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	<title>Archives des Une - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Une - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:06:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[Fumée]]></category>
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		<category><![CDATA[Pompiers]]></category>
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		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal de Mamoudzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une alerte déclenchée par une fumée suspecte et un possible départ de feu a entraîné l'évacuation du tribunal de Mamoudzou ce mardi 7 juillet au matin, avant que le site ne soit finalement fermé pour la journée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/">Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;alarme incendie s&rsquo;est déclenchée ce mardi 7 juillet, en début de matinée, poussant le personnel de la justice et le public à évacuer le tribunal judiciaire. Selon les premiers éléments, l&rsquo;incident serait lié à une panne électrique et un court circuit. Sur place, les agents de sécurité ont expliqué aux personnes présentes qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un problème technique, alors que l&rsquo;alarme a continué de retentir pendant près d&rsquo;une heure.</p>
<figure id="attachment_55123" aria-describedby="caption-attachment-55123" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-55123 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, pompiers, tribunal, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55123" class="wp-caption-text">Deux camions de pompiers sont arrivés sur place, vers 9 heures du matin, pour effectuer de nouvelles vérifications.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les pompiers sont intervenus une première fois sans détecter d&rsquo;élément suspect. Mais l&rsquo;alarme ne s&rsquo;arrêtant toujours pas, ils ont été rappelés. Deux camions sont arrivés sur place aux alentours de neuf heures, tandis qu&rsquo;un électricien a également été sollicité pour rechercher l&rsquo;origine de la panne. D&rsquo;après certains employés, des coupures de courant surviennent régulièrement dans plusieurs secteurs du bâtiment.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les pompiers font le diagnostic et nous diront si on doit fermer le site. Dans ce cas-là, les audiences seront reconduite, je vous demande un peu de patience »</em>, a exprimé Sophie de Borggraef, présidente du tribunal de Mayotte devant le public rassemblé à l&rsquo;extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, la présidente est revenue s&rsquo;adresser au public pour annoncer la fermeture du tribunal pour la journée, précisant qu&rsquo;elle préférait « <em>éviter tout risque</em> ». Les agents ont été invités à faire du télétravail, tandis que les personnes concernées par les audiences seront prochainement recontactées pour de nouvelles convocations.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/">Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mayotte compte 323 153 habitants au 1er janvier 2026, selon l&#8217;Insee</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/mayotte-compte-323-153-habitants-au-1er-janvier-2026-selon-linsee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 07:17:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Insee]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[population]]></category>
		<category><![CDATA[recensement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mayotte comptait 323 153 habitants au 1er janvier 2026, selon les résultats du recensement exhaustif dévoilés ce mardi 7 juillet par l'Insee, soit une hausse de près de 26 % par rapport au précédent recensement de 2017, qui faisait état de 256 518 habitants.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/mayotte-compte-323-153-habitants-au-1er-janvier-2026-selon-linsee/">Mayotte compte 323 153 habitants au 1er janvier 2026, selon l&rsquo;Insee</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="280" data-end="574">Mayotte comptait 323.153 habitants au 1er janvier 2026, selon les résultats du recensement exhaustif présentés ce mardi 7 juillet par l&rsquo;Insee, soit une augmentation d&rsquo;environ 26 % par rapport au précédent recensement de 2017, qui dénombrait 256.518 habitants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="579" data-end="1022">Les résultats ont été dévoilés au siège de l&rsquo;Insee à Kawéni par Pierre Greffet, directeur interrégional de l&rsquo;Insee La Réunion-Mayotte, et Hatubou Antoy, chef du service régional de l&rsquo;Insee à Mayotte. Le recensement a été réalisé entre le 27 novembre 2025 et le 24 janvier 2026, en application de la loi pour la refondation de Mayotte, après une demande des élus locaux. Il s&rsquo;agit du premier recensement exhaustif sur le territoire depuis 2017.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1027" data-end="1166">Avec une superficie d&rsquo;environ 376 km², le département atteint une densité proche de 860 habitants au km², la plus élevée de France. Mamoudzou demeure de loin la commune la plus peuplée de l&rsquo;île avec 94.603 habitants, devant Koungou (36.971), Dembéni (20.387) et Dzaoudzi (20.336). La plus forte progression annuelle moyenne entre 2017 et 2026 est enregistrée à Chiconi (+8,6 %), devant M&rsquo;Tsangamouji (+7,7 %) et Mtsamboro (+5,0 %). À l&rsquo;inverse, la croissance apparaît quasiment stable à Pamandzi, tandis que Tsingoni affiche une progression limitée (+0,2 % par an).</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/mayotte-compte-323-153-habitants-au-1er-janvier-2026-selon-linsee/">Mayotte compte 323 153 habitants au 1er janvier 2026, selon l&rsquo;Insee</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chiens errants : un texte adopté autorise des opérations d&#8217;élimination des animaux dans les Outre-mer</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/chiens-errants-un-texte-adopte-autorise-des-operations-delimination-des-animaux-dans-les-outre-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 02:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arche d'Hélios]]></category>
		<category><![CDATA[Chiens errants|Mayotte|Stephane Lamart]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[protection animale]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la prolifération des chiens errants et aux enjeux de sécurité publique dans les Outre-mer, un amendement adopté au Sénat encadre la possibilité pour les pouvoirs publics de procéder à des captures et, en dernier recours, à des opérations de destruction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/chiens-errants-un-texte-adopte-autorise-des-operations-delimination-des-animaux-dans-les-outre-mer/">Chiens errants : un texte adopté autorise des opérations d&rsquo;élimination des animaux dans les Outre-mer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Adopté le 2 juillet dernier par le Sénat dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, un amendement autorise, sous conditions strictes, des opérations d&rsquo;abattage de chiens errants dans les territoires ultramarins, dont Mayotte. Ces opérations ne pourront être décidées par le préfet qu’en dernier recours, en cas d’échec des captures et de persistance d’attaques contre des personnes ou des animaux domestiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de loi d’urgence agricole, déposé par le Gouvernement le 8 avril dernier, vise à renforcer les capacités de production agricole française et à mieux protéger les exploitations. Il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 2 juin, puis par le Sénat, qui y a intégré plusieurs modifications, dont cet amendement.</p>
<p>Le texte doit désormais être examiné en commission mixte paritaire (CMP) afin de parvenir à une version commune entre députés et sénateurs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des « opérations de destruction » des chiens errants</strong></h2>
<figure id="attachment_2003" aria-describedby="caption-attachment-2003" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2003" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-768x556.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976-696x504.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chiens-maltraite-Photo-gendarmerie-976.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2003" class="wp-caption-text">Sous conditions, le préfet pourra autoriser, par arrêté motivé et pour une durée maximale de deux mois, des opérations de destruction des chiens errants. (Illustration, Gendarmerie 976).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;amendement, porté par la sénatrice martiniquaise Catherine Conconne et plusieurs élus du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER), concerne la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Il prévoit qu&rsquo;après des opérations de capture demeurées infructueuses et en cas de persistance d&rsquo;attaques contre des personnes ou des animaux domestiques, le préfet puisse autoriser, par arrêté motivé et pour une durée maximale de deux mois, des opérations de destruction des chiens errants. Ces interventions pourraient être réalisées par les forces de l&rsquo;ordre, les lieutenants de louveterie, des agents assermentés ou encore des chasseurs réquisitionnés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs de l&rsquo;amendement expliquent vouloir combler un vide juridique. Ils rappellent notamment qu&rsquo;à Mayotte, le tribunal administratif avait annulé, le 15 novembre 2023, un arrêté préfectoral organisant des battues administratives contre les chiens errants, faute de base légale. Selon eux, cette évolution législative permettrait d&rsquo;encadrer juridiquement des interventions aujourd&rsquo;hui impossibles, alors que certains éleveurs procèdent parfois eux-mêmes à des tirs.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><b>« Acheter des congélateurs pour y stocker les corps plutôt que de nous donner les moyens »</b></p>
</blockquote>
<figure id="attachment_36566" aria-describedby="caption-attachment-36566" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-36566" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-300x200.jpg" alt="Arche d'Hélios, chiens, chats, errants, sauvetage, refuge, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-2.jpg 1500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36566" class="wp-caption-text">Sandrine Klein Allouard, présidente de l&rsquo;association l&rsquo;Arche d&rsquo;Hélios, avec une chienne nommée Zuri, sauvée par la police en juillet 2025. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, cette évolution législative suscite des réactions parmi les associations de terrain qui interviennent quotidiennement auprès des animaux errants.</p>
<p style="text-align: justify;">Sandrine Klein Allouard, présidente de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/09/chiens-et-chats-en-danger-larche-dhelios-reclame-des-solutions-pour-les-sauver-dans-la-dignite/">l&rsquo;association L&rsquo;Arche d&rsquo;Hélios</a>, qui recueille des chiens et chats errants ou abandonnés avant de les faire adopter, principalement dans l&rsquo;Hexagone, se dit <em>« fermement opposée »</em> aux campagnes d&rsquo;euthanasie.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle explique avoir exprimé cette position lors d&rsquo;une réunion organisée par la préfecture en septembre 2025. <em>« J&rsquo;étais la seule choquée de voir qu&rsquo;on parlait d&rsquo;acheter des congélateurs pour y stocker les corps plutôt que de nous donner les moyens de prendre les animaux en charge »</em>, raconte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des chiens sauvés, majoritairement adoptés</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Selon elle, les financements devraient prioritairement être consacrés à des campagnes massives de stérilisation, avec l&rsquo;appui de vétérinaires venus de l&rsquo;extérieur, lors d&rsquo;opérations ponctuelles, <em>« deux fois par an »,</em> dans un <em>« hôpital de campagne ». </em>Les trois cabinets vétérinaires de Mayotte ne disposant pas, selon elle, des capacités suffisantes pour répondre à l&rsquo;ampleur du phénomène.</p>
<figure id="attachment_55070" aria-describedby="caption-attachment-55070" style="width: 187px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55070" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-187x300.jpeg" alt="" width="187" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-187x300.jpeg 187w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-639x1024.jpeg 639w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-768x1231.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-150x241.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-300x481.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-696x1116.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-500x802.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437-800x1283.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-10.29.53-e1783330498437.jpeg 923w" sizes="auto, (max-width: 187px) 100vw, 187px" /><figcaption id="caption-attachment-55070" class="wp-caption-text">Oumani, âgé de plus d’un an, « sorti des rues de Cavani et aujourd’hui heureux dans sa nouvelle famille ». (Sandrine Klein Allouard, L&rsquo;Arche d&rsquo;Hélios).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La présidente de l&rsquo;association estime aussi qu&rsquo;il y a un manque de structures d&rsquo;accueil, l&rsquo;un des principaux obstacles aujourd&rsquo;hui. <em>« Il faudrait déjà avoir une structure d&rsquo;accueil sur place pour placer les chiens. Beaucoup de policiers n&rsquo;interviennent pas pour récupérer les chiens, car ils disent ne pas avoir de solutions ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En 2026, il n&rsquo;y a aucune fourrière à Mayotte, à part One Dog à Kawéni qui est saturée »</em>, continue Sandrine Klein Allouard, rappelant que les 17 communes ont pourtant l’obligation de disposer d’un service de fourrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle affirme avoir présenté aux services de l&rsquo;État les filières <em>« d&rsquo;exfiltration et d&rsquo;adoption »</em> développées par son association depuis plusieurs années. <em>« Depuis janvier 2026, sur 64 chiens pris en charge, 59 ont été adoptés »</em>, indique-t-elle, estimant que davantage de moyens permettraient d&rsquo;offrir une alternative à l&rsquo;euthanasie pour de nombreux animaux. <em>« Ce sont des chiens appréciés et capables de se réinsérer</em>. <em>Les chiens sont des êtres vivants avec des droits »</em>, conclut-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong> Une <em>« fausse solution »</em> dénonce l&rsquo;association Stéphane Lamart</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette disposition est également vivement contestée par l’Association Stéphane Lamart, spécialisée dans la défense des droits des animaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Son président-fondateur, Stéphane Lamart, estime que les campagnes d’euthanasie menées dans plusieurs territoires ultramarins ont déjà démontré leurs limites. L’association rappelle qu’entre 3.000 et 4.000 chiens sont euthanasiés chaque année en Martinique et plus de 7.000 à La Réunion, sans effet durable sur la population de chiens errants.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle considère, dans le même sens que l’association L’Arche d’Hélios, que la mesure proposée ne traite pas les causes du phénomène, liées selon elle à l’absence de prévention et de contrôle des naissances.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des meutes qui circulent dans les quartiers</strong></h2>
<figure id="attachment_55057" aria-describedby="caption-attachment-55057" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55057" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-300x275.jpg" alt="Mayotte, délinquants, dakous, chiens, Kawéni," width="300" height="275" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-300x275.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-1024x940.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-768x705.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-150x138.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-696x639.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-1068x981.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-500x459.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens-800x735.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Dakou-chiens.jpg 1126w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55057" class="wp-caption-text">Des délinquants en tenue de peintre avec des chiens et armés de machettes, à Kawéni en 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En attendant la mise en place de solutions durables, la présence de chiens errants demeure un sujet récurrent dans de nombreuses communes de l&rsquo;île. Certains sont parfois récupérés par des délinquants et utilisés comme signe de puissance, voire dressés au combat, renforçant les inquiétudes liées à leur dangerosité potentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Des habitants dénoncent régulièrement des meutes circulant dans les quartiers, aux abords des écoles, sur les plages ou encore jusque dans les cours des habitations pour fouiller les poubelles. La question dépasse la simple nuisance : plusieurs attaques sur des personnes et des animaux d&rsquo;élevage ont été signalées ces dernières années, tandis que les communes peinent à contenir la prolifération des animaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation s&rsquo;explique par plusieurs facteurs : abandons, absence d&rsquo;identification des chiens, reproduction non maîtrisée, mais également moyens limités pour assurer les captures et la prise en charge des animaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une réponse publique centrée sur la capture</strong></h2>
<figure id="attachment_36576" aria-describedby="caption-attachment-36576" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36576" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-300x169.jpg" alt="Arche d'Hélios, chiens, chats, errants, sauvetage, refuge, Mayotte" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-1024x577.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-768x433.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-1068x602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10-1320x744.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Arche-dHelios-10.jpg 1386w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36576" class="wp-caption-text">Les box de la fourrière One Dog à Kawéni. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à cette réalité, l’État privilégie jusqu’à présent une approche fondée sur la capture, la responsabilisation des propriétaires et la lutte contre la maltraitance animale, dans une logique de gestion progressive de l’errance canine.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le bilan 2025 du « Plan Chiens », 247 chiens et chiots ont été capturés, principalement en Petite-Terre et dans le sud de Mayotte, au cours de dix opérations partenariales. Les animaux jugés en bonne santé ont été proposés à l’adoption. Parallèlement, 25 dossiers de maltraitance animale ont été ouverts, aboutissant à 14 condamnations, tandis que 180.000 euros ont été accordés aux communes mobilisées dans le dispositif. Le plan rappelle une responsabilité partagée entre l’État, les communes et les propriétaires de chiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des dispositifs de capture, la question de l’errance canine à Mayotte renvoie surtout à la capacité d’engager une politique de prévention durable, fondée sur la stérilisation et la maîtrise des naissances. Pour l’heure, les réponses restent largement centrées sur la gestion des situations d’urgence et des risques immédiats, sans véritable inflexion vers une stratégie de long terme. Un choix qui en rappelle d&rsquo;autres.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/chiens-errants-un-texte-adopte-autorise-des-operations-delimination-des-animaux-dans-les-outre-mer/">Chiens errants : un texte adopté autorise des opérations d&rsquo;élimination des animaux dans les Outre-mer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le blocage résulte de l&#8217;absence de procédure » : Sup&#8217;Recherche-UNSA conteste la version du président de l&#8217;Université de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-blocage-resulte-de-labsence-de-procedure-suprecherche-unsa-conteste-la-version-du-president-de-luniversite-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 02:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Abal-Kassim Cheik Ahamed]]></category>
		<category><![CDATA[CGT Educ'action]]></category>
		<category><![CDATA[Dembéni]]></category>
		<category><![CDATA[Maître de conférences]]></category>
		<category><![CDATA[professeurs des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Sup'Recherche-UNSA]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55076</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelques jours après les explications du président de l'Université de Mayotte sur la polémique autour du repyramidage, Patrick Mathieu, maître de conférences HDR et correspondant de Sup'Recherche-UNSA, transmet à notre rédaction de nouveaux éléments. Il y réfute point par point les arguments avancés par la direction et soutient que cinq possibilités de promotion ont été perdues faute d'avoir engagé la procédure prévue par les textes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-blocage-resulte-de-labsence-de-procedure-suprecherche-unsa-conteste-la-version-du-president-de-luniversite-de-mayotte/">« Le blocage résulte de l&rsquo;absence de procédure » : Sup&rsquo;Recherche-UNSA conteste la version du président de l&rsquo;Université de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La controverse autour du repyramidage à l&rsquo;Université de Mayotte se poursuit. Après les accusations de la CGT Éduc&rsquo;action, auxquelles <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/il-nest-pas-question-de-blocage-repond-le-presidence-de-luniversite-de-mayotte-apres-les-accusations-de-la-cgt/">le président Abal-Kassim Cheik Ahamed avait répondu dans nos colonnes</a>, c&rsquo;est désormais Patrick Mathieu, maître de conférences HDR à l&rsquo;Université de Mayotte et correspondant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA, qui s&rsquo;exprime.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur appui d&rsquo;un communiqué détaillé, il affirme que plusieurs déclarations du président sont <em>« matériellement inexactes »</em> ou juridiquement contestables. Plus qu&rsquo;un débat sur des emplois ou des moyens budgétaires, il estime que le cœur du dossier réside dans le non-déclenchement d&rsquo;une procédure nationale permettant à certains maîtres de conférences d&rsquo;accéder au corps des professeurs des universités</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Les collègues concernés n&rsquo;ont donc pas pu présenter utilement leur candidature »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_10204" aria-describedby="caption-attachment-10204" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10204 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, université de Dembeni, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-10204" class="wp-caption-text">Selon le maître de conférences, l&rsquo;absence d&rsquo;ouverture de la procédure de repyramidage a empêché les enseignants concernés de déposer leur candidature. Photographie / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le maître de conférences commence par revenir sur la déclaration du président selon laquelle <em>« il n&rsquo;est pas question de blocage ».</em> Pour le représentant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA, cette affirmation repose sur une définition erronée de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, un blocage ne consiste pas uniquement à refuser formellement une décision. Il peut également résulter de l&rsquo;absence d&rsquo;une action pourtant indispensable au déroulement normal d&rsquo;une procédure administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle que cinq possibilités de promotion avaient été attribuées à l&rsquo;Université de Mayotte dans le cadre du dispositif national de repyramidage. Pour qu&rsquo;elles puissent être utilisées, explique-t-il, l&rsquo;établissement devait engager une série d&rsquo;étapes prévues par les textes : proposer une répartition des promotions entre les disciplines, saisir les instances compétentes puis ouvrir officiellement la campagne permettant aux enseignants concernés de déposer leur candidature.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, affirme-t-il, aucune de ces étapes n&rsquo;a été menée à son terme. <em>« Les collègues concernés n&rsquo;ont donc pas pu présenter utilement leur candidature »</em>, soutient-il, estimant que c&rsquo;est précisément cette absence de procédure qui constitue, selon lui, le blocage dénoncé par les organisations syndicales. Pour Patrick Mathieu, le débat ne porte donc pas sur une suppression de postes mais sur <em>« l&#8217;empêchement concret et volontaire d&rsquo;une procédure nationale de promotion interne ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Personne ne soutient que le ministère aurait créé cinq emplois nouveaux »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_9411" aria-describedby="caption-attachment-9411" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9411" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-300x223.png" alt="Mayotte, Université de Dembeni, amphithéâtre, " width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-300x223.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1024x762.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-768x572.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1536x1143.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-150x112.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-485x360.png 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-696x518.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1068x795.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1320x983.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2.png 1894w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9411" class="wp-caption-text">Patrick Mathieu estime que le non-recours au repyramidage pourrait peser sur le développement de la recherche et de l&rsquo;encadrement doctoral à l&rsquo;Université de Mayotte. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le représentant syndical répond également aux explications du président sur la nature du repyramidage. Abal-Kassim Cheik Ahamed avait rappelé qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait ni de créations de postes ni d&rsquo;une nouvelle enveloppe salariale accordée par le ministère. Sur ce point, Patrick Mathieu dit ne pas être en désaccord.<em> « Personne ne soutient que le ministère aurait créé cinq emplois nouveaux »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, le débat est ailleurs. Le repyramidage est un dispositif national permettant à certains maîtres de conférences d&rsquo;accéder au corps des professeurs des universités. Le ministère avait attribué à l&rsquo;Université de Mayotte cinq possibilités de promotion, un contingent exceptionnel destiné à tenir compte du retard structurel de l&rsquo;établissement en matière d&rsquo;encadrement professoral. Les campagnes précédentes ne comptaient généralement qu&rsquo;une ou deux possibilités de promotion, et une seule l&rsquo;année dernière qui, selon lui, n&rsquo;avait pas été utilisée. Cette campagne constituait en outre la dernière prévue dans le cadre de ce dispositif national, déjà prolongé une fois à titre exceptionnel. Il appartenait donc à l&rsquo;université d&rsquo;organiser la procédure de sélection et d&rsquo;examiner les candidatures.</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Mathieu insiste toutefois sur le fait que ces cinq possibilités de promotion n&rsquo;auraient pas conduit automatiquement à cinq nominations. <em>« Cela ne veut pas dire qu&rsquo;il y a cinq promus »</em>, souligne-t-il. Les candidats devaient d&rsquo;abord satisfaire aux conditions réglementaires, puis voir leur dossier examiné par le Conseil national des universités (CNU), avant une évaluation locale. À Mayotte, précise-t-il, cinq enseignants étaient titulaires de l&rsquo;habilitation à diriger des recherches (HDR), mais tous ne remplissaient pas la condition d&rsquo;ancienneté requise.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, Patrick Mathieu conteste les propos du président évoquant un passage de la <em>« catégorie B »</em> vers la <em>« catégorie A »</em>. Il rappelle que les maîtres de conférences comme les professeurs des universités appartiennent tous deux à la catégorie A de la fonction publique. Selon lui, cette présentation entretient une confusion sur la nature réelle du dispositif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des <em>« conditions non réunies »</em> que Sup&rsquo;Recherche-UNSA juge insuffisamment expliquées</b></h2>
<figure id="attachment_14064" aria-describedby="caption-attachment-14064" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14064" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-300x232.webp" alt="Cneser, CUFR, EPSCP, INU, Mayotte" width="300" height="232" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-300x232.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-768x593.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-150x116.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-696x538.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-14064" class="wp-caption-text">Le président de l&rsquo;Université de Mayotte, Abal-Kassim Cheik Ahamed, estime que les conditions n&rsquo;étaient pas réunies pour engager la procédure de repyramidage. Photographie / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;un des principaux arguments avancés par la présidence de l&rsquo;université était que les conditions permettant d&rsquo;engager la procédure n&rsquo;étaient pas réunies. Patrick Mathieu estime que cette justification demeure trop générale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quelles conditions ? Statutaires ? Scientifiques ? Budgétaires ? Stratégiques ? Rien n&rsquo;est précisé »</em>, relève-t-il. Il considère surtout qu&rsquo;il n&rsquo;appartiendrait pas à la direction d&rsquo;écarter en amont des candidats potentiels avant même que les instances compétentes aient pu examiner leurs dossiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maître de conférences estime également que le président a fait évoluer son discours. Après avoir d&rsquo;abord évoqué des critères ou des conditions qui n&rsquo;auraient pas été réunies, Abal-Kassim Cheik Ahamed a ensuite soutenu, lors d&rsquo;une interview télévisée chez nos confrères de La 1ère, que <em>« ce n&rsquo;est pas une question de critères »</em>, mais de politique et de stratégie de l&rsquo;établissement</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Patrick Mathieu, ces deux explications sont difficilement conciliables. Le représentant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA conteste par ailleurs une autre déclaration attribuée au président selon laquelle certains enseignants auraient <em>« postulé »</em>. Selon lui, cette affirmation est <em>« matériellement inexacte »</em>, puisqu&rsquo;aucune candidature n&rsquo;aurait pu être déposée dans le cadre réglementaire si la campagne n&rsquo;avait jamais été ouverte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le rôle des instances universitaires au cœur du désaccord</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des seules promotions, l’enseignant-chercheur fait de la question de la gouvernance universitaire l&rsquo;un des principaux enjeux de cette affaire. D&rsquo;après lui, le Conseil d&rsquo;administration devait être amené à se prononcer sur la répartition des possibilités de promotion entre les différentes disciplines. En l&rsquo;absence de cette délibération, il estime que l&rsquo;instance n&rsquo;a pas pu exercer les compétences que lui attribuent les textes. Il rappelle également que le président se serait interrogé publiquement sur la nécessité d&rsquo;inscrire cette question à l&rsquo;ordre du jour du Conseil d&rsquo;administration.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Sup&rsquo;Recherche-UNSA, cette position méconnaîtrait précisément le rôle confié à cette instance dans la mise en œuvre du dispositif. Patrick Mathieu affirme également que le sujet n&rsquo;aurait été débattu ni devant le Conseil d&rsquo;administration ni devant les instances chargées des questions de ressources humaines. Dès lors, explique-t-il au sujet de la presse, la médiatisation du dossier ne constituerait pas une manière de contourner le dialogue social mais la conséquence de l&rsquo;absence de débat dans les cadres institutionnels habituels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une stratégie contestée au nom du développement de l&rsquo;université</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Enfin, Patrick Mathieu conteste l&rsquo;argument selon lequel ces promotions devaient s&rsquo;inscrire dans la stratégie de développement de l&rsquo;établissement. Selon l&rsquo;enseignant-chercheur, cette stratégie n&rsquo;a jamais été présentée ni débattue devant les instances compétentes.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À ses yeux, le choix de ne pas recourir au repyramidage apparaît d&rsquo;autant plus difficile à comprendre que l&rsquo;Université de Mayotte affiche l&rsquo;ambition de développer sa recherche, ses formations de master et son encadrement doctoral. Accroître le nombre de professeurs des universités aurait, d&rsquo;après lui, contribué à cet objectif. Il ajoute que plusieurs établissements auraient souhaité disposer d&rsquo;un contingent comparable de promotions.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le représentant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA, le renoncement à ces possibilités de promotion ne relève donc pas d&rsquo;une stratégie de développement, mais d&rsquo;une décision susceptible d&rsquo;affaiblir durablement le potentiel scientifique de l&rsquo;université.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<item>
		<title>Une mobilisation des « Femmes Leaders » devant la préfecture de Mayotte marquée par des tensions</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/une-mobilisation-des-femmes-leaders-devant-la-prefecture-de-mayotte-marquee-par-des-tensions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 02:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Altercation]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif citoyen de Mayotte 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes leaders]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[services des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Sitting]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55085</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lundi 6 juillet à Mamoudzou, devant la préfecture, plus d’une dizaine de "femmes leaders" étaient mobilisées devant le service des étrangers, dans le cadre d’une action collective et dans l’attente d’une rencontre prévue la semaine suivante avec le préfet.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/une-mobilisation-des-femmes-leaders-devant-la-prefecture-de-mayotte-marquee-par-des-tensions/">Une mobilisation des « Femmes Leaders » devant la préfecture de Mayotte marquée par des tensions</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La tension était palpable ce lundi matin devant la préfecture de Mayotte. Plus d&rsquo;une dizaine de « Femmes Leaders », vêtues de leurs salouvas Zéna M&rsquo;Déré, étaient rassemblées devant le service des étrangers avec leurs banderoles et des drapeaux tricolores. Comme chaque semaine, elles ont tenu leur sitting habituel, mais cette fois, elles ont décidé de renforcer leur mobilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à elles se trouvait un homme, que les femmes surnomment « le métropolitain ». Présent depuis vendredi devant la préfecture, il mène sa propre action pour dénoncer les difficultés rencontrées au service des étrangers, notamment l&rsquo;impossibilité d&rsquo;obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de visa long séjour pour son épouse.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une matinée mouvementée </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dès leur arrivée devant la préfecture, les « Femmes Leaders » ont découvert la dégradation de leur site de manifestation situé à l&rsquo;entrée supérieur du bâtiment. Plusieurs banderoles ont été arrachées et abîmées puis abandonnées à même le sol. Pour Safina Souffou et ses collègues, ce geste n’a rien d’anodin.</p>
<figure id="attachment_55106" aria-describedby="caption-attachment-55106" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55106" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8855-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55106" class="wp-caption-text">La dégradation des deux banderoles a été perçue comme une provocation par les manifestantes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elles estiment que la personne s’en est volontairement pris à la banderole réclamant le démantèlement du camp de Tsoundzou, l’une des principales revendications que le collectif entend défendre lors de sa rencontre avec le préfet Frédéric Poisot, lundi 13 juillet prochain dans l&rsquo;après-midi. « <em>Ils nous menacent chez nous, on les attend de pied ferme ! Ils ont détruit nos banderoles, c&rsquo;est de la provocation</em> », lance une des « femmes leaders ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Présidente du Collectif citoyen de Mayotte 2018, Safina Souffou explique que le mouvement a été volontairement renforcé. « <em>À l&rsquo;accoutumée, on avait déjà prévu notre sitting habituel ce matin. Sauf que cette fois, on l&rsquo;a renforcé avec plus de femmes. On a changé un peu le cap en voulant occuper carrément les deux entrées de la préfecture. Tant que nous n&rsquo;aurons pas été reçues par le préfet, on ne partira pas </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">La matinée a été marquée par plusieurs <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/">tensions</a>, d’abord lors d’un échange entre une passante et les « Femmes Leaders », puis dans le cadre d’un différend avec le manifestant présent sur place. Le climat, déjà tendu depuis le début du rassemblement, s’est rapidement durci.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Il est venu pour ses intérêts »</strong></em></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Interrogée sur les critiques de certains usagers qui s&rsquo;étaient déplacés pour leurs démarches et qui ne comprennent pas le blocage de la préfecture, Safina Souffou assume pleinement cette stratégie. « <em>Ceux qui disent qu&rsquo;on ne sait pas ce qu&rsquo;on fait ne connaissent pas Mayotte et ne connaissent pas notre combat. Nous sommes les petits-enfants des femmes qui ont combattu pour que Mayotte soit ce qu&rsquo;elle est aujourd&rsquo;hui. Nous demandons simplement que ce combat soit respecté</em> ».</p>
<figure id="attachment_53147" aria-describedby="caption-attachment-53147" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53147" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Safina Soula," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53147" class="wp-caption-text">Safina Soula, porte-parole du Collectif des citoyens de Mayotte 2018, affirme ne pas être préoccupée par le fait que le manifestant porte plainte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Concernant l&rsquo;homme présent devant l&rsquo;entrée secondaire de la bâtisse, elle estime qu&rsquo;il est venu défendre une cause personnelle, celle de son épouse qui attend de pouvoir déposer une demande de titre de séjour. « <em>C&rsquo;est un provocateur, il a annoncé qu&rsquo;il venait aujourd&rsquo;hui et a appelé les Comoriens à venir manifester avec lui. Nous, on lui a fait comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;a pas sa place ici</em> », explique la présidente des « Femmes Leaders ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L&rsquo;homme ayant annoncé son intention de déposer plainte après les incidents, Safina Souffou assure ne pas être inquiète par cette démarche. Selon elle, les images tournées sur place permettront d&rsquo;établir le déroulement des faits.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il peut porter plainte, nous n&rsquo;avons rien fait, nous n&rsquo;avons pas levé la main sur lui. Il est venu accompagné de deux bonhommes alors qu&rsquo;en face c&rsquo;est juste des mamans qui sont assises tranquillement</em>. <em>De plus, il sait que ce qu&rsquo;il a fait ce n&rsquo;est pas bien car il a supprimé les videos du réseau social </em>».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation maintenue dans l&rsquo;attente de </strong><strong>réponses </strong></h2>
<figure id="attachment_55107" aria-describedby="caption-attachment-55107" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55107" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8865-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55107" class="wp-caption-text">Le blocus du service étranger de la préfecture de Mayotte va se poursuivre jusqu&rsquo;à l&rsquo;entrevue avec le préfet, Frédéric Poisot.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En attendant leur entretien prévu lundi prochain avec le préfet, les « Femmes Leaders » assurent qu&rsquo;elles poursuivront leur mobilisation devant la préfecture. La suite du mouvement dépendra des réponses qui leur seront apportées à l&rsquo;issue de cette rencontre.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On verra après la réunion, je ne décide pas seule. Nous en discuterons avec les autres responsables et nous aviserons en fonction des réponses du préfet</em>  », affirme-t-elle.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/une-mobilisation-des-femmes-leaders-devant-la-prefecture-de-mayotte-marquee-par-des-tensions/">Une mobilisation des « Femmes Leaders » devant la préfecture de Mayotte marquée par des tensions</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Résultats du bac 2026 : l&#8217;explosion de joie et le poids du stress</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/resultats-du-bac-2026-lexplosion-de-joie-et-le-poids-du-stress/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 01:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[éducation|Mayotte|rectorat|résultats baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[lycée Petite-Terre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi 6 juillet 2026, les cours de récréation des lycées de l'île aux Parfums ont vibré face aux résultats du baccalauréat. Au lycée de Petite-Terre les émotions oscillaient entre larmes de soulagement et de tristesse.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;ambiance était électrique lundi matin devant les grilles du lycée de Petite-Terre. La musique gronde, poussée par les basses d&rsquo;une enceinte apportée par des élèves. On danse, on s&rsquo;enlace, on crie. À Mayotte, l&rsquo;obtention du précieux sésame revêt une dimension particulièrement collective : c&rsquo;est la réussite de toute une famille, parfois de tout un village, qui se joue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le fruit d&rsquo;un travail acharné</strong></h2>
<figure id="attachment_55100" aria-describedby="caption-attachment-55100" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55100" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5974-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5974-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5974-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5974-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5974-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5974-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5974.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55100" class="wp-caption-text">Les surveilants du lycée de Petite-Terre felicitent les élèves qui ont obtenu leur bac. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Madi Baco Anzifati, élève en terminale générale, la délivrance est totale. Admise avec une moyenne de 11,67, elle peine encore à réaliser. <em>« Je n&rsquo;avais pas confiance en moi. Quand j&rsquo;ai vu les résultats, je voulais jeter mon téléphone ! Aujourd&rsquo;hui, on va manger du riz, c&rsquo;est la fête au village »</em>. Pour elle, ce succès est le fruit d’un travail acharné, loin des clichés des réseaux sociaux : <em>« Il y a des gens qui ont menti sur TikTok en disant que le bac c’est de l’eau. Ce n&rsquo;est pas du tout de l’eau ! »</em>, assure-t-elle. Avec ses spécialités mathématiques et SVT, Madi Baco a trouvé l&rsquo;année intense, notamment l&rsquo;épreuve de mathématiques qu&rsquo;elle juge <em>« très difficile »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Qu&rsquo;importe, son avenir est désormais tracé, elle s&rsquo;envolera bientôt pour Montpellier afin d&rsquo;y entamer ses études supérieures.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Je savais que j’allais l’avoir » </em></strong></h2>
<figure id="attachment_55097" aria-describedby="caption-attachment-55097" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55097" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5964-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5964-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5964-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5964-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5964-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5964-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5964.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55097" class="wp-caption-text">Moindjie Mze Saanda était sûre d&rsquo;elle quand elle a passé son bac. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Du côté de la filière professionnelle, le sourire est tout aussi radieux pour Moindjie Mze Saanda. Scolarisée en bac pro Métiers de l&rsquo;accueil, elle décroche son diplôme avec la mention Bien. <em>« Je n&rsquo;étais pas trop stressée, je savais que j&rsquo;allais l&rsquo;avoir au premier coup, je visais juste la mention et je l&rsquo;ai eue »</em>, déclare-t-elle avec assurance. Pour sa classe de 32 élèves, l&rsquo;année s&rsquo;achève sur un bilan très positif, avec seulement six camarades envoyés au rattrapage. Moindjie, elle, n&rsquo;aura pas à quitter l&rsquo;île tout de suite : elle intègrera dès la rentrée prochaine un BTS Tourisme au lycée de Kawéni.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong> </strong><strong>Le défi du rattrapage </strong></h2>
<figure id="attachment_55099" aria-describedby="caption-attachment-55099" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55099" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5971-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5971-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5971-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5971-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5971-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5971-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/2T8A5971.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55099" class="wp-caption-text">Certains jeunes attendent leurs amis avec impatience devant le lycée. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une lycéenne de terminale générale, qui avait opté pour le binôme SVT et physique-chimie, accuse le coup après avoir été recalée au premier tour. « Au début de l&rsquo;année, les cours étaient plutôt simples, mais au fur et à mesure, c&rsquo;est devenu beaucoup plus compliqué et intense », confie-t-elle, les yeux encore embués par les larmes du matin. Ayant échoué à son grand oral, elle doit désormais se préparer pour l&rsquo;épreuve de la deuxième chance, les rattrapages, prévus dès ce mercredi 8 juillet sur Grande-Terre. Avec 96 points à rattraper, le défi est immense, mais ses parents restent présents pour la soutenir. Un contraste qui résume toute la complexité du baccalauréat à Mayotte.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour les uns, le diplôme est un passeport immédiat vers le déracinement et les amphis de métropole. Pour les autres, il reste une forteresse à conquérir et ce dès mercredi matin avec les épreuves de rattrapage. Derrière les scènes de liesse et les klaxons qui résonnaient, le baccalauréat rappelle aussi sa dureté.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Léo Vignal</strong></p>
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		<title>Blocage de la préfecture : deux altercations éclatent, les forces de l&#8217;ordre interviennent</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 08:44:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Altercations]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes leaders]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55039</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux altercations distinctes ont éclaté ce lundi 6 juillet en milieu de matinée devant la préfecture de Mamoudzou, à Mayotte, sur fond de blocage des demandes de séjour. Un homme impliqué dans l’un des incidents est reparti avec les forces de l’ordre pour déposer plainte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/">Blocage de la préfecture : deux altercations éclatent, les forces de l&rsquo;ordre interviennent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La tension était à son comble ce lundi 6 juillet en milieu de matinée devant la préfecture de Mayotte à Mamoudzou. Deux altercations distinctes ont éclaté dans un contexte de blocage récurrent du service des demandes de séjour. Un homme impliqué dans l’un des incidents a quitté les lieux avec les forces de l’ordre afin de déposer plainte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un contexte de blocage récurrent du service des demandes de séjour</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La veille, dimanche 5 juillet, une usagère alertait sur une situation administrative dégradée, évoquant des difficultés d’accès aux rendez-vous, des appels restés sans réponse et des mails sans retour. Elle déclarait que plusieurs personnes se trouvaient en attente de rendez-vous pour des demandes de visa long séjour et appelait à une amélioration de l’accès au service.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><em>« Aucun rendez-vous possible, injoignable au téléphone et personne ne répond aux mails. Nous sommes plusieurs en attente de rendez-vous pour une demande de visa long séjour. Nous sommes en droit d’être reçus et de pouvoir déposer honnêtement notre dossier. C’est un service public, pourquoi est-ce bloqué ? »</em>, indiquait-elle à la presse.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Dans ce même contexte, un homme avait annoncé sa présence devant la préfecture, le lendemain, soit le lundi 6 juillet, fin de dénoncer ces difficultés et d’interpeller sur la situation du service public.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Deux altercations successives devant la préfecture</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Selon plusieurs témoins, lundi matin, une première altercation a opposé une femme leader à une passante venue dénoncer le blocage de la préfecture et le comportement des manifestantes. Les deux femmes ont failli en venir aux mains avant d’être séparées par des personnes présentes sur place.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Une seconde altercation est ensuite survenue entre les femmes leaders et l’homme présent sur les lieux. Les manifestantes l’accusent de les filmer depuis plusieurs jours sans leur consentement et de diffuser des vidéos sur TikTok.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Ici, c’est chez nous, c’est la préfecture de Mayotte »</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd">De son côté, l’homme affirme être présent pour dénoncer les difficultés d’accès à la préfecture et indique avoir été pris à partie lors de la réalisation de vidéos. Les femmes leaders lui auraient demandé à plusieurs reprises de ne pas les filmer.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À l’issue de l’incident, l’homme a quitté les lieux avec les forces de l’ordre afin de déposer plainte. Il présentait des égratignures au niveau des coudes, qu’il attribue à un frottement contre un mur lors de l’altercation. Une des femmes leaders s’est également blessée à un doigt. Au cours des tensions, plusieurs femmes leaders ont scandé : <em>« Ici, c’est chez nous, c’est la préfecture de Mayotte ».</em> Les circonstances précises de ces deux incidents devront être établies.</p>
<p>Mathilde Hangard et Shanyce Mathias Ali</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/blocage-de-la-prefecture-deux-altercations-eclatent-les-forces-de-lordre-interviennent/">Blocage de la préfecture : deux altercations éclatent, les forces de l&rsquo;ordre interviennent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les lycéens de Mayotte découvrent les résultats du baccalauréat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/les-lyceens-de-mayotte-decouvrent-les-resultats-du-baccalaureat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 08:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bac 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[lycée]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée Bamana]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55041</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les résultats du premier tour du baccalauréat ont été publiés ce lundi 6 juillet matin à Mayotte. Les lycéens de l'île ont appris leur sort dans une atmosphère mêlant attente, soulagement et émotion.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/les-lyceens-de-mayotte-decouvrent-les-resultats-du-baccalaureat/">Les lycéens de Mayotte découvrent les résultats du baccalauréat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils étaient nombreux ce lundi 6 juillet matin devant les grilles de leurs établissements scolaires. À Mayotte, les candidats au baccalauréat ont pris connaissance dès 9 heures, des résultats affichés du premier tour des séries générale, technologique et professionnelle. Première académie à publier les résultats au niveau national, Mayotte a ouvert la séquence des annonces pour la session 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les lycées de l&rsquo;île, dont le lycée Younoussa Bamana à Mamoudzou, élèves et familles se sont rassemblés dès le début de la matinée pour consulter les listes des admis ou vérifier les résultats en ligne. Les annonces ont été accueillies par des scènes de joie pour les nouveaux bacheliers, tandis que d&rsquo;autres candidats devront se présenter aux épreuves de rattrapage. Le second groupe d&rsquo;épreuves est prévu dans les prochains jours. Les résultats définitifs seront communiqués le 10 juillet.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/les-lyceens-de-mayotte-decouvrent-les-resultats-du-baccalaureat/">Les lycéens de Mayotte découvrent les résultats du baccalauréat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Grand Oral du bac à Mayotte : la FCPE dénonce des pressions sur les jurys, le rectorat oppose un démenti</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/grand-oral-du-bac-a-mayotte-la-fcpe-denonce-des-pressions-sur-les-jurys-le-rectorat-oppose-un-dementi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 02:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[FCPE]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Oral]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54953</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des jurys de Grand Oral ont-ils subi des pressions pour revoir les notes des candidats à la baisse ? C'est l'accusation portée par la FCPE Mayotte dans un communiqué publié en fin de semaine dernière. Le rectorat réfute ces allégations, affirme avoir procédé à des vérifications et rappelle que les procédures d'harmonisation sont prévues par les textes nationaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/grand-oral-du-bac-a-mayotte-la-fcpe-denonce-des-pressions-sur-les-jurys-le-rectorat-oppose-un-dementi/">Grand Oral du bac à Mayotte : la FCPE dénonce des pressions sur les jurys, le rectorat oppose un démenti</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À peine les dernières épreuves du baccalauréat achevées, une polémique s&rsquo;invite dans l&rsquo;académie de Mayotte. Dans un communiqué diffusé jeudi 2 juillet, la fédération des conseils de parents d&rsquo;élèves (FCPE) Mayotte affirme avoir recueilli des <em>« informations concordantes »</em> faisant état de pressions qui auraient été exercées sur certains membres de jury afin de revoir à la baisse les notes attribuées lors du Grand Oral, l&rsquo;épreuve terminale phare du baccalauréat.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;organisation de parents d&rsquo;élèves affirme avoir procédé à une<em> « vérification approfondie »</em> et soutient que cette situation concernerait <em>« l&rsquo;ensemble des lycées du territoire ».</em> Si les faits étaient avérés, estime la fédération, ils constitueraient <em>« une atteinte particulièrement grave aux principes d&rsquo;équité, d&rsquo;impartialité et de souveraineté des jurys d&rsquo;examen ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la dénonciation, la FCPE demande au rectorat de garantir publiquement le respect de la souveraineté des jurys, la transparence des procédures d&rsquo;harmonisation, l&rsquo;absence de toute pression sur les examinateurs et la préservation des droits des candidats, alors que <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/resultats-du-bac-et-du-brevet-2026-a-quelle-date-et-a-quelle-heure-seront-ils-disponibles/">les résultats du baccalauréat à Mayotte vont être révélés ce lundi 6 juillet</a>, soit avec une journée d’avance sur la publication officielle nationale prévue le lendemain, mardi 7 juillet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le rectorat dément et réclame des éléments</b></h2>
<figure id="attachment_39443" aria-describedby="caption-attachment-39443" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39443" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-300x138.png" alt="Mayotte, Mtsamboro, collectif, enseignants, impayés," width="300" height="138" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-300x138.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-1024x471.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-768x353.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-1536x707.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-150x69.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-696x320.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-1068x491.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-1920x883.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11-1320x607.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/Capture-decran-2025-10-20-a-14.22.11.png 1978w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-39443" class="wp-caption-text">Le rectorat assure n&rsquo;avoir relevé aucun élément objectivé attestant de pressions sur les jurys et défend une procédure d&rsquo;harmonisation conforme aux règles nationales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Interrogé par la presse locale, le rectorat de Mayotte répond point par point aux accusations dans un communiqué transmis le vendredi 3 juillet 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un courrier adressé au président de la FCPE, il indique être « <em>dans l&rsquo;attente d&rsquo;éléments complémentaires permettant d&rsquo;étayer davantage la situation »</em> présentée par la fédération. Le rectorat rappelle d&rsquo;abord que le Grand Oral est une épreuve nationale dont les modalités d&rsquo;organisation sont identiques sur l&rsquo;ensemble du territoire français.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les jurys d&rsquo;examen exercent leur mission en toute indépendance, dans le respect des critères nationaux d&rsquo;évaluation et des grilles officielles »</em>, indique-t-il. Même position concernant une éventuelle demande de modification des notes : <em>« Les examinateurs demeurent seuls responsables des notes qu&rsquo;ils attribuent au regard de la prestation des candidats ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une harmonisation prévue par les textes</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le rectorat insiste également sur la procédure d&rsquo;harmonisation, souvent mal connue du grand public. Comme pour les autres épreuves du baccalauréat, cette phase vise à garantir une égalité de traitement entre les candidats en analysant les écarts de notation pouvant exister entre différentes commissions.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque des différences significatives apparaissent au regard des références nationales ou académiques, elles peuvent donner lieu à un examen collégial. Selon le rectorat, cette procédure <em>« ne poursuit aucun objectif de modification systématique des notes »</em> et <em>« ne saurait être assimilée à une remise en cause de l&rsquo;indépendance des examinateurs ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des vérifications menées en 24 heures</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur les accusations de pressions, la réponse est ferme : <em>« À ce jour, le rectorat ne dispose d&rsquo;aucun élément objectivé permettant d&rsquo;établir l&rsquo;existence de pressions exercées sur les membres des jurys ». </em>Cette affirmation soulève néanmoins une question : comment l&rsquo;administration académique a-t-elle pu conclure aussi rapidement à l&rsquo;absence d&rsquo;éléments objectivés ?</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé par notre rédaction, le cabinet du rectorat indique avoir <em>« fait le point avec eux »</em>, en référence aux jurys concernés. L&rsquo;administration n&rsquo;a en revanche pas précisé quelles personnes avaient été consultées ni selon quelles modalités ces vérifications avaient été conduites. Le rectorat ajoute que, lorsque des faits précis, circonstanciés et étayés sont portés à sa connaissance, ils font naturellement l&rsquo;objet des vérifications appropriées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un enseignant décrit une réalité inverse</b></h2>
<figure id="attachment_14308" aria-describedby="caption-attachment-14308" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Lumieres-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14308" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Lumieres-jpeg-300x211.webp" alt="ARS, eau, Mayotte, rectorat" width="300" height="211" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Lumieres-jpeg-300x211.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Lumieres-jpeg-768x540.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Lumieres-jpeg-150x105.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Lumieres-jpeg-696x489.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycee-Lumieres-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-14308" class="wp-caption-text">Certains enseignants interrogés évoquent au contraire un climat de « grande bienveillance » envers les candidats.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si la FCPE affirme avoir recueilli plusieurs signalements, certains témoignages d&rsquo;enseignants recueillis par notre rédaction ne vont pas tous dans le même sens. Un professeur ayant siégé cette année dans les jurys du Grand Oral d&rsquo;un lycée de Kawéni décrit une situation presque opposée à celle évoquée par la fédération. <em>« J&rsquo;aurais plutôt tendance à penser le contraire. On nous a fortement poussés à l&rsquo;extrême bienveillance »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon cet enseignant, les différentes réunions auxquelles il a participé allaient systématiquement dans le même sens. <em>« Chaque commission spécialisée à laquelle j&rsquo;ai assisté en tant que jury de Grand Oral ou de spécialité, on nous a toujours bien fait comprendre qu&rsquo;il fallait s&rsquo;adapter au territoire, comme d&rsquo;habitude. Au contraire, j&rsquo;avais l&rsquo;impression que si j&rsquo;étais trop sévère, cela aurait pu m&rsquo;être reproché ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Harmonisation ou pression ?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Toute la difficulté réside dans cette distinction. L&rsquo;harmonisation est une étape normale des examens nationaux. Elle permet d&rsquo;éviter des écarts importants de notation entre différents jurys et participe à l&rsquo;égalité de traitement des candidats.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais lorsque des examinateurs ont le sentiment que leur appréciation est remise en question, la frontière entre une harmonisation légitime et une pression ressentie peut devenir source de tensions.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;affaire est donc loin d&rsquo;être tranchée. D&rsquo;un côté, la FCPE Mayotte maintient ses accusations et demande que toute la lumière soit faite sur le déroulement des opérations d&rsquo;harmonisation. De l&rsquo;autre, le rectorat affirme ne disposer d&rsquo;aucun élément objectivé corroborant ces allégations, tout en indiquant avoir procédé à des vérifications auprès des jurys concernés et rester dans l&rsquo;attente d&rsquo;éléments complémentaires susceptibles d&rsquo;être examinés.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&rsquo;état, deux récits s&rsquo;opposent sans qu&rsquo;aucun ne soit, à ce stade, étayé par des preuves rendues publiques. Une situation qui rappelle combien les procédures d&rsquo;harmonisation, pourtant prévues par les textes, peuvent susciter des interrogations lorsqu&rsquo;elles touchent à un examen aussi symbolique que le baccalauréat.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus encore à Mayotte, où l&rsquo;école cristallise régulièrement les débats sur l&rsquo;égalité des chances, le niveau scolaire et la valeur des diplômes. Dans un département où revient fréquemment, à tort ou à raison, l&rsquo;idée selon laquelle le baccalauréat serait <em>« plus facilement obtenu qu&rsquo;ailleurs »</em>, la moindre suspicion autour des modalités d&rsquo;évaluation nourrit inévitablement les doutes. Raison de plus pour que toute la transparence soit faite sur les conditions dans lesquelles les jurys ont exercé leur mission.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/grand-oral-du-bac-a-mayotte-la-fcpe-denonce-des-pressions-sur-les-jurys-le-rectorat-oppose-un-dementi/">Grand Oral du bac à Mayotte : la FCPE dénonce des pressions sur les jurys, le rectorat oppose un démenti</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Transports publics gratuits ou pas… il va falloir payer</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/transports-publics-gratuits-ou-pas-il-va-falloir-payer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 02:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité Organisatrice de la Mobilité (AOM)]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamissi]]></category>
		<category><![CDATA[politique tarifaire]]></category>
		<category><![CDATA[transports publics urbains]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54722</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous pourrions écrire : nous y sommes ! Tous les sujets que nous avons abordés avec l’ingénieur en mobilité Mohamed Hamissi commencent à transpirer au fur et à mesure de la mise en place des services de transport en commun par les collectivités qui en ont la charge. Alors comment mettre en place une solidarité ciblée des tarifs dans une logique de gouvernance construite entre les autorités compétentes ?</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/transports-publics-gratuits-ou-pas-il-va-falloir-payer/">Transports publics gratuits ou pas… il va falloir payer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Rappelons qu’en France, la politique tarifaire des transports publics urbains relève de la compétence de l&rsquo;Autorité Organisatrice de la Mobilité (AOM) exercée à Mayotte par les communautés d&rsquo;agglomération, les communautés de communes et le Département-Région. Ce sont elles qui définissent les principes de tarification et fixe ou homologue les tarifs, conformément à l&rsquo;article L.1221-5 du Code des transports. Dans le 101<sup>ème</sup> département, entre gratuité totale et modèle payant, les choix tarifaires qui seront opérés par les autorités organisatrices de la mobilité auront des conséquences durables sur le financement, la qualité et le développement des transports publics. Dans cet entretien, Mohamed Hamissi revient sur les enjeux économiques de la tarification, les défis du financement des réseaux et les choix structurants auxquels le territoire est aujourd&rsquo;hui confronté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce que vous appelez « politique tarifaire » sert-elle seulement à faire entrer de l’argent dans les caisses ?</strong></p>
<figure id="attachment_30033" aria-describedby="caption-attachment-30033" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30033 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-300x261.jpeg" alt="Mobilité, Mayotte, AOM, CADEMA, bus, taxis" width="300" height="261" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-300x261.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-768x668.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-150x131.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus-696x606.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/MOhamed-Hamissi-caribus.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30033" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi : « Il faut passer d&rsquo;une logique d&rsquo;offre de transport à une véritable logique d&rsquo;offre de mobilité qui intègre de nombreux critères ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi :</strong> La tarification des transports publics a trois grandes fonctions. Tout d’abord, celle de contribuer bien sûr au financement du service. La deuxième, à orienter la demande grâce au signal-prix. Et la troisième répond à un objectif de redistribution sociale ou territoriale. Chaque acteur concerné appréhende cependant la tarification de manière différente. Pour les usagers, elle représente un élément du coût du déplacement, au même titre que le temps de trajet ou le confort. Pour les opérateurs, les recettes tarifaires contribuent à l&rsquo;équilibre financier du réseau. Pour les collectivités, elles constituent un moyen d&rsquo;encourager l&rsquo;usage des transports publics tout en limitant les externalités négatives liées aux déplacements : congestion routière, pollution, bruit ou encore insécurité routière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment concilier les attentes des usagers, des opérateurs et des collectivités si leurs objectifs divergent ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>La difficulté réside précisément dans le fait que ces objectifs ne vont pas toujours dans le même sens. Les autorités organisatrices de la mobilité cherchent à développer la fréquentation du réseau, à maintenir des tarifs attractifs, à favoriser la multimodalité et à limiter les exclusions. Les opérateurs, de leur côté, souhaitent couvrir leurs coûts et simplifier la gestion du système tarifaire. Quant aux usagers, ils attendent avant tout un service accessible, simple à utiliser et financièrement abordable. Pour concilier ces intérêts, il appartient à l&rsquo;Autorité Organisatrice de la Mobilité d&rsquo;arbitrer entre les objectifs économiques, sociaux et environnementaux du service public de transport. À Mayotte, certaines AOM pourraient être tentées de réduire la contribution des usagers en faisant reposer davantage le financement du réseau sur le versement mobilité acquitté par les employeurs publics et privés, ainsi que sur les contributions des collectivités, donc, in fine, des contribuables déjà fortement sollicités. Une telle stratégie, que je considère comme inéquitable à l&rsquo;échelle de notre département, se heurte toutefois à une réalité géographique majeure : le produit du versement mobilité ne serait réellement significatif que sur le territoire de la CADEMA, où se concentre l&rsquo;essentiel des établissements de plus de 11 salariés assujettis à cette taxe. Pour les autres intercommunalités de l&rsquo;île, ce levier demeure très limité. Cette situation illustre toute la difficulté de construire un modèle économique durable des transports publics à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un réseau de transport très fréquenté est-il forcément économiquement performant ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Pas nécessairement. Un réseau peut être très fréquenté tout en demeurant fortement déficitaire, parce que gratuit, ou avec des recettes tarifaires faibles. Des bus pleins ne sont donc pas automatiquement synonymes de bonnes recettes. La fréquentation mesure avant tout l&rsquo;utilité sociale d&rsquo;un réseau, les recettes commerciales, elles, dépendent de la politique tarifaire et de la contribution effective des usagers. Pour autant, les recettes tarifaires ne pourront jamais, à elles seules, couvrir l&rsquo;ensemble des coûts d&rsquo;exploitation et d&rsquo;investissement d&rsquo;un réseau de transport public. L&rsquo;enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre la contribution des usagers et le financement public afin de garantir la soutenabilité économique du service. À Mayotte, cette question est d&rsquo;autant plus importante qu&rsquo;il n&rsquo;est pas rare d&rsquo;observer déjà des cars urbains et interurbains circulant avec un très faible taux de remplissage. Or, un véhicule qui roule presque à vide supporte des coûts d&rsquo;exploitation quasiment identiques à ceux d&rsquo;un véhicule bien rempli, tandis que les recettes tarifaires diminuent fortement. Le véritable défi est donc de construire un modèle économique durable permettant de financer l&rsquo;exploitation, mais aussi les investissements indispensables à l&rsquo;amélioration du service.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La gratuité totale est-elle envisageable sur un territoire comme Mayotte ?</strong></p>
<figure id="attachment_14284" aria-describedby="caption-attachment-14284" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-14284 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-225x300.webp" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4327-scaled-1-jpg.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-14284" class="wp-caption-text">Les anciennes navettes Cadema avaient rencontré un vif succès&#8230; notamment parce que gratuites.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Rappelons que la loi d&rsquo;orientation des mobilités de 2019 a consacré le droit à la mobilité en garantissant à chacun des conditions raisonnables d&rsquo;accès, de qualité et de coût. L&rsquo;objectif n&rsquo;est donc pas nécessairement la gratuité, mais un prix qui ne constitue pas un frein à l&rsquo;accès à l&#8217;emploi, à l&rsquo;éducation, aux soins ou aux services publics. Dans cette logique, une tarification sociale ou une gratuité ciblée peuvent constituer des réponses plus adaptées qu&rsquo;une gratuité généralisée. Dans notre département, au regard du contexte social et des besoins de mobilité de plus en plus importants et diversifiés, la tentation de la gratuité des transports publics peut paraître légitime pour certaines autorités organisatrices de la mobilité. Mais il faut savoir que derrière un principe simple et séduisant se cache une réalité complexe : lorsqu&rsquo;un usager ne paie plus, quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre finance le service à sa place. Donc en matière de transports publics, rien n&rsquo;est véritablement gratuit. Le coût du service demeure et doit être supporté par la collectivité, principalement par l&rsquo;impôt.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui peut justifier une hausse des tarifs des transports publics ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Dans le cas de la traversée maritime entre Grande-Terre et Petite-Terre, pour laquelle le Département-Région a annoncé une hausse des tarifs, la situation est particulière, car les usagers ne disposent d&rsquo;aucune véritable alternative pour leurs déplacements quotidiens. Cette position de monopole renforce l&rsquo;obligation de la collectivité d&rsquo;offrir un service public de qualité. Une évolution tarifaire ne peut donc être pleinement justifiée que si elle s&rsquo;accompagne d&rsquo;engagements concrets en matière de régularité, de sécurité, de confort, de capacité d&rsquo;accueil, de fiabilité du service et de modernisation des infrastructures. Les usagers sont en droit d&rsquo;attendre une amélioration perceptible de la qualité du service en contrepartie de l&rsquo;effort financier qui leur est demandé. Or, sur ces différents aspects, les défis auxquels le Département-Région est confronté demeurent considérables.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tranchons le débat : êtes-vous pour ou contre une gratuité générale ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Je pense qu&rsquo;en matière de transports publics, trop de social peut finir par nuire au social. Pour ma part, je suis opposé à la gratuité généralisée des transports publics. En tant qu&rsquo;usager régulier des taxis collectifs, je n&rsquo;ai jamais entendu un client se plaindre du prix des trajets. En revanche, les plaintes portent surtout sur le manque de taxis, les temps d&rsquo;attente ou le refus de desservir certains secteurs. Cela montre que le prix n&rsquo;est pas le seul critère de choix. Les horaires, la qualité du service, les temps de parcours, la disponibilité des transports et l&rsquo;organisation du territoire comptent tout autant, voire davantage, dans les choix de déplacement. Je ne dis pas qu&rsquo;il ne faut pas de solidarité. Au contraire, elle est indispensable. Mais elle doit être ciblée vers ceux qui en ont réellement besoin, plutôt que de bénéficier indistinctement à tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Concrètement, comment fait-on pour fixer le juste prix d&rsquo;un ticket ?</strong></p>
<figure id="attachment_11836" aria-describedby="caption-attachment-11836" style="width: 251px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-11836 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-251x300.jpg" alt="" width="251" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-251x300.jpg 251w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-856x1024.jpg 856w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-768x919.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-1284x1536.jpg 1284w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-1712x2048.jpg 1712w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-150x179.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-300x359.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-696x833.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-1068x1278.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589-1320x1579.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4266-scaled-e1687282291589.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11836" class="wp-caption-text">Passer d&rsquo;un ticket spécifique à une offre globale de transport public.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Fixer le prix d&rsquo;un ticket de transport est loin d&rsquo;être un exercice simple. Une politique tarifaire doit répondre à plusieurs objectifs qui ne vont pas toujours dans le même sens : contribuer au financement du service, encourager les habitants à utiliser davantage les transports publics et garantir un accès à la mobilité pour tous. Pour répondre à ces enjeux, les autorités organisatrices peuvent mettre en place une tarification différenciée. Le principe est d&rsquo;adapter le prix payé par l&rsquo;usager en fonction de plusieurs critères : la distance parcourue, la fréquence d&rsquo;utilisation, l&rsquo;heure du déplacement ou encore le profil du voyageur (étudiant, senior, personne en situation de précarité, etc.). Il n&rsquo;existe donc pas de tarif universel. Une politique tarifaire doit être construite en fonction des réalités du territoire, des habitudes de déplacement, des capacités financières des collectivités et des besoins des différents publics. Le véritable défi consiste à trouver un équilibre entre des usagers qui souhaitent des transports accessibles, des opérateurs qui doivent garantir la viabilité économique du réseau et des collectivités qui poursuivent des objectifs à la fois sociaux, économiques et environnementaux. Tout cela se construit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À Mayotte, on se focalise souvent sur le prix de la barge ou du car. Est-ce la bonne approche ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Dans notre département, nous raisonnons encore principalement par mode de transport, ce qui est logique puisque nous sommes au tout début du développement des transports publics. Nous parlons du prix du ticket de barge, du billet de car ou encore de la hausse annoncée des tarifs de la traversée maritime. Pourtant, l&rsquo;enjeu dépasse aujourd&rsquo;hui le simple prix d&rsquo;un trajet. Du point de vue de l&rsquo;usager, ce qui compte réellement – et que nous analysons encore trop peu – ce n&rsquo;est pas le mode de transport utilisé, mais la possibilité d&rsquo;accomplir une activité : aller travailler, faire ses courses, se rendre à un rendez-vous médical, suivre une formation ou accéder à un service public. Autrement dit, l&rsquo;usager ne recherche pas un bus, une barge ou un car ; il recherche une solution de mobilité. Cette évolution change profondément la manière de penser la tarification. La mobilité devient un véritable bouquet de services associant bus, cars, barges, vélo, marche, covoiturage ou encore d&rsquo;autres solutions qui pourront apparaître demain. La question n&rsquo;est alors plus seulement : Combien coûte un ticket ? mais plutôt : Combien sommes-nous prêts à payer pour disposer d&rsquo;un ensemble de solutions permettant de nous déplacer simplement et efficacement ? Mais si l&rsquo;on raisonne en termes de mobilité plutôt qu&rsquo;en termes de transport, le défi devient beaucoup plus important pour les autorités organisatrices. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de gérer un réseau, mais de coordonner plusieurs services, plusieurs opérateurs et plusieurs modèles économiques. Cela suppose de partager les recettes entre les différents acteurs, d&rsquo;utiliser des outils communs et de construire une gouvernance capable de prendre des décisions dans l&rsquo;intérêt du territoire plutôt que de chaque réseau pris isolément. À mon sens, c&rsquo;est précisément à ce niveau que se situe aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des principaux défis de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l&rsquo;usager, cela implique donc un ticket unique pour tous ces services comme vous l’aviez déjà suggéré&#8230;</strong></p>
<figure id="attachment_54839" aria-describedby="caption-attachment-54839" style="width: 237px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54839 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-237x300.jpeg" alt="" width="237" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-237x300.jpeg 237w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-809x1024.jpeg 809w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-768x972.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-150x190.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-300x380.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-696x881.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-500x633.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou-800x1012.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Salle-dattente-de-la-gare-maritime-Mamoudzou.jpeg 900w" sizes="auto, (max-width: 237px) 100vw, 237px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54839" class="wp-caption-text">Le hall d&rsquo;attente de la gare maritime de Mamoudzou fait pleinement partie des services rendus aux usagers et mérite donc des investissements à la hauteur des enjeux de la modernisation des transports publics.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Bien sûr, et c&rsquo;est un sujet particulièrement complexe. Pouvoir utiliser différents services de transport sans avoir à acheter une multitude de tickets ou à comprendre des grilles tarifaires complexes renvoie directement à la question de la billettique. Or, la réussite d&rsquo;un projet de billettique multimodale dépend moins de la technologie que de la capacité des acteurs à travailler ensemble. C&rsquo;est la raison pour laquelle les questions de gouvernance, de billettique et d&rsquo;intégration tarifaire devraient être anticipées dès maintenant dans notre département, avant que chaque réseau ne développe ses propres outils et ses propres règles de fonctionnement. Nous avions en effet alerté sur ce point à plusieurs reprises, mais notre message n&rsquo;a malheureusement pas été entendu. Mettre en place un support de transport commun implique de mutualiser des données, des recettes, une image commune, une stratégie commerciale et de définir des règles communes d&rsquo;utilisation des titres de transport. Or, nous constatons que, dans notre département, chaque autorité organisatrice souhaite, légitimement, conserver la maîtrise de ses projets, de son calendrier d&rsquo;investissement et de sa relation avec les usagers. Ces intérêts, bien que compréhensibles, expliquent pourquoi les projets d&rsquo;intégration tarifaire sont souvent plus complexes à mettre en œuvre que les solutions techniques elles-mêmes.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans cette chaîne, qui est le véritable pilote des recettes commerciales ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>La responsabilité des recettes commerciales est partagée entre plusieurs acteurs. L’autorité organisatrice de la mobilité définit la politique tarifaire : niveau des prix, gratuité, réductions sociales et structure globale des titres de transport. Elle fixe également le cadre du service et les objectifs assignés au réseau. L’opérateur, lui, ne fait pas que faire rouler les bus ou les cars : il agit directement sur la réalisation de ces recettes. Par la qualité de service, la régularité de l’offre, l’information voyageurs, la billettique, la commercialisation et la lutte contre la fraude, il influence fortement la fréquentation du réseau et donc les recettes effectives. Dans certains cas, un gestionnaire de réseau peut s’intercaler entre les deux. Il assure alors le pilotage global du système, le suivi des performances, la coordination des opérateurs, la gestion de la billettique, la sécurité et parfois la répartition des recettes.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce partage des rôles entre plusieurs acteurs ne risque-t-il pas de diluer les responsabilités ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Oui, mais il faut rappeler qu’il s’agit d’un choix politique, il n’est pas imposé. Lorsque les rôles sont répartis entre autorité organisatrice, gestionnaire et opérateur, chacun agit sur une partie du système : la stratégie pour l’un, l’exploitation pour l’autre, la coordination pour un troisième. En théorie, cette organisation permet une meilleure spécialisation. Mais en pratique, elle peut aussi créer une forme de responsabilités fragmentées. Le risque est qu’aucun acteur ne soit pleinement comptable de la performance globale du réseau. Chacun peut optimiser son propre périmètre sans garantir la cohérence d’ensemble : l’autorité sur les objectifs politiques, l’opérateur sur ses contraintes d’exploitation, et le gestionnaire sur ses missions de performance du réseau. C’est pourquoi ces modèles ne fonctionnent réellement que si la gouvernance reste forte et lisible, avec une autorité organisatrice en capacité de piloter finement l’ensemble et d’arbitrer entre les acteurs. Sans cela, la complexité organisationnelle peut devenir un facteur de fragilisation du service public plutôt qu’un levier de performance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les collectivités à Mayotte font massivement appel à des cabinets extérieurs pour concevoir ces réseaux. Est-ce un risque ?</strong></p>
<figure id="attachment_54841" aria-describedby="caption-attachment-54841" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54841 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage-300x248.jpeg" alt="" width="300" height="248" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage-300x248.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage-768x634.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage-150x124.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage-696x574.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage-500x413.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage-800x660.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Ambulance-embouteillage.jpeg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54841" class="wp-caption-text">La coopération entre AOM pour réduire les embouteillages et donc les nuisances sociales et environnementales, est indispensable</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Nous ne sommes qu&rsquo;au début d&rsquo;un sujet particulièrement complexe et coûteux : celui de la mobilité. Face aux défis qui nous attendent, une autorité organisatrice de la mobilité qui ne développe pas sa propre expertise s&rsquo;expose à de nombreux risques de dérives. Les bureaux d&rsquo;études sont des partenaires indispensables à la réussite des projets, mais ils doivent demeurer des conseils au service des collectivités. L&rsquo;expertise publique doit rester le socle sur lequel s&rsquo;appuie la décision politique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En résumé ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>L&rsquo;usager des transports publics doit être au cœur de toute politique de mobilité, c&rsquo;est un principe fondamental qu&rsquo;il ne faut jamais perdre de vue. Il n&rsquo;est plus seulement un client qui paie son déplacement, il est aussi un consommateur de services et un citoyen dont les besoins et les attentes évoluent. Face à cette réalité, les collectivités et les autorités organisatrices de la mobilité doivent passer d&rsquo;une logique d&rsquo;offre de transport à une véritable logique d&rsquo;offre de mobilité. Cela suppose d&rsquo;accepter de repenser les services proposés, leur organisation, leur gouvernance et leur tarification. Pour réussir cette transformation dans notre département, il devient urgent de développer une véritable culture de la coopération entre les collectivités et de renforcer leur connaissance des besoins réels des usagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/transports-publics-gratuits-ou-pas-il-va-falloir-payer/">Transports publics gratuits ou pas… il va falloir payer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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