètes d'auteurs contemporains dans l'auditorium du centre unversitaire, avec Ari4art en mai dernier
Répétition de saynètes d’auteurs contemporains dans l’auditorium du centre unversitaire, avec Ari4art en mai dernier

Avec cette signature, Mayotte intègre un dispositif national lancé en juillet 2013 à Avignon. Dans les grandes lignes, il s’agit de «favoriser l’accès du plus grand nombre à la culture, aux œuvres et aux pratiques culturelles» avec de très nombreux objectifs : intensifier les pratiques artistiques et culturelles des étudiants, favoriser les partenariats des acteurs culturels avec les départements d’enseignement.

L’idée est aussi d’encourager la prise en compte de la culture locale dans les enseignements universitaire et de développer des espaces de questionnements autour de la culture mahoraise.

L’université doit donc devenir un lieu de culture ouvert qui profite à ceux qui ne sont pas encore étudiants en associant les collèges et lycées (comme ce fut le cas avec le dispositif «Lycéens au théâtre»). La culture au CUFR doit aussi profiter à l’ensemble de Mayotte, sur le modèle des concerts organisés cette année avec l’école de musique «Musique à Mayotte» ou l’association «Milatsika Émergences», des ateliers de théâtre avec la compagnie Ari’Art ou encore du dernier festival du film d’éducation, porté par les Céméa avec une projection et des débats.

Le travail en extérieur avec des comédiens d'Ariart tous les samedis matins au centre universitaire
Le travail en extérieur avec des comédiens d’Ariart tous les samedis matins au centre universitaire

Dans les pas d’Hippocampus

Cette convention perpétue et amplifie l’action engagée depuis plusieurs années au sein du centre universitaire par l’association Hippocampus. La multitude d’actions engagées sous l’égide de Véronique Méloche avait fait de l’association un véritable petit centre culturel. Avec Hippocampus, un ciné-club s’était installé avec l’association Ciné Musafiri, et des artistes de l’océan Indien s’étaient produits à Mayotte.

Concrètement, tous ceux qui portent des projets culturels à l’université se sont retrouvés pour construire le plan d’actions. À partir d’un état des lieux réalisé au cours des mois de mars et d’avril 2015, il fallait que le centre universitaire construise une véritable politique.

Le Centre Universitaire de Formation et de Recherche, à Dembéni
Le Centre Universitaire de Formation et de Recherche, à Dembéni

Elle sera structurée autour d’une commission locale «Université, lieu de culture», mise en place dès septembre 2015 qui pilotera la mise en œuvre des projets culturels arbitrés, les budgets et l’évaluation des opérations menées.

Des rencontres internationales de la photographie

Les étudiants en lettres, arts, histoire, et sciences humaines en général, trouveront dans cette présence culturelle, un complément indispensable à leur cursus et l’ouverture sur de nouveaux horizons. Mais on peut aussi imaginer des artistes profite aussi du CUFR pour innover profitant de domaines de recherche dans le numérique ou les matériaux par exemple.

De nombreux projets sont déjà en cours de préparation pour la prochaine année universitaire. En théâtre (avec Air’Art), en danse contemporaine (avec Jeff Ridjalli) ou encore en photo : on parle par exemple de la mise en place d’un projet d’ampleur : les «Rencontres Internationales de la Photographie de l’Océan Indien», en novembre prochain.
RR
Le Journal de Mayotte