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	<title>Archives des Outre-Mer - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Outre-Mer - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 02:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[urgences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/27/a-mamoudzou-le-chm-se-prepare-a-leventualite-dun-cas-debola/">À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) concentre l’ensemble de l’offre de soins hospitaliers de l’île. Dans cet établissement public, le seul du département, les couloirs des urgences restent animés en continu. Bips de monitorage, allées et venues du personnel, afflux régulier de patients : le site fonctionne sans interruption.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hôpital, qui prend en charge une population estimée à plus de 345.000 habitants (Insee), est également la plus grande maternité de France. Il repose sur environ plus de 3.400 personnels, mais reste confronté à des difficultés de recrutement médical et à une activité soutenue. Malgré des investissements et une modernisation progressive de certains équipements, les équipes décrivent un établissement qui fonctionne souvent en conditions dégradées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les traces du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, sont encore visibles, notamment à l&rsquo;extérieur du site où certaines façades sont abîmées, quelques fenêtres endommagées, et des infiltrations constatées dans plusieurs services. À cela s’ajoute une pression sur les capacités d’accueil, notamment en période de crise sanitaire ou d’épidémie saisonnière, comme avec le paludisme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une capacité hospitalière robuste malgré un état de contrainte permanent</b></h2>
<figure id="attachment_52090" aria-describedby="caption-attachment-52090" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-52090" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, entrée, public," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6511-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52090" class="wp-caption-text">Devant l&rsquo;hôpital, les patients affluent comme habituellement. À l&rsquo;intérieur, une véritable « machine de guerre » sanitaire se déploie pour répéter les protocoles de prise en charge de la maladie Ebola.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’hypothèse d’un cas d’Ebola interroge directement la capacité de réponse du système hospitalier de l&rsquo;île. Le CHM ne dispose que de trois chambres d’isolement destinées aux pathologies infectieuses les plus sensibles. Une contrainte structurelle qui limite la prise en charge de maladies hautement contagieuses nécessitant des dispositifs lourds et des circuits strictement séparés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans les couloirs du CHM, le personnel est sur le pont et les protocoles sont répétés quotidiennement pour faire face à un éventuel cas. Près de 36 médecins urgentistes et 4 infectiologues sont notamment en poste pour répondre à l&rsquo;éventualité de cette crise. À ce sujet, la direction de l’hôpital insiste sur l’anticipation. <em>« Cette dernière semaine a servi à répéter les gestes et les connaissances de tous nos médecins et personnels paramédicaux »</em>, explique le docteur Xavier Hubert, chef du service des urgences et du SMUR, et référent médical de crise Ebola au CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux urgences, une tente spécifique a été installée devant l’entrée du service dans la cour extérieure. Elle doit permettre d’isoler un patient suspect dans les quinze premières minutes après son arrivée, avant son orientation vers un circuit dédié sous haute surveillance. <em>« On a une tente prévue devant les urgences pour accueillir un patient suspect »</em>, précise le médecin. À l&rsquo;intérieur des murs de l&rsquo;hôpital, le protocole prévoit une prise en charge strictement isolée afin de protéger les soignants et limiter tout risque de transmission, grâce à trois chambres d&rsquo;isolement, notamment une principale servant à isoler un patient potentiellement considéré comme étant dans un état grave.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le protocole permet d’isoler le patient et de protéger les soignants »</em>, ajoute le docteur Hubert, qui rappelle que les dispositifs ont été renforcés à plusieurs reprises lors de précédentes alertes sanitaires. À ce stade, le risque d&rsquo;importation du virus sur l&rsquo;île mahoraise est toutefois évalué comme <em>« faible »</em> pour le territoire, commente l&rsquo;urgentiste.</p>
<p style="text-align: justify;">La fragilité du système hospitalier est surtout liée à son environnement global. À Mayotte, plus de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et les conditions de logement restent souvent marquées par la promiscuité et des difficultés d’accès à l’eau. Ces facteurs sont régulièrement identifiés comme aggravants en cas de crise sanitaire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île sous pression sanitaire et des relais extérieurs nécessaires</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">« Oui ça m&rsquo;inquiète pour mon enfant mais j&rsquo;ai confiance », confie une maman à propos de l&rsquo;arrivée potentielle de la maladie sur le territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face aux limites de ses capacités internes, le CHM s’appuie régulièrement sur des renforts extérieurs, notamment le centre hospitalier universitaire (CHU) de La Réunion. Ce recours avait déjà été particulièrement mobilisé lors de la crise du Covid-19, lorsque plusieurs centaines de patients avaient été évacués par avion sanitaire afin de désengorger les services hospitaliers mahorais, à l&rsquo;occasion d&rsquo;un pont sanitaire aérien.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dépendance à des structures extérieures illustre un fonctionnement sous contrainte, où la gestion des crises repose sur des ajustements rapides et des transferts de patients. Dans le cas d’une maladie comme Ebola, cette organisation pourrait être sollicitée en cas de saturation des capacités locales.<em> « Les plans de montée en charge du CHM sont prêts (&#8230;) On a des dispositifs de recours à des renforts prévus avec la réserve sanitaire, mais aussi des établissements hospitaliers partenaires de La Réunion »,</em> rappelle le médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Tsoundzou, un camp de fortune au cœur des enjeux sanitaires</b></h2>
<figure id="attachment_52053" aria-describedby="caption-attachment-52053" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52053" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou, Ebola, risque, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-200x300.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-682x1024.jpeg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-768x1152.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1024x1536.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1365x2048.jpeg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-150x225.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-300x450.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-696x1044.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1068x1603.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-500x750.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-800x1200.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1280x1921.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1-1320x1981.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Camp-de-Tsoundzou-1.jpeg 1706w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52053" class="wp-caption-text">Dans le camp de Tsoundzou, certains réfugiés ont déjà été confrontés, directement ou indirectement, au virus Ebola et redoutent son arrivée sur l’île, tout en restant prudents face aux informations sanitaires concernant une éventuelle épidémie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du centre hospitalier, les autorités sanitaires prennent également en compte les conditions de vie sur le territoire. À Tsoundzou, sur la commune de Mamoudzou, un vaste camp de fortune s’est progressivement installé. Plusieurs centaines de personnes y vivent dans des abris de bâches et de tôles, dans des conditions de forte densité. Les habitants sont notamment originaires de la région des Grands Lacs, mais aussi du Soudan, de la Somalie ou d’Afghanistan. Beaucoup ont rejoint Mayotte après des parcours migratoires longs et fragmentés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, les allées sont étroites, la poussière omniprésente et la chaleur difficilement soutenable. Une rampe d’accès à l’eau structure certaines zones du site, mais les conditions de vie restent précaires. C’est dans ce contexte que la question sanitaire prend une dimension particulière.<em> « Chez nous, on connaît Ebola… on en a déjà entendu parler au pays. Mais ici, on espère surtout que ça ne va pas arriver »</em>, confie un homme d&rsquo;origine congolaise, réfugié dans le camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre alertes internationales et contraintes locales, le CHM s’inscrit dans une logique d’anticipation. <em>« Pour une fois on se prépare avant que la crise arrive »</em>, confie une infirmière polyvalente du CHM, confiante sur les dispositifs mis en place. Les protocoles sont testés chaque jour, les équipes formées, et les circuits d’isolement testés. Mais les moyens restent contraints par la structure même du système hospitalier insulaire. <em>« Le risque est jugé faible pour le territoire de Mayotte, mais cela nécessite évidemment de rester en alerte »</em>, résume encore le docteur Xavier Hubert.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bora Bora approuve le projet d&#8217;énergie thermique des mers (version à terre)</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/bora-bora-approuve-le-projet-denergie-thermique-des-mers-version-a-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 01:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Accès à l'eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[énergie thermique des mers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Commune de Bora Bora a initié le projet SWEET &#8211; Solar &#38; Sea Water Experiment for Energy Transition, structuré en deux phases complémentaires : SWEET I, consacré au développement des infrastructures solaires et au stockage d&#8217;énergie, et SWEET 2, dédié au déploiement d&#8217;une solution innovante fondée sur l&#8217;Énergie Thermique des Mers (ETM). Dans le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La Commune de Bora Bora a initié le projet SWEET &#8211; Solar &amp; Sea Water Experiment for Energy Transition, structuré en deux phases complémentaires : SWEET I, consacré au développement des infrastructures solaires et au stockage d&rsquo;énergie, et SWEET 2, dédié au déploiement d&rsquo;une <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/la-barge-de-dessalement-hors-lagon-une-nouvelle-source-deau-pour-mayotte/">solution innovante fondée sur l&rsquo;Énergie Thermique des Mers (ETM)</a>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans le cadre de SWEET2, une étude de faisabilité réalisée en 2024 par la société 2H Offshore a confirmé la pertinence du recours à la technologie OTEC (Ocean Thermal Energy Conversion) à Bora Bora. Le scénario privilégié permettrait de produire une part significative de l&rsquo;électricité consommée sur l&rsquo;ile, tout en valorisant l&rsquo;eau froide marine pour des besoins de climatisation via un système de type SWAC.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Afin de poursuivre le développement du projet et de permettre la mobilisation d&rsquo;un financement auprès de la Banque européenne d&rsquo;investissement, il est proposé de réaliser une étude complémentaire comprenant la sélection de la solution la plus viable, la définition de l&rsquo;architecture du projet, l&rsquo;élaboration d&rsquo;un planning prévisionnel et la préparation d&rsquo;un guide technique destiné à la BEl. </em><em>Cette étape constitue une phase stratégique préalable à la structuration financière et opérationnelle du projet SWEET2, inscrit dans la démarche de transition énergétique et d&rsquo;autonomie énergétique de la Commune de Bora Bora »</em>, peut-on lire dans l’extrait de délibération du Conseil municipal. Le projet a été adopté par 100% des votants.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/bora-bora-approuve-le-projet-denergie-thermique-des-mers-version-a-terre/">Bora Bora approuve le projet d&rsquo;énergie thermique des mers (version à terre)</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte face au risque d’hantavirus : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/mayotte-face-au-risque-dhantavirus-faut-il-craindre-une-nouvelle-crise-sanitaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 01:45:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[croisière]]></category>
		<category><![CDATA[Direction générale de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hantavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rongeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 12 mai 2026, l’alerte sanitaire autour du MV Hondius a dépassé le cadre d’un simple incident de croisière : 8 cas confirmés, 2 cas probables, 3 décès, et des cas répartis dans au moins six pays, selon les autorités sanitaires internationales. Un premier cas importé est confirmé en France, tandis qu’une vingtaine de cas contacts sont suivis sur le territoire national. L’affaire ravive les angoisses héritées du Covid-19. À Mayotte, où la présence importante de déchets, et de rats, alimentent déjà les inquiétudes sanitaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/mayotte-face-au-risque-dhantavirus-faut-il-craindre-une-nouvelle-crise-sanitaire/">Mayotte face au risque d’hantavirus : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des passagers confinés dans leurs cabines au milieu de l’Atlantique, des évacuations sanitaires sous haute surveillance, des pays refusant temporairement tout débarquement et désormais, plusieurs pays touchés : en quelques jours, le MV Hondius a replongé le monde dans une atmosphère de crise sanitaire internationale. Mais derrière les images spectaculaires, que sait-on réellement de l’hantavirus, à part que le virus circule plus vite que les certitudes ?<span class="Apple-converted-space"> Et est-ce que le territoire de Mayotte pourrait être concerné ? </span></p>
<p style="text-align: justify;">Parti d’Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril 2026, pour une croisière dans l’Atlantique Sud en direction du Cap-Vert, le navire MV Hondius est devenu le centre d’un foyer d’hantavirus de la souche Andes. Plusieurs cas graves et trois décès surviennent progressivement parmi les passagers. Le navire fait l’objet de mesures sanitaires internationales, avec des évacuations organisées dans différents ports, notamment aux Canaries, puis vers plusieurs pays. Les autorités sanitaires mettent en place un suivi renforcé des cas et des contacts, dans un contexte de vigilance internationale face à une souche rare pouvant, dans certains cas exceptionnels, se transmettre entre humains.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des cas répartis sur plusieurs pays</strong></h2>
<figure id="attachment_3418" aria-describedby="caption-attachment-3418" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-3418" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg-300x186.webp" alt="Air Austral, SCARA" width="300" height="186" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg-300x186.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg-150x93.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avion-Air-Austral-1-1-jpg.webp 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-3418" class="wp-caption-text">Cette alerte sanitaire a nécessité des évacuations aériennes coordonnées par plusieurs États, pour venir en aide au navire, dont la France, avec un tri des passagers selon leur état clinique pour limiter les risques de contamination par ricochet. À ce stade, aucune restriction du trafic aérien n&rsquo;a été annoncée pour des vols au départ ou en provenance de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au 12 mai 2026, le dernier bilan consolidé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 11 cas détectés, dont trois morts. « <em>À ce jour, onze cas ont été signalés, dont trois décès (&#8230;) Neuf des onze cas ont été confirmés comme étant le virus Andes, et les deux autres sont probables »</em>, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus à l&rsquo;issue d&rsquo;une conférence de presse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le foyer d’hantavirus lié au MV Hondius concerne plusieurs nationalités. Des cas confirmés, probables ou suspects ont notamment été signalés chez des passagers néerlandais, britanniques, allemands, suisses, américains, français et espagnols. D’autres ressortissants étrangers font aussi l’objet d’un suivi comme cas contacts après leur évacuation du navire.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, la Direction générale de la santé (DGS) a confirmé, lundi 11 mai, un premier cas importé. Il s’agit d’une passagère rapatriée du navire et hospitalisée en service de réanimation à l&rsquo;hôpital Bichat à Paris. Les quatre autres ressortissants français évacués seraient, à ce stade, asymptomatiques mais placés sous surveillance stricte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une vingtaine de cas contacts identifiés en France </strong></h2>
<figure id="attachment_51330" aria-describedby="caption-attachment-51330" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51330" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-300x196.jpg" alt="Hantavirus, maladie, Anne-Claude Crémieux, hantavirus, " width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-300x196.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-1024x667.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-768x500.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-696x454.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-1068x696.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid-741x486.jpg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/covid.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51330" class="wp-caption-text">Pour la professeure Anne-Claude Crémieux, spécialiste des maladies infectieuses et membre de la Haute Autorité de santé (HAS), « l’hantavirus est connu depuis longtemps et peut entraîner jusqu’à 40 % de mortalité (&#8230;) mais les cas suisses et sud-africains ayant survécu montrent que ce taux pourrait être moindre avec une bonne prise en charge, même si la maladie reste difficile à traiter et nécessite une forte mobilisation médicale ». (Isabelle Louvier / Sud Ouest).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les autorités françaises évoquent également une vingtaine de cas contacts identifiés sur le territoire, liés à des passagers ayant voyagé sur les mêmes vols internationaux que les croisiéristes. Ces personnes font l’objet d’un suivi médical et, pour certaines, d’une mesure d’isolement préventif.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, plusieurs opérations de « contact tracing » (en français : recherche de cas contacts) ont été déclenchées à l’échelle internationale. Les personnes exposées sont surveillées pendant une durée pouvant aller jusqu’à 42 jours, correspondant à la période maximale d’incubation connue du virus.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’ampleur géographique du dispositif, les autorités sanitaires, notamment l’OMS maintiennent une position prudente mais rassurante : le risque pour la population générale reste décrit comme<em> « absolument faible »</em>, insistait encore vendredi 8 mai, l’OMS dans un communiqué, relevant que ce virus<em> « n’est pas un nouveau Covid ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un virus connu aux souches hétérogènes </strong></h2>
<figure id="attachment_51328" aria-describedby="caption-attachment-51328" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51328" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--300x200.jpg" alt="Rat, rongeur, hantavirus," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/rat--1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51328" class="wp-caption-text">Le rat est le vecteur « naturel » des hantavirus, et constitue le principal réservoir du virus Andes, transmis aux humains, par inhalation de particules contaminées issues de ses déjections, dans des environnements clos ou des endroits peu suffisamment ventilés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’hantavirus n’est pas un virus émergent. Il est identifié depuis les années 1950, après une épidémie survenue pendant la guerre de Corée. Aujourd’hui, il regroupe plusieurs dizaines de souches réparties sur différents continents. Son mode de circulation est particulier puisqu’il est porté par des rongeurs sauvages, qui servent de réservoir naturel. Chez eux, le virus ne provoque généralement aucun symptôme. Mais chez l’humain, lorsqu’il est transmis, il peut entraîner des formes graves.</p>
<p style="text-align: justify;">La contamination survient le plus souvent par inhalation de particules contaminées issues d’urine ou de déjections de rongeurs. C’est donc un virus lié à l’environnement, aux espaces clos, aux zones mal ventilées, ou aux situations de contact indirect avec les nuisibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Les symptômes initiaux ressemblent à ceux d’une grippe : fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires. Mais dans certains cas, la maladie évolue rapidement vers des formes sévères, avec atteintes respiratoires ou rénales. Dans le cas du navire MV Handius, la souche identifiée est celle du virus Andes, une forme particulière d’hantavirus présente en Amérique du Sud. Sa singularité réside dans une caractéristique particulière : celle de pouvoir se transmettre entre humains, le plus souvent lors de contacts rapprochés et prolongés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas du virus Andes, identifié à bord du MV Hondius, la mortalité est nettement plus élevée que pour les autres formes d’hantavirus. Les données scientifiques disponibles estiment la létalité du syndrome cardio-pulmonaire associé à cette souche entre 30 % et 60 %, avec des valeurs fréquemment citées autour de 40 %. Une variabilité de ces données est à considérer, en fonction de la prise en charge et la rapidité du diagnostic.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Nous anticipons si jamais cela devait se produire »</em>, déclare l&rsquo;ARS Mayotte </strong></h2>
<figure id="attachment_51326" aria-describedby="caption-attachment-51326" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51326" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-300x225.jpeg" alt="Mayotte, ARS, médecin, Covid-19, pandémie, épidémie, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_3132-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51326" class="wp-caption-text">Une médecin de l’ARS en visite auprès des soignants du CMR de M&rsquo;ramadoudou lors de la pandémie de Covid-19, en avril 2020.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Bien qu&rsquo;à ce stade, non concernés et éloignés géographiquement du foyer initial d&rsquo;hantavirus, cette situation n&rsquo;est pas anodine pour les territoires ultramarins français, où l’éloignement géographique et des capacités hospitalières parfois limitées peuvent compliquer la gestion d’une éventuelle crise sanitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelques jours, un épisode a suscité une inquiétude en Polynésie française : un cas contact lié à une suspicion d’hantavirus a transité par la Polynésie française après un passage par Tahiti puis Mangareva le 7 mai 2026. Par précaution, des restrictions de déplacement ont été mises en place, même si la personne concernée est asymptomatique, non contagieuse et ne présente pas de risque de transmission. Mais son entrée sur le territoire du Fenua a été refusée le temps d’écarter toute incertitude sanitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;océan Indien, à Mayotte, aucun cas d’hantavirus n’est identifié à ce stade, confirme l’ARS Mayotte à notre rédaction, ce mardi 12 mai 2026. Les autorités sanitaires suivent néanmoins l’évolution de la situation avec attention dans ce territoire insulaire marqué par de nombreux échanges aériens avec La Réunion, Madagascar, les Comores, Nairobi ou encore Paris, dans un contexte où les déplacements internationaux peuvent rapidement raviver les inquiétudes sanitaires, même sans cas confirmé localement.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vigilance s’explique notamment par les fragilités structurelles du département. À Mayotte, le système hospitalier repose principalement sur le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), unique établissement du territoire, dont les capacités pourraient rapidement être mises sous tension en cas de crise sanitaire majeure. Le territoire fait également face à une forte pression démographique, à des difficultés d’accès aux soins dans certains secteurs et à des conditions d’habitat parfois précaires.</p>
<figure id="attachment_39504" aria-describedby="caption-attachment-39504" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39504" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-300x225.jpg" alt="Bouéni, dépôts sauvages, déchets, Bouéni, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1509-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-39504" class="wp-caption-text">Le dépôt de déchets sur la voie publique est strictement interdit, ces actes constituent une infraction passible d’une amende pouvant atteindre 1.500 euros.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À cela s’ajoutent des contraintes environnementales : gestion des déchets difficile, chaleur favorisant la dégradation rapide des matières organiques et conditions d’habitat propices à la présence de rongeurs dans plusieurs zones. Des facteurs déjà surveillés par les autorités sanitaires, car ils peuvent favoriser la circulation de certaines maladies locales, indépendamment de toute alerte internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’ARS Mayotte se veut toutefois rassurante :<em> « À date il n’y a pas de lien entre un passager ou un contact de passager et Mayotte, et nous anticipons si jamais cela devait se produire »</em>, précise-t-elle à notre rédaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les établissements scolaires de l’île, ces informations suscitent malgré tout des inquiétudes. Une élève de première au lycée des Lumières à Kawéni, à Mamoudzou, témoigne : <em>« Ça m’inquiète, j’ai peur qu’il y ait une vague de maladies graves. Le bac est une année importante pour moi et je ne veux pas revivre une situation comme le Covid-19. Le confinement avait déjà perturbé mon parcours scolaire ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/13/mayotte-face-au-risque-dhantavirus-faut-il-craindre-une-nouvelle-crise-sanitaire/">Mayotte face au risque d’hantavirus : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Allianz lance un vote en ligne pour départager les fêtes locales ultramarines</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/allianz-lance-un-vote-en-ligne-pour-departager-les-fetes-locales-ultramarines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 01:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Allianz]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtes locales]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Territoires ultramarins]]></category>
		<category><![CDATA[Traditions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50881</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec son opération "La Fête continue", l’assureur met en compétition des fêtes traditionnelles en Outre-mer et dans le Pacifique. Un dispositif de financement participatif qui transforme ces événements culturels en terrain de vote national.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/allianz-lance-un-vote-en-ligne-pour-departager-les-fetes-locales-ultramarines/">Allianz lance un vote en ligne pour départager les fêtes locales ultramarines</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">De la Guadeloupe à La Réunion, en passant par Mayotte, la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie française, des fêtes locales ont été sélectionnées pour un concours inédit. Portée par Allianz France et la FNCOF, l’initiative repose sur un vote en ligne du grand public jusqu’au 13 mai 2026. À la clé : des aides financières destinées à soutenir ces événements au cœur du tissu social local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des fêtes locales issues des Outre-mer et du Pacifique mises en visibilité</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif lancé par Allianz France s’appuie sur une sélection de fêtes locales réparties en trois grandes zones : les Amériques (Guadeloupe, Martinique, Guyane), l’océan Indien (Mayotte, La Réunion) et l’océan Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française). Au total, 103 fêtes ont déjà été distinguées à l’issue d’une phase départementale menée en mars 2026 par un jury associant l’assureur et la FNCOF.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque événement retenu a reçu une première aide de 700 euros. Une somme symbolique au regard des budgets nécessaires à l’organisation de manifestations souvent essentielles dans la vie sociale et culturelle locale. Ces fêtes prennent des formes très diverses selon les territoires : événements religieux, célébrations communales, rendez-vous culturels ou moments de transmission intergénérationnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un vote national pour arbitrer entre traditions locales</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis début mai, le dispositif entre dans une seconde phase : celle du vote du grand public. Jusqu’au 13 mai 2026, les habitants sont invités à désigner, par zone géographique, la fête qui leur paraît la plus représentative de leur territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les lauréats régionaux recevront une dotation supplémentaire de 2.000 euros, destinée à soutenir l’organisation et la pérennité de ces événements. L’opération se veut participative, mais introduit aussi une forme de mise en concurrence entre traditions locales, désormais départagées par clic interposé.</p>
<p style="text-align: justify;">Allianz France met en avant un engagement en faveur du patrimoine vivant et du lien territorial, tandis que la FNCOF souligne la reconnaissance apportée au travail des bénévoles et des associations locales. Derrière l’aspect ludique du vote en ligne, l’initiative illustre une tendance plus large : celle de la recherche de nouveaux modèles de financement et de visibilité pour les événements culturels locaux. Reste que, dans des territoires où ces fêtes ont souvent une fonction sociale essentielle, leur passage au format « compétition nationale » n’est pas anodin.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/allianz-lance-un-vote-en-ligne-pour-departager-les-fetes-locales-ultramarines/">Allianz lance un vote en ligne pour départager les fêtes locales ultramarines</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Outre-mer : entre argent public, fonds d’investissement et blocages persistants, un modèle économique en quête de cohérence</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/outre-mer-entre-argent-public-fonds-dinvestissement-et-blocages-persistants-un-modele-economique-en-quete-de-coherence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[FEDOM]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Mariton]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Micheline Jacques]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50669</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au Sénat, élus et responsables économiques ont dressé un constat partagé : les Outre-mer disposent de financements importants mais dispersés, dont l’efficacité est freinée par un manque de coordination, de lisibilité et de continuité des politiques publiques, sur fond de défis de compétitivité et de structuration économique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/outre-mer-entre-argent-public-fonds-dinvestissement-et-blocages-persistants-un-modele-economique-en-quete-de-coherence/">Outre-mer : entre argent public, fonds d’investissement et blocages persistants, un modèle économique en quête de cohérence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au Sénat, élus, chefs d’entreprise et responsables publics ont confronté leurs analyses sur l’avenir économique des Outre-mer, mardi 28 avril. Entre dispositifs financiers multiples, difficultés de coordination et débat sur la compétitivité, les intervenants ont esquissé les contours d’un système à repenser en profondeur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>De l&rsquo;argent mais pas assez de <em>« volonté »</em> : le diagnostic d’Hervé Mariton</b></h2>
<figure id="attachment_50715" aria-describedby="caption-attachment-50715" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50715" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-300x173.png" alt="Sénat, outre-mer, économie, " width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-300x173.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1024x592.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-768x444.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1536x888.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-150x87.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-696x402.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1068x617.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1320x763.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton.png 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50715" class="wp-caption-text">Hervé Mariton, président de la Fédération des entreprises des outre-mer (Fedom), lors de son intervention, a insisté sur la nécessité d’une politique industrielle plus lisible et d’une meilleure efficacité des fonds publics dans les territoires ultramarins.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La séance s’ouvre sur un constat sans détour d’Hervé Mariton, président de la Fédération des entreprises des Outre-mer (Fedom). D’emblée, il refuse de réduire les difficultés des territoires ultramarins à une simple question de moyens financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, le problème est ailleurs : <em>« La nation, l’État engagent pour les Outre-mer des moyens importants. Mais il y a un problème de volonté ». </em>Cette « volonté » manquante ne concerne pas seulement l’investissement, mais aussi la capacité de l’État à traiter des enjeux structurants : sécurité économique, lutte contre le travail informel, délais de paiement, ou encore cohérence des politiques publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il évoque ainsi <em>« la résignation face au travail informel »</em>, mais aussi <em>« des délais de paiement qui dérapent »</em>, y compris dans certaines collectivités et établissements publics. Pour lui, ces dysfonctionnements créent un environnement défavorable à l’investissement, qui affaiblit l’impact réel des aides publiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Trop de dispositifs, pas assez de pilotage</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Hervé Mariton revient également sur un point central du débat : la multiplication des outils de soutien économique. Selon lui, les dispositifs fiscaux et sociaux actuels ont un avantage majeur : leur stabilité relative. Mais il met en garde contre une tentation croissante de les remplacer par des mécanismes plus pilotés, comme les appels à projets ou les subventions directes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le risque de micro-management »</em>, explique-t-il, serait de transformer des dispositifs relativement lisibles en systèmes complexes et moins accessibles, notamment pour les PME. Il défend ainsi une logique de<em> « politique de guichet »</em>, qu’il juge imparfaite mais plus efficace dans un environnement où la visibilité est essentielle pour les investisseurs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une économie ultramarine confrontée à la concurrence mondiale</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le ton change avec l’intervention de Patrick Vial-Collet, président de l’Association des chambres de commerce et d’industrie des Outre-mer. Son analyse se concentre sur un point précis : l’intégration des territoires ultramarins dans un marché désormais totalement ouvert. <em>« Nous devons être dans un environnement économique que l’on doit intégrer de par l’aspect concurrentiel et l’aspect marché »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, la transformation majeure vient de la transparence des prix, accélérée par Internet. Les économies ultramarines ne sont plus protégées par la distance ou les différences monétaires. Dans ce contexte, la compétitivité n&rsquo;est plus un choix mais elle devient un impératif. Il prend un exemple concret : certains secteurs industriels ou commerciaux ne peuvent survivre durablement si leurs coûts restent structurellement plus élevés que ceux de leurs concurrents régionaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Déficit de rentabilité ou manque d’investissement ? </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon Patrick Vial-Collet, le cœur du problème est rarement technique ou administratif. Il est surtout économique. Il interroge directement le modèle : <em>« Si le capital ne vient pas, pourquoi ne vient-il pas ? ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, la réponse tient à un manque de perspectives de rentabilité et à un différentiel de coûts structurel, notamment sur le travail et la logistique. Les dispositifs de défiscalisation ont permis de compenser une partie de ces handicaps, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à créer une dynamique autonome.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Fonds à impact : une nouvelle étape dans le financement des Outre-mer</b></h2>
<figure id="attachment_50716" aria-describedby="caption-attachment-50716" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50716" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-300x173.png" alt="Sénat, outre-mer, économie," width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-300x173.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1024x592.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-768x444.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1536x888.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-150x87.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-696x402.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1068x617.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1320x763.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire.png 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50716" class="wp-caption-text">Hervé Tonnaire, directeur régional Pacifique de la Banque des Territoires, détaille les pistes de financement innovantes, notamment autour d’un futur fonds d’investissement à impact pour les Outre-mer doté d’environ 30 millions d’euros.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que Hervé Tonnaire, directeur régional Pacifique de la Banque des territoires, détaille les évolutions en cours du financement public et parapublic. Il insiste sur la diversité des outils déjà mobilisés : « France 2030 », sociétés d’économie mixte, investissements directs, fonds propres injectés dans des sociétés de projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais surtout, il met en avant une innovation majeure : la création d’un fonds d’investissement à impact dédié aux Outre-mer. Selon ses indications, ce fonds pourrait être doté d’environ 30 millions d’euros, avec un effet de levier pouvant atteindre <em>« 120 à 180 millions d’euros »</em>, afin d<em>&lsquo;</em>orienter les capitaux vers des projets, certes plus complexes mais stratégiques, notamment dans les filières émergentes ou l’économie sociale et solidaire (ESS).</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Déchets, énergie, numérique&#8230; des filières à structurer</b></h2>
<figure id="attachment_36126" aria-describedby="caption-attachment-36126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36126" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-300x200.jpg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36126" class="wp-caption-text">À Mayotte, l’accumulation de déchets met en lumière l’urgence de structurer durablement une filière de tri, de collecte et de valorisation, répondant à des enjeux à la fois sanitaires, environnementaux et économiques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son intervention, Hervé Tonnaire insiste sur un point souvent sous-estimé : la structuration des filières. Le cas des déchets est particulièrement révélateur. Il parle d’un enjeu à la fois sanitaire, économique et environnemental :<em> « un problème de santé publique, un problème d’attractivité du territoire et un problème de développement économique ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais il insiste sur la nécessité d’une stratégie globale par territoire, intégrant recyclage, valorisation énergétique et circuits courts. Au-delà des déchets, il évoque aussi les énergies renouvelables, le numérique ou encore certaines activités industrielles émergentes, déjà visibles à La Réunion ou en Guyane.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le sujet qui fâche : la coordination des financements</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Un autre point de blocage majeur apparaît dans les interventions : la coordination des dispositifs de financement. Patrick Vial-Collet décrit un système fragmenté, où les délais d’instruction s’accumulent. Un projet peut mobiliser simultanément FEDER (Fonds européen de développement régional), crédit d’impôt, aides locales et financement bancaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais chaque dispositif suit son propre calendrier. Résultat : <em>« Un dossier FEDER peut durer un an, un an et demi »</em>, tandis que les pièces demandées deviennent rapidement obsolètes. Sa proposition est claire : confier le suivi des projets à une structure de coordination, idéalement sous l’autorité du préfet, afin d’éviter les blocages en chaîne.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Il faut un parcours de l’entrepreneuriat »</b></em></h2>
<figure id="attachment_32411" aria-describedby="caption-attachment-32411" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32411" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-300x200.jpg" alt="Mayotte, outre-mer, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM.jpg 1599w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32411" class="wp-caption-text">Dans les Outre-mer, les acteurs économiques appellent à structurer un véritable « parcours de l’entrepreneuriat », de la création à la transmission d’entreprise, pour rendre les dispositifs plus lisibles et mieux coordonnés entre institutions publiques et privées.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur ce point, Dominique Vienne, vice-président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) en charge des Outre-mer, apporte une lecture plus globale. Pour lui, le problème n’est pas seulement administratif, mais structurel : l’absence de parcours lisible pour les entrepreneurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Il insiste sur la nécessité de<em> « conventionnements »</em> entre acteurs publics et privés afin de créer un véritable continuum, de la création d’entreprise jusqu’à sa transmission. Selon lui, <em>« la pléthore de dispositions fait qu’à un moment donné, il y a un déficit d’efficience ».  </em>Dans les Outre-mer, ajoute-t-il, la difficulté n’est pas le manque de dispositifs, mais leur dispersion. <em>« Il faut un parcours de l’entrepreneuriat »</em>, a-t-il défendu.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Former, orienter, anticiper : éviter les métiers en tension</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dominique Vienne alerte également sur un risque croissant : le décalage entre les besoins économiques et les politiques de formation. Il évoque des travaux en cours sur les métiers en tension, qui pourraient conduire à recourir à de la main-d’œuvre extérieure faute de ressources locales suffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour éviter cela, il plaide pour une meilleure articulation entre universités, État et entreprises.<em> « Il faut une mise en système »</em>, résume-t-il, afin d’aligner formation, emploi et développement économique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une économie ultramarine trop dépendante de la commande publique</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs interventions soulignent également la dépendance des économies ultramarines à la commande publique. Cette dépendance pose deux problèmes : elle fragilise les entreprises face aux cycles budgétaires, et elle limite l’émergence d’un secteur privé suffisamment robuste.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de la compétitivité revient alors en arrière-plan : sans réduction des surcoûts structurels, difficile pour les entreprises locales de s’imposer face à la concurrence régionale ou internationale. La question du logement social est également abordée sous l’angle du financement. Hervé Tonnaire évoque des pistes d’évolution, notamment une articulation plus fine entre prêts à long terme, fonds européens et dispositifs existants comme le livret A. Il cite des expérimentations permettant de neutraliser le coût des intérêts pour maintenir la viabilité économique des opérations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un système à rendre lisible pour être efficace</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil des interventions, une ligne de fond se dessine : les Outre-mer disposent de nombreux outils de financement, mais leur efficacité reste limitée par des problèmes de coordination, de stabilité et de compétitivité. Hervé Mariton insiste sur le besoin de continuité des politiques publiques. Patrick Vial-Collet alerte sur la réalité du marché mondial. Hervé Tonnaire met en avant les nouveaux instruments financiers. Dominique Vienne appelle à structurer un véritable parcours entrepreneurial.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des dispositifs techniques, le débat met en lumière une question simple mais centrale : comment rendre lisible et cohérent un système économique ultra fragmenté ?Entre fonds d’investissement, aides fiscales, financements européens et interventions publiques, les outils existent. Mais leur articulation reste fragile. Dans cette salle du Sénat, une idée revient comme un fil conducteur : ce n’est pas seulement l’argent qui manque aux Outre-mer, mais la capacité à transformer cet argent en dynamique durable.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/outre-mer-entre-argent-public-fonds-dinvestissement-et-blocages-persistants-un-modele-economique-en-quete-de-coherence/">Outre-mer : entre argent public, fonds d’investissement et blocages persistants, un modèle économique en quête de cohérence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Mahoraise Maymounati Moussa Ahamadi nommée au Cese</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/27/la-mahoraise-maymounati-moussa-ahamadi-nommee-au-cese/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 12:05:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil économique]]></category>
		<category><![CDATA[nomination]]></category>
		<category><![CDATA[social et environnemental]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par arrêté de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, en date du 3 avril 2026, la conseillère départementale de Dzaoudzi-Labattoir, Maymounati Moussa Ahamadi, est entrée officiellement, à compter de ce dimanche 26 avril, au sein du Conseil économique, social et environnemental (Cese). « C’est avec une profonde émotion et un sens aigu des responsabilités que j’accueille [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/27/la-mahoraise-maymounati-moussa-ahamadi-nommee-au-cese/">La Mahoraise Maymounati Moussa Ahamadi nommée au Cese</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par arrêté de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, en date du 3 avril 2026, la conseillère départementale de Dzaoudzi-Labattoir, Maymounati Moussa Ahamadi, est entrée officiellement, à compter de ce dimanche 26 avril, au sein du Conseil économique, social et environnemental (Cese).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« C’est avec une profonde émotion et un sens aigu des responsabilités que j’accueille ma nomination au Conseil économique, social et environnemental. Je tiens à adresser mes remerciements respectueux au Président de la République, au Premier ministre ainsi qu’à la ministre des Outre-mer pour la confiance accordée.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je souhaite exprimer ma profonde gratitude à l’ensemble de la population mahoraise. C’est votre confiance, votre force et vos réalités qui donnent tout son sens à cet engagement.</em> <em>Cette nomination n’est pas une finalité. Elle est une responsabilité collective : celle de porter la voix de Mayotte avec exigence, lucidité et détermination au niveau national. </em><em>Mayotte a toute sa place dans les grandes décisions économiques, sociales et environnementales de notre pays. Je m’y engagerai avec rigueur, conviction et fidélité à notre territoire </em>», a indiqué la conseillère départementale sur son compte LinkedIn.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">D’autres ultramarins ont également été nommés membres du Conseil économique, social et environnemental, en qualité de représentants des organisations exerçant leurs activités dans les collectivités d&rsquo;outre-mer régies par les articles 73 et 74 de la Constitution et en Nouvelle-Calédonie. Ainsi :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Au titre de la zone de l&rsquo;océan Atlantique m : M. Jocelvn JALTON, Mme Shirley BILLOT, Mme Catherine DODEMAN, et M. Patrick LINGIBÉ,</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Au titre de la zone de l&rsquo;océan Indien : M. Eric LEUNG-SAM-FONG et Mme Maymounati MOUSSA AHAMADI</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Au titre de la zone de l&rsquo;océan Pacifique : M Vaimu&rsquo;a MULIAVA et Mme Evelyne BRICHET.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/27/la-mahoraise-maymounati-moussa-ahamadi-nommee-au-cese/">La Mahoraise Maymounati Moussa Ahamadi nommée au Cese</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>FIFOI : La Réunion ouvre une semaine de cinéma à l’échelle de l’océan Indien</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/fifoi-la-reunion-ouvre-une-semaine-de-cinema-a-lechelle-de-locean-indien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 05:47:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International du film de l'Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[FIFOI]]></category>
		<category><![CDATA[FIFOI 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Kenya]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ocean indien]]></category>
		<category><![CDATA[Tanzanie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49810</guid>

					<description><![CDATA[<p>La troisième édition du Festival international du film de l’océan Indien s’ouvre ce mardi à La Réunion, avec l’ambition de consolider une scène régionale en pleine structuration.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/fifoi-la-reunion-ouvre-une-semaine-de-cinema-a-lechelle-de-locean-indien/">FIFOI : La Réunion ouvre une semaine de cinéma à l’échelle de l’océan Indien</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Festival international du film de l’océan Indien (FIFOI) débute ce mardi 14 avril au Musée Stella Matutina, à Piton Saint-Leu, à La Réunion. Jusqu’au 19 avril, cette troisième édition propose projections, rencontres professionnelles, ateliers et séances en plein air, dans plusieurs communes de l’île. Créé pour mettre en lumière les œuvres issues des territoires du bassin indianocéanique, le rendez-vous entend affirmer sa place dans le paysage cinématographique régional.</p>
<p style="text-align: justify;">Pensé comme une vitrine des récits et des sensibilités de l’océan Indien, le FIFOI réunit cette année une sélection de longs métrages documentaires, de courts métrages de fiction et de documentaires en compétition. Les films viennent de La Réunion, Madagascar, Maurice, Mayotte, des Comores, mais aussi d’Inde, du Mozambique, du Kenya, de Tanzanie ou d’Afrique du Sud. Cette diversité de provenances donne au festival une portée qui dépasse l’échelle insulaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie d’ouverture, organisée ce mardi soir, donnera le ton de cette édition avec quatre films projetés gratuitement sur réservation. Parmi eux, <i>Le passé-légende du peuple de la canne</i>, de Céline Aho-Nienne, consacré à la mémoire ouvrière et sucrière de La Réunion. La programmation des jours suivants alternera œuvres patrimoniales, récits contemporains et créations explorant les questions d’identité, de transmission, de migrations ou de justice sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des projections, le FIFOI cherche aussi à structurer une filière. Son marché du film, renforcé cette année, doit favoriser les échanges entre producteurs, auteurs et diffuseurs. Le festival mise ainsi sur un double rôle : espace de diffusion pour le public et lieu de mise en relation pour les professionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jury principal est présidé par Aïssa Maïga. Cinq prix seront remis lors de la cérémonie de clôture, dimanche 19 avril. En trois éditions, le FIFOI s’est progressivement imposé comme un rendez-vous culturel visant à donner une visibilité accrue aux créations nées dans l’océan Indien, longtemps restées en marge des circuits de diffusion dominants.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/fifoi-la-reunion-ouvre-une-semaine-de-cinema-a-lechelle-de-locean-indien/">FIFOI : La Réunion ouvre une semaine de cinéma à l’échelle de l’océan Indien</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte et les outre-mer : faire grandir l’innovation de demain, ou rester bloqués dans les modèles d’hier</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/10/mayotte-et-les-outre-mer-faire-grandir-linnovation-de-demain-ou-rester-bloques-dans-les-modeles-dhier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 01:45:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Territoires ultramarins]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49631</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrepreneurs et acteurs locaux ont souligné le potentiel des territoires ultramarins, mais aussi le retard des dispositifs de financement mais aussi le manque de culture de l’innovation et des connaissances des outre-mer. L’enjeu : structurer les écosystèmes pour que Mayotte et les autres territoires puissent émerger et rayonner au-delà de leurs frontières.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/10/mayotte-et-les-outre-mer-faire-grandir-linnovation-de-demain-ou-rester-bloques-dans-les-modeles-dhier/">Mayotte et les outre-mer : faire grandir l’innovation de demain, ou rester bloqués dans les modèles d’hier</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Délégation sénatoriale aux outre-mer</span></span> organisait, jeudi 9 avril, une table ronde consacrée à l’économie de l’intelligence dans le cadre d’un rapport d’information sur les filières économiques d’avenir dans les territoires ultramarins. Cette rencontre avait pour objectif d’échanger sur les perspectives ouvertes par l’économie de l’intelligence, les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, et sur les opportunités qu’elles peuvent représenter pour les territoires ultramarins, mais aussi évoquer les contraintes rencontrées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une rencontre réunissant notamment <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Stéphanie Mareva Failloux</span></span>, présidente d’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Innovation Outre-Mer</span></span>, <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Thibaut Desemberg</span></span>, président de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">French Tech Polynesia</span></span>, <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Sarra Vencatachellum</span></span>, présidente de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">French Tech La Réunion</span></span>, <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Sébastien Luissaint</span></span>, président d’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">I-Nova Technopole Guadeloupe</span></span>, et <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Feyçoil Mouhoussoune</span></span>, président d’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">ITH Data Center Mayotte</span></span>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="914" data-end="991" data-section-id="gzztlo"><strong>Des territoires innovants mais confrontés à des contraintes structurelles</strong></h2>
<figure id="attachment_49652" aria-describedby="caption-attachment-49652" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49652" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-300x167.png" alt="" width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-300x167.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-1024x568.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-768x426.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-150x83.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-696x386.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-1068x593.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2-1320x733.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/filiere-davenir-2.png 1360w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49652" class="wp-caption-text">La table ronde a pour objectif d&rsquo;alimenter un rapport d’information sur les filières économiques d’avenir outre-mer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Tous les intervenants ont souligné le potentiel réel des territoires ultramarins pour développer des projets innovants. Les initiatives concernent aussi bien le numérique et l’intelligence artificielle que l’économie bleue, les technologies environnementales, l’agritech ou encore les solutions liées à l’autonomie alimentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de seize ans, Innovation Outre-Mer accompagne des entrepreneurs dans ces territoires. Selon Stéphanie Mareva Failloux, plus de 700 entreprises ont été accompagnées, permettant de pérenniser environ 7.000 emplois et de mobiliser 57 millions d’euros de capital. Beaucoup de ces projets répondent à des problématiques très concrètes pour les territoires ultramarins : valorisation des ressources marines, tourisme durable, innovation environnementale ou solutions numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les entrepreneurs se heurtent souvent à une contrainte majeure : la taille réduite des marchés locaux. Les <em>start-ups</em> ultramarines doivent rapidement se projeter au-delà de leur territoire pour atteindre une taille plus importante et attirer des investisseurs.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2090" data-end="2140" data-section-id="ql2oas"><strong>Le financement, maillon faible de l’écosystème</strong></h2>
<figure id="attachment_49653" aria-describedby="caption-attachment-49653" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49653" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Filiere-davenir-300x176.png" alt="" width="300" height="176" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Filiere-davenir-300x176.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Filiere-davenir-768x451.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Filiere-davenir-150x88.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Filiere-davenir-696x409.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Filiere-davenir.png 832w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49653" class="wp-caption-text">Stéphanie Mareva Failloux, présidente d’Innovation outre-mer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’accès au capital reste lui aussi un défi central. Les dispositifs publics existants, souvent basés sur la défiscalisation ou les subventions, ont historiquement été conçus pour soutenir des secteurs traditionnels comme l’immobilier ou l’hôtellerie. Ils sont donc parfois mal adaptés aux projets technologiques, souligne Stéphanie Mareva Failloux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les entrepreneurs évoquent régulièrement la<em> « vallée de la mort »</em>, cette période critique entre les premiers financements et les investissements plus importants nécessaires pour accélérer la croissance des startups.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour répondre à ce manque, plusieurs acteurs travaillent à la création d’un fonds d’investissement dédié aux projets ultramarins, avec un objectif d’environ 50 millions d’euros, afin de soutenir les jeunes entreprises innovantes dans leurs phases d’accélération. Le but est d&rsquo;avoir une vision globale des Outre-mer et non seulement des régions, comme l&rsquo;Océan Indien.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="oer2g9" data-start="3173" data-end="3212"><strong>Un manque de culture de l’innovation et de connaissance des réalités ultramarines</strong></h2>
<figure id="attachment_45289" aria-describedby="caption-attachment-45289" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45289" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/carte-OM-Senat.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45289" class="wp-caption-text">La France des Outre-mer (Sénat-2011).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3214" data-end="3384">Mais au-delà du financement, plusieurs intervenants ont également évoqué un manque de culture de l’innovation au sein de certaines institutions économiques et financières.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3386" data-end="3790">Selon plusieurs entrepreneurs, certains dispositifs existent mais restent difficiles à mobiliser, notamment parce que les projets technologiques ne correspondent pas toujours aux cadres traditionnels d’évaluation. Les <em>start-up</em>s, par définition, reposent sur des modèles économiques encore incertains et sur des innovations qui ne rentrent pas toujours dans les critères classiques du financement bancaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4211">Des critiques ont notamment été formulées à l’égard de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Bpifrance</span></span>, dont les outils sont parfois jugés trop rigides ou trop longs à mobiliser pour des entreprises innovantes ultramarines. Plusieurs entrepreneurs ont expliqué que les projets technologiques étaient encore mal compris ou mal évalués, ce qui peut ralentir leur développement ou retarder l’accès à certains financements.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4213" data-end="4391">Certains acteurs ont ainsi appelé à plus de souplesse et de compréhension des modèles d’innovation, afin de mieux adapter les dispositifs existants aux réalités des <em>start-ups</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2949" data-end="2991" data-section-id="534n74"><strong>« Apporter de l&rsquo;intelligence dans l&rsquo;action de l&rsquo;Etat »</strong></h2>
<figure id="attachment_20283" aria-describedby="caption-attachment-20283" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20283" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_8904-scaled-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20283" class="wp-caption-text">Feyçoil Mouhoussoune, président de la société ITH Data Center de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mayotte</span></span>, les enjeux prennent une dimension particulière. L’écosystème technologique y est encore récent et en pleine structuration. Mais cette situation ouvre aussi des perspectives importantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Feyçoil Mouhoussoune, président d’ITH Data Center et acteur engagé dans la structuration de l’écosystème numérique mahorais, le territoire a encore beaucoup à construire. <em>« Mayotte est un territoire numérique récent. On essaie depuis quelque temps de structurer notre environnement et de construire un véritable écosystème de l’innovation ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le chef d’entreprise souligne que l’île peut tirer parti de sa taille et de la proximité entre les acteurs. Sur un territoire où les projets sont identifiables rapidement, il serait possible de repérer et soutenir plus efficacement les startups prometteuses. <em>« À Mayotte, on connaît les startups. On sait quelles sont les pépites qu’il faut protéger. Il manque simplement la petite task force capable d’apporter de l’intelligence dans l’action de l’État ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4052" data-end="4086" data-section-id="1j3xk0i"><strong>« Mayotte va ressembler à un territoire d&rsquo;aujourd&rsquo;hui mais dans 20 ans »</strong></h2>
<figure id="attachment_40253" aria-describedby="caption-attachment-40253" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40253" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, Mamoudzou," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_0593-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40253" class="wp-caption-text">A Mayotte, reconstruire est déjà difficile. Reconstruire mieux semble encore hors de portée… malgré des solutions bien réelles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour l’entrepreneur, Mayotte possède une caractéristique unique : l’île est encore en train de se construire. Cette situation pourrait en faire un terrain d’expérimentation pour des solutions innovantes. <em>« Mayotte est une île neuve. On peut tout entreprendre avec un mindset futuriste, on peut déployer directement des solutions tournées vers l’avenir ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais selon lui, cette opportunité est encore insuffisamment exploitée. Les projets d’infrastructures privilégient souvent des modèles traditionnels, sans intégrer pleinement les innovations technologiques disponibles. <em>« On va probablement reconstruire notre territoire, mais il va ressembler à un territoire d’aujourd’hui dans vingt ans. Alors qu’il devrait se projeter vers l’avenir ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation est particulièrement visible dans certains secteurs essentiels, comme la gestion de l’eau ou les infrastructures énergétiques, où des solutions technologiques existent mais restent encore peu intégrées dans les projets.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><em>« La France sait reconstruire à l’identique mais elle ne sait pas reconstruire mieux. Une assurance paye pour une rénovation similaire par exemple. Regardons Saint-Martin nous n&rsquo;avons pas été à la hauteur de ce que nous avions promis. Notre système est fait comme ça ! »</em>, concède Annick Girardin, vice-présidente de la Délégation.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Faire émerger les entrepreneurs et s’ouvrir à la région</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Feyçoil Mouhoussoune, l’un des défis majeurs est également l’accompagnement des entrepreneurs locaux. Trop souvent, les startups doivent consacrer une grande partie de leur énergie à résoudre des difficultés administratives ou financières. <em>« Si on veut permettre aux entreprises qui ont un fort potentiel d’exister, il faut savoir protéger nos entrepreneurs ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif serait de créer un environnement plus favorable à l’innovation, capable de transformer les projets prometteurs en réussites économiques. <em>« Ce sont les exemples de réussite qui donnent envie aux autres d’entreprendre »</em>, relève-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l’entrepreneur évoque la difficulté pour les entreprises mahoraises de s’inscrire dans leur environnement régional, notamment en Afrique de l’Est et dans l’océan Indien : une zone déjà très prisée par des entrepreneurs venus notamment d&rsquo;Afrique et d&rsquo;Asie, qui souvent sont plus formés, ont des coûts de main-d&rsquo;œuvre plus faibles et qui connaissent moins de contraintes, réduisant les marges de manœuvres pour les entreprises mahoraises.</p>
<figure id="attachment_42190" aria-describedby="caption-attachment-42190" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42190" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2551-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42190" class="wp-caption-text">Réunion des délégations du Mozambique, Madagascar, des Seychelles et des représentants locaux de Mayotte, dans le cadre du comité de suivi du programme Interreg VI Canal du Mozambique en novembre 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Avant, on arrivait avec des solutions occidentales qui faisaient référence. Aujourd’hui, ce n’est plus forcément le cas. Des acteurs asiatiques sont devenus beaucoup plus compétitifs et souvent mieux formés. L’Europe est déjà en retard et dans nos territoires ce décalage est encore plus marqué ».</em> Selon lui, les pays voisins, connaissent beaucoup moins de freins à l’utilisation de technologies venues d’ailleurs et les talents n’hésitent pas à aller se former à l’international.</p>
<p style="text-align: justify;">Les entrepreneurs ultramarins disposent tout de même parfois d’un avantage culturel et relationnel dans ces régions, qui peut faciliter l’exportation de leurs solutions et créer de vrais liens. <em>« Nos territoires peuvent être des avant-postes dans ces environnements régionaux. Mais il faut d’abord montrer que ce que nous faisons fonctionne chez nous ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="101" data-end="532">Pour les acteurs réunis lors de cette table ronde, le défi est désormais clair : faire des territoires ultramarins de véritables moteurs d’innovation capables de transformer leurs contraintes en opportunités. À <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mayotte</span></span>, où l’écosystème reste encore en phase de structuration, l’enjeu est de créer les conditions permettant aux projets locaux d’émerger pleinement sur le territoire et dans un second temps de rayonner au-delà de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="540" data-end="1148" data-is-last-node="">La table ronde a été saluée par l’ensemble des intervenants et des sénateurs présents, qui ont souligné la pertinence des témoignages et la franchise des échanges. Tous ont notamment pointé les insuffisances de l’accompagnement de l’État dans le développement des <em>start-ups</em> ultramarines. Un manque de soutien qui alimente le sentiment d’un décalage, voire d&rsquo;une séparation, entre la France hexagonale et les outre-mer. Plusieurs participants ont ainsi appelé à une approche plus coordonnée et à une vision commune de l’innovation, reposant sur une véritable stratégie nationale incluant pleinement les territoires ultramarins. Et l&rsquo;heure n&rsquo;est plus au constat mais à l&rsquo;action, car en matière d&rsquo;innovation, chaque seconde compte.</p>
<p data-start="165" data-end="283" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/10/mayotte-et-les-outre-mer-faire-grandir-linnovation-de-demain-ou-rester-bloques-dans-les-modeles-dhier/">Mayotte et les outre-mer : faire grandir l’innovation de demain, ou rester bloqués dans les modèles d’hier</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Alexandre Gautier prend la tête des Instituts d’émission d’outre-mer (IEDOM-IEOM)</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/alexandre-gautier-prend-la-tete-des-instituts-demission-doutre-mer-iedom-ieom/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 08:52:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Instituts d’émission d’outre-mer (IEDOM-IEOM)]]></category>
		<category><![CDATA[nomination]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alexandre Gautier occupe depuis avril 2023 le poste d’adjoint au directeur général de la stabilité financière et des opérations à la Banque de France. Il succède à Ivan Odonnat en tant que Président de l’IEDOM et directeur général de l’IEOM. Diplômé de l’Université Paris Dauphine (Magistère Banque Finance Assurance) et de l’ESCP (Management of International [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;">Alexandre Gautier occupe depuis avril 2023 le poste d’adjoint au directeur général de la stabilité financière et des opérations à la Banque de France. Il succède à Ivan Odonnat en tant que Président de l’IEDOM et directeur général de l’IEOM.</p>
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<div style="text-align: justify;">
<p>Diplômé de l’Université Paris Dauphine (Magistère Banque Finance Assurance) et de l’ESCP (Management of International Business), il débute sa carrière à la Bourse de Paris avant de se spécialiser en marchés de capitaux au sein de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) à partir de 1998.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Au sein de la Banque de France, il exerce notamment les fonctions de gestionnaire des réserves en devises et en or au sein de la salle des marchés, de responsable du service des risques (2002-2006), de directeur adjoint des opérations de marché, de directeur des activités post-marché (2009), puis de directeur des marchés à compter de 2012, au sein de la DGSO.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>En 2018, il est nommé secrétaire général adjoint en charge des finances et de l’investissement socialement responsable, puis directeur général adjoint de la DGSO en 2023. Il a représenté la Banque de France au Markets Committee de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) et auprès de plusieurs Comités Eurosystème autour des marchés, des infrastructures de marché, de l’organisation ou des projets.</p>
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<div>
<p style="text-align: justify;">Alexandre Gautier s’investit également beaucoup dans l’action des banques centrales contre le changement climatique.</p>
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		<item>
		<title>Le documentaire mahorais « Mandzarsoa » sélectionné au FEMI de Guadeloupe</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-documentaire-mahorais-mandzarsoa-selectionne-au-femi-de-guadeloupe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 11:37:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[FEMI]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Guadeloupe]]></category>
		<category><![CDATA[Mandzarsoa]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mandzarsoa met en lumière la richesse du cinéma mahorais au sein d’un festival guadeloupéen qui valorise la diversité des cultures caribéennes et internationales.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après le succès au Festival International du Film de Clermont-Ferrand avec le prestigieux label « <em data-start="300" data-end="307">PICKS »</em>, le documentaire « <em data-start="325" data-end="337">Mandzarsoa »</em>, troisième film mahorais réalisé par Germain Le Carpentier et produit par Murielle Thierrin et Orana Larthomas poursuit sa route en festival.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="503" data-end="931">Il a été sélectionné pour la 30ème édition du FEMI (Festival Régional et International du Cinéma de Guadeloupe), qui se déroule en ce moment, du 21 au 28 février, à Lamentin, en Basse-Terre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="503" data-end="931">Créé en 1992, le festival valorise chaque année des œuvres cinématographiques de qualité venues de la Caraïbe et d’ailleurs. L’équipe organisatrice est majoritairement féminine et a récemment accueilli l’actrice américaine Angela Bassett comme invitée d’honneur.</p>
<p data-start="116" data-end="492"><em data-start="116" data-end="128">« Mandzarsoa »</em> a été projeté samedi dernier à 19h en plein air au Karukera Horses à Saint-François et sera à nouveau présenté ce mercredi  à 18h au Ciné-Théâtre du Lamentin. Il s’agit de la seconde sélection de Germain Le Carpentier dans ce festival, après le succès remarqué de « <em data-start="403" data-end="418">Haraka Haraka »</em>, récompensé l’an passé par le Grand Prix du court métrage documentaire.</p>
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