Daniel Zaïdani y a vu la «renaissance du Phoenix». Le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) rouvre ses portes au moment où l’administrateur général est en visite à Mayotte.

Laurent Pieuchot et Olivier Faron
Laurent Pieuchot et Olivier Faron

Le Conseil général avait un peu tiré une balle dans le pied de la formation adéquate pour sa jeunesse, ses juniors et ses szniors, lorsqu’il avait sonné le glas du CNAM il y a 5 ans. L’erreur semble en passe d’être réparée, quoique certaines entreprises y aient laissés des plumes, l’ancienne structure n’ayant jamais payé ses dettes.

Mais les énergies sont de nouveau tournées vers la réussite, en particuliers celle du président Zaïdani comme le soulignaient Olivier Faron, administrateur général du CNAM  et  Laurent Pieuchot, directeur du réseau des centres en régions du CNAM. Ils étaient à Mayotte pour signer la convention qui fera renaître la structure, «les premiers inscrits seront accueillis en mars».

Chaque année ce sont 4 000 jeunes qui sortent du système scolaire. Alors que peut apporter le CNAM en plus des organismes de formation existants ou du Centre Universitaire ? «Nous proposons un parcours professionnalisant partant de l’avant Bac, avec la validation des acquis de l’expérience, au diplôme d’ingénieur», décline Olivier Faron, et chaque étape, même en Bac+1, est elle-même sanctionnée par un diplôme».

Le financement de la structure implantée à Cavani et qui s’appuiera dans un premier temps sur le CNAM Réunion, sera assuré par le Conseil général, «mais nous élaborons avec chacun des étudiants un plan de financement de sa formation», indiquait Laurent Pieuchot.

Ainsi, celle d’un jeune envoyé par la Mission locale sera financée par cet organisme. Les fonds structurels européens seront également sollicités au titre du FSE, «mais également le Contrat de Plan 2014-2020».

Si le CNAM apporte sa crédibilité et la légitimité du Conservatoire mahorais, l’histoire a appris à s’inquiéter pour sa pérennité : «elle est garantie par une programmation pluriannuelle sur 3 ou 4 ans», indiquait le président du Conseil général.

Anne Perzo-Lafond