Les membres de l'UCCIOI réunis pour évoquer les clusters

Les clusters n’ont aucun lien de parenté avec le célèbre général américain de la guerre de sécession, largement popularisé dans Lucky Luke sous la forme d’un petit officier grincheux. Au contraire, les clusters sont plutôt dans le monde de l’entreprise une potion qui fait grandir.
” L’union des chambres de commerce et d’industrie de l’Océan Indien tient à mettre en avant cette façon de travailler qui tranche avec la concurrence contre productive. Stimuler l’entrepreneuriat, favoriser l’émergence de start-ups et faciliter les échanges dans les îles de l’océan Indien : de tels programmes relèvent essentiellement des politiques mises en œuvre par les pouvoirs publics des pays de la région. Leur impact en matière de développement économique sur ces territoires et de création d’emplois pour les populations qui y vivent : c’est surtout l’affaire du secteur privé. Ce qui requiert un engagement au niveau de chaque entreprise mais aussi le concours de structures consulaires ou professionnelles, relayant notamment les bonnes pratiques. ” écrit l’UCCIOI dans un communiqué. Ces projets collaboratifs s’étendent “sur les archipels des Seychelles et des Comores, à Madagascar, Mayotte, la Réunion et Maurice” dans des domaines variés, notamment dans les secteurs des huiles essentielles et des produits cosmétiques, des services numériques et des énergies renouvelables ou encore de la culture et la transformation des fruits et légumes”.

Ces clusters vont bien plus loin que des coopératives. Ils ont vocation à représenter “des écosystèmes organisés qui réunissent divers acteurs de la chaîne de valeur d’une ou plusieurs activités : des producteurs aux distributeurs, en passant par les transformateurs, les organismes de recherche et développement, les services financiers et parfois d’autres entités privées et publiques.”
Parmi les clusters qui illustrent cette démarche, les CCI de l’Océan Indien mettent en avant le CHESE, Cluster des huiles essentielles du sud-est de Madagascar, qui a su s’imposer à l’international. Cette formule de travail est porteuse d’espoirs pour la filière Ylang notamment, sur laquelle les Comores comptent particulièrement.

Outre l’international et le business à grande échelle, les clusters sont aussi un outil de réponse aux besoins locaux, notamment alimentaires. “Les clusters de l’océan Indien ne sont pas tous orientés vers le commerce international. Ainsi, aux Seychelles, la
Chambre de Commerce et d’Industrie accompagne une association d’une quinzaine d’agricultrices de Mahé, engagée dans la production de fruits et légumes, afin de
répondre aux besoins locaux, en complément de chères importations qui dominent actuellement le marché. ” Afin de continuer à développer cette formule, l’UCCIOI envisage des recrutements et des formations. ” Les prochaines étapes consisteront précisément à
former des cadres qui sauront partager ces instruments de développement de l’intelligence
collective et d’accompagnement de la mise en réseau “.
Plus joliment dit, il s’agit pour l’UCCIOI de ” construire les piliers d’une économie indianocéanique inclusive et rayonnante.”