Jouwaou Ambdi, le maire de Démbéni, coupe le ruban du nouveau local du CCAS

On n’a jamais autant parlé des CCAS à Mayotte que depuis cette année. Un appel à projet européen, Pass’Palas a amené sur le département la délégation de l’Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale (UNCASS)le mois dernier. Sa mission : faire un diagnostic du fonctionnement des CCAS à Mayotte afin de proposer des mesures adapter pour dynamiser ces structures d’accompagnement social. Les premiers CCAS ne datent pas de cette année. Celui de Démbéni existe depuis 2013.

Si les premières actions n’ont vu le jour que trois ans plus tard c’est par ce que nous explique le maire, président du CCAS Jouwaou Ambdi dans son discours : « nous n’avions pas les compétences pour faire fonctionner ce genre de structure ». Il a fallu attendre 2017 pour recruter des agents, une directrice, une assistante sociale pour mettre en marche le CCAS.  Les premières actions du CCAS de Démbéni ont porté tout compte fait comme les autres communes sur l’accompagnement des personnes en difficulté ; personnes âgées ou ne maitrisant pas le français par exemple.

« Le CCAS est un service de proximité »

« Toutes les communes devraient avoir un CCAS » a défendu le sous-préfet Dominique Fossat lors de son discours d’inauguration. Il rappelle son rôle, celui de mener « des actions publiques et sociales » pour lesquelles le département n’engage qu’« un rôle de base » pour justement laisser à la commune exercer « un rôle de proximité ». Sa présence à cette cérémonie d’ouverture, il la justifie en disant  qu’ il est essentiel que l’État soit présent, qu’il s’agit d’un travail collectif » que le CCAS met en place.

L’ouverture de la journée de l’inauguration du CCAS de Démbéni avec l’association de chigoma de Tsararano

Les discours ne se sont pas trahis, le vice-président en charge de l’action sociale au Conseil Départemental Issa Abdou  n’a pas dit autre chose. Il s’agit disait-il : « d’être au plus près de la population ». Et comment être au plus près de la population ? L’élu de Démbéni au conseil départemental se réjouit déjà de la signature de la convention FAPI (Fonds d’appui aux politiques d’insertion) qui versera un budget de 200 000 euros pour mener des actions d’aide à l’insertion et des actions de prévention spécialisée.

Quelques révélations : Démbéni, à jamais les premiers

Dembéni a été la première commune des outre-mer à signer un prêt vert avec l’Agence française de développement (AFD). L’élu département s’enthousiasme à dire  qu’« au-delà de l’action sociale, bientôt Démbéni sera un technopôle, cet outil d’innovation pour donner un coup de fouet au développement ». Cet outil se développera avec est grâce au centre universitaire. La commune nous confie l’élu sera « la première de Mayotte à posséder deux routes nationales, facilitant l’accès aux champs les agriculteurs ». En termes d’aménagement, c’est « un combat pour la sécurisation de la nationale entre Démbéni et Tsararano ». Pour être le premier, la commune de Démbéni se veut être « un laboratoire », un endroit où les choses s’étudient pour être mises en place et être prises en « exemple ». À côté de ce laboratoire d’idées poussera aussi le premier laboratoire vétérinaire de Mayotte révèle avec confiance Issa Abdou.

Moussa Attoumani