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	<title>Archives des Jeunes - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Jeunes - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 02:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds d’expérimentation pour la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Haki Za Wanatsa - Collectif CIDE]]></category>
		<category><![CDATA[l’Université Sorbonne Paris Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retenu par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse, le projet « Arts &#038; Compétences Psychosociales » sera mené pendant trois ans auprès de 2.000 jeunes, avec l’objectif de mesurer l’effet du théâtre, du chant ou encore de l’improvisation sur leurs compétences psychosociales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/">Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la santé mentale des jeunes fait face à une situation particulièrement difficile, avec un accès encore limité aux professionnels. C&rsquo;est dans ce contexte, qu&rsquo;un projet porté par Haki Za Wanatsa – Collectif CIDE vient d’obtenir une reconnaissance nationale pour tenter une autre approche : passer par l’art pour permettre aux jeunes de parler de ce qu’ils vivent, quand les mots manquent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une démarche qui a été retenue par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ), piloté par l’Institut national de la Jeunesse et de l&rsquo;Éducation populaire (INJEP), dans le cadre d’un appel à projets consacré à la santé mentale des jeunes ultramarins. Elle sera menée avec les Ceméa Mayotte et le laboratoire UTRPP de l’Université Sorbonne Paris Nord.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une situation qui reste préoccupante</strong></h2>
<figure id="attachment_56655" aria-describedby="caption-attachment-56655" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56655" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260226.jpeg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56655" class="wp-caption-text">Beaucoup de jeunes vivent avec une santé mentale fragile.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les données disponibles montrent l’ampleur des difficultés rencontrées sur le territoire, avec 43 % des jeunes Mahorais présentant des symptômes dépressifs, contre 25 % dans l’Hexagone, selon l’étude « Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux Outre-mer. Cartographie des inégalités », publiée l&rsquo;année dernière par la Mutualité Française, de l’Institut Montaigne et l’Institut Terram après une enquête menée auprès de 5.633 jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’offre de soins reste très limitée à Mayotte, en effet, le territoire ne compte qu’un pédopsychiatre et quatre psychiatres pour 100.000 habitants, contre 23 en métropole. En 2024, plus de 40 % des jeunes disaient ne pas savoir vers qui se tourner pour obtenir une aide psychologique. Ces difficultés ne sont pas nouvelles, l’enquête <em>#wamitoo</em> menée par l&rsquo;association en 2021, avait déjà montré l’ampleur des traumatismes vécus dans l’enfance. Un quart des personnes interrogées y témoignait pour la première fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;île, dire « je souffre » ou « j’ai peur » reste difficile. Le projet part de ce constat : entre le silence et l’aveu, il manque parfois un moyen d’exprimer ce que l’on ressent. L&rsquo;art peut alors offrir cet espace.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>2.000 jeunes sensibilisés, 200 suivis sur 8 semaines</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">De septembre 2026 à août 2029, le dispositif déploiera un parcours artistique auprès de 2.000 jeunes de 12 à 25 ans, avec une démarche « d’aller-vers ». Environ 200 d&rsquo;entre eux participeront à des cycles de huit semaines, avec un suivi de l’évolution de leurs compétences psychosociales, et 15 seront formés à la « pair-aidance » pour devenir des relais de prévention dans leurs quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunes seront repérés grâce aux établissements scolaires, aux structures jeunesse et aux réseaux associatifs, avec l’appui des Ceméa Mayotte, à travers leur Point Accueil Écoute Jeunes. « <em>Il ne s’agit pas de sélectionner uniquement des jeunes déjà identifiés comme étant en souffrance psychique. Nous sommes dans une logique de prévention primaire, et non dans un dispositif de soin</em> », explique Philippe Novel, responsable structuration, projets et partenariats.</p>
<figure id="attachment_56656" aria-describedby="caption-attachment-56656" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56656" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/260224.jpeg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56656" class="wp-caption-text">Les jeunes pourront compter sur le chant ou encore la danse pour s&rsquo;exprimer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Théâtre, chant, travail de la voix, improvisation et création numérique seront au cœur des ateliers, avec notamment  la création de 60 capsules numériques. .</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif n’est pas seulement de proposer des ateliers, le dispositif fera l’objet d’un suivi scientifique afin de mesurer ce qui évolue chez les personnes qui participeront aux cycles longs. Les mesures seront réalisées à trois moments : avant le cycle, à son issue, puis à distance.</p>
<p style="text-align: justify;">L’équipe observera la gestion des émotions, la confiance en soi, la capacité à s’exprimer, l’écoute, et les relations avec les autres. Questionnaires, observations et retours des jeunes serviront à mesurer les évolutions, avec l’appui du laboratoire de l’Université Sorbonne Paris Nord. L’enjeu est aussi de savoir ce qui fonctionne vraiment : « <em>Ils permettront d’abord d’identifier ce qui fonctionne, pour quels jeunes et dans quelles conditions, afin d’ajuster le programme au cours des trois années</em> », poursuit Philippe Novel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un financement national, un soutien local</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le FEJ apporte 211.781 euros, soit 65 % du budget du programme. Cette subvention finance la coordination, les interventions artistiques, les cycles de huit semaines, l’accompagnement des jeunes, la formation des « pair-aidants », les outils pédagogiques ainsi que le suivi et l’évaluation. La Direction des affaires culturelles (DAC) de Mayotte a aussi confirmé deux financements dans le cadre de « Culture-Santé ». L’expérience sera aussi suivie au-delà du territoire, et si les résultats sont au rendez-vous, elle pourrait donner des idées à d’autres territoires ultramarins.</p>
<figure id="attachment_50898" aria-describedby="caption-attachment-50898" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-50898 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50898" class="wp-caption-text">L&rsquo;association a sollicité des financements auprès de la Direction de l&rsquo;Économie, de l&rsquo;Emploi, du Travail et des Solidarités (DEETS) de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il faudra montrer que les évolutions sont mesurables, que les jeunes adhèrent, que les structures partenaires peuvent se l’approprier et que la méthode est suffisamment documentée. Mais reproductible ne signifie pas identique. L’objectif serait de transmettre une méthode : partir du contexte culturel d’un territoire, utiliser la création comme espace d’expression&#8230;</em> », indique le responsable structuration, projets et partenariats.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, cette approche a déjà plusieurs reconnaissances nationales. L&rsquo;association a remporté le Prix PREV 2025 consacré à la santé mentale, après le Prix PREV 2023, le Prix Gisèle Halimi et la Médaille de l’engagement ultramarin 2025.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pour Binti Ayinati Saïd, présidente de HZW-CIDE, l’enjeu est désormais de faire de cette expérimentation une démarche collective. « <em>L’État nous fait confiance pour démontrer, données à l’appui, que la culture est un outil de santé publique. Nous invitons les institutions du territoire à faire de cette expérimentation une réussite mahoraise</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/haki-za-wanatsa-mise-sur-lart-pour-agir-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/">Haki za wanatsa, mise sur l’art pour agir sur la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« On pensait être habitués à la chaleur » : les étudiants mahorais surpris par la canicule</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/on-pensait-etre-habitues-a-la-chaleur-les-etudiants-mahorais-surpris-par-la-canicule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 02:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Canicule]]></category>
		<category><![CDATA[Chaleur]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants mahorais]]></category>
		<category><![CDATA[Examens de fin d'année]]></category>
		<category><![CDATA[Hexagone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la France vient de connaître la vague de chaleur la plus intense jamais mesurée, des étudiants originaires de Mayotte racontent un quotidien devenu éprouvant dans des logements souvent mal adaptés aux fortes températures.  </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/on-pensait-etre-habitues-a-la-chaleur-les-etudiants-mahorais-surpris-par-la-canicule/">« On pensait être habitués à la chaleur » : les étudiants mahorais surpris par la canicule</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand Nayah Madi a quitté Mayotte pour poursuivre ses études à Lyon, elle était persuadée que la chaleur ne lui poserait pas de problème, étant habituée au climat tropical de son île.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quand j&rsquo;étais à Mayotte, j&rsquo;entendais parler de la canicule et je me disais que, venant d&rsquo;un territoire tropical, ça n&rsquo;allait pas être si difficile. Mais ce n&rsquo;est pas du tout comparable à la chaleur de mon île, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;est multiplié par 10</em> », confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Son témoignage fait écho aux chiffres publiés par Météo-France. Le 24 juin dernier, l&rsquo;Indicateur Thermique National a atteint les 38.5 degrés, un record inédit qui dépasse les précédents pics enregistrés en 2003 et en 2019. Entre le 18 et le 28 juin, près des deux tiers des stations météorologiques françaises ont battu leurs records mensuels de température et un quart d&rsquo;entre elles leur record absolu.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son studio lyonnais, l&rsquo;étudiante tente comme elle peut de faire baisser la température mais son ventilateur ne suffit plus. « <em>Parfois, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;il souffle de l&rsquo;air chaud</em> ». Elle essaye alors les astuces qui circulent sur les réseaux sociaux : placer un bac de glaçons devant le ventilateur ou encore mettre son drap au congélateur avant de dormir.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des chambres transformées en fours </strong></h2>
<figure id="attachment_54859" aria-describedby="caption-attachment-54859" style="width: 240px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54859" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-240x300.jpg" alt="" width="240" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-240x300.jpg 240w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-819x1024.jpg 819w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-768x960.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-150x188.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-300x375.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-696x870.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-500x625.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789-800x1000.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8789.jpg 1040w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-54859" class="wp-caption-text">Cette année, même les températures nocturnes ont atteint des niveaux inédits. CR : Météo-France.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À plus de 500 kilomètres de là, Spencer Said, étudiant en sociologie à Toulouse, raconte une expérience tout aussi éprouvante. Pendant les journées les plus chaudes, il passait le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre Crous de neuf mètres carrés, volets fermés, dans l&rsquo;espoir de conserver un peu de fraîcheur.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>La nuit, je descendais mon matelas au sol dans un coin de ma chambre. Je ne pouvais pas rester en hauteur, près des fenêtres. C&rsquo;était comme si j&rsquo;étais un gâteau dans un four !</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Sans ventilateur, il n&rsquo;avait aucune autre solution pour essayer de supporter les températures. « <em>Quand tu n&rsquo;as pas de climatisation chez toi, tu crèves de chaud</em> », résume le jeune homme. L&rsquo;étudiant reconnaît aussi avoir attendu son retour sur l&rsquo;île avec impatience. Son billet était réservé depuis plusieurs semaines et lorsque la canicule s&rsquo;est installée, il a commencé à compter les jours avant son départ.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Passer ses examens sous plus de 30 </strong><b>degrés </b></h2>
<figure id="attachment_42863" aria-describedby="caption-attachment-42863" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42863" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-225x300.jpeg" alt="Mzouazia, écoles, parents d'élèves, conditions, scolaires, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1536x2048.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-scaled.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1320x1760.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-42863" class="wp-caption-text">Les étudiants demandent des salles de classe mieux équipées pour faire face à la vague de chaleur. (image d&rsquo;illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La vague de chaleur a aussi accompagné sa période de rattrapages à l&rsquo;université. Impossible pour lui de réviser en pleine journée, il attendait donc la tombée de la nuit pour sortir et ouvrir ses cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certains amphithéâtres, ni climatisation ni ventilateur malgré plusieurs dizaines d&rsquo;étudiants réunis pour composer. Ils étaient environ 86 dans la pièce, avec pour seuls moyens de se rafraîchir leurs bouteilles d&rsquo;eau et leurs mains pour se ventiler.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je faisais mes huit heures de sommeil, mais pendant les examens on avait tous envie de dormir tellement la chaleur nous assommait</em> », Dans ces conditions, rester concentré pendant plusieurs heures devenait difficile, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Son expérience met aussi en lumière les conditions dans lesquelles de nombreux étudiants traversent les épisodes de canicule, entre logements mal adaptés et salles de cours parfois difficiles à supporter. « <em>On est des élèves, mais on est des humains avant tout. Travailler dans ces conditions, c&rsquo;est vraiment impossible. Les étés deviennent de plus en plus chauds, il faut commencer à trouver des solutions dès maintenant</em> », souligne le jeune homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Il appelle notamment à mieux aménager les logements étudiants avant les prochaines rentrées universitaires, avec davantage de systèmes de climatisation dans les résidences les plus exposées ainsi que les salles de cours.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Comment boire de l’eau » : une affiche, intox ?</strong></h2>
<figure id="attachment_54860" aria-describedby="caption-attachment-54860" style="width: 287px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54860" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-287x300.jpg" alt="" width="287" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-287x300.jpg 287w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-150x157.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-300x314.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790-500x523.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8790.jpg 654w" sizes="auto, (max-width: 287px) 100vw, 287px" /><figcaption id="caption-attachment-54860" class="wp-caption-text">Le ministère de la Santé a affirmé, vendredi 26 juin, ne pas être à l&rsquo;origine de ces affiches parodiques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ces conditions ont aussi provoqué la circulation d’une fausse affiche sur les réseaux sociaux. Elle reprend les codes du ministère de la Santé et explique, de manière très infantilisante, comment boire un verre d’eau. Beaucoup d&rsquo;internautes y ont cru avant que le ministère ne démente son authenticité.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je me suis dit : il fait des températures invivables et la seule chose qu&rsquo;ils trouvent à faire, c&rsquo;est nous expliquer comment boire de l&rsquo;eau, j&rsquo;étais sidérée ! Quand j&rsquo;ai appris que c&rsquo;était faux, ça m&rsquo;a rassurée</em> », partage Nayah Madi.  Derrière cette confusion, elle dit surtout attendre des mesures plus concrètes, comme des aides pour permettre aux étudiants modestes de s&rsquo;équiper face aux fortes chaleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une légère baisse des températures en début de semaine dernière, Météo-France a annoncé déjà une nouvelle remontée des températures dans le sud du pays, avant un retour des fortes chaleurs sur une grande partie du territoire hexagonal.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/on-pensait-etre-habitues-a-la-chaleur-les-etudiants-mahorais-surpris-par-la-canicule/">« On pensait être habitués à la chaleur » : les étudiants mahorais surpris par la canicule</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Koungou, le sport utilisé comme levier pour encadrer une jeunesse en manque de repères</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/07/a-koungou-le-sport-utilise-comme-levier-pour-encadrer-une-jeunesse-en-manque-de-reperes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 01:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Athletic Club des Jeunes de Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Insertion des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49401</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face au manque d’infrastructures et d’activités, l'association locale Athlétic club des jeunes de Koungou mise sur le sport pour occuper, encadrer et orienter les jeunes vers un avenir professionnel.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/07/a-koungou-le-sport-utilise-comme-levier-pour-encadrer-une-jeunesse-en-manque-de-reperes/">À Koungou, le sport utilisé comme levier pour encadrer une jeunesse en manque de repères</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sur l’île, après l’école, beaucoup de jeunes se retrouvent sans occupation. C’est à partir de ce constat que Djamil Abdallah, éducateur sportif et ancien entraîneur de football pendant vingt ans, s’est engagé avec son association <em>l&rsquo;Athlétic club des jeunes de Koungou</em> pour proposer des activités.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a deux ans, la structure a choisi d’offrir une alternative aux jeunes qui ne se reconnaissent pas dans des sports comme le football ou le handball. « <em>Si des jeunes ne s’identifient pas à ces disciplines, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes</em> », explique-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un levier d’insertion sociale et professionnelle</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’activité physique, c’est aussi une manière de préparer l’avenir. Encadrement, animation, accompagnement vers des formations comme le Brevet professionnel de la jeunesse, de l&rsquo;éducation populaire et du sport (BPJEPS) : autant de pistes envisagées pour orienter ceux qui souhaitent en faire leur métier. « <em>Je ne pourrais pas être encadrant toute ma vie et ces jeunes devront reprendre le flambeau</em> », confie Djamil Abdallah. La structure accompagne aussi des jeunes vers d’autres secteurs, comme le BTP, en s’appuyant sur les compétences de son président Saïdine Toumbou.</p>
<figure id="attachment_49429" aria-describedby="caption-attachment-49429" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49429" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/71e3e499-76a8-4475-ad3f-5d01cfccfe1e-2.jpg 1199w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49429" class="wp-caption-text">L&rsquo;association permet aussi aux jeunes de découvrir l&rsquo;île en faisant de la marche.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le sport sert aussi à créer du lien entre les quartiers, en effet à Koungou, comme dans d’autres communes de Mayotte, les tensions entre jeunes de différents villages sont récurrentes. Pour l’éducateur, faire se rencontrer les jeunes dès le plus jeune âge est essentiel.  « <em>Dans les années 80 c&rsquo;était comme ça tous les jeunes de tous les villages se côtoyaient, il &lsquo;y avait pas de conflits</em> », partage l&rsquo;éducateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais encore faut-il pouvoir accéder au sport, dans de nombreux quartiers, les infrastructures sont dégradées. Le passage du cyclone a aggravé la situation, laissant certains terrains inutilisables. Pour y remédier, l’association se déplace directement dans les quartiers avec son matériel via une “caravane” improvisée, qui permet de proposer des ateliers d’initiation aux habitants. Dans certains cas, même les terrains encore utilisés ne sont pas sécurisés. « <em>Quand on fait des séances d&rsquo;entraînement sur le terrain de foot, des voyous<span class="Apple-converted-space"> </span>traversent avec des chiens.  C&rsquo;est très désagréable ! </em>».<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des moyens limités face à un fort engagement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour beaucoup de familles, se déplacer jusqu’à un terrain ou payer une licence reste compliqué. Le coût de l’adhésion, fixé à 45 euros en athlétisme, représente un frein important dans un contexte de précarité. Résultat : certains jeunes participent aux activités sans pouvoir être licenciés. « <em>Il ne faut pas que l’accès au sport soit un luxe</em> », insiste Djamil Abdallah.</p>
<figure id="attachment_49428" aria-describedby="caption-attachment-49428" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49428" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe-1320x1320.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/607447b9-9583-4da5-918c-741eb29087fe.jpg 1528w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49428" class="wp-caption-text">En 2025, la structure a lancé l&rsquo;événement  les « 5 kilomètres de Koungou ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces difficultés, l’engouement est bien présent, en 2025, l&rsquo;association a organisé la première édition des 5 kilomètres de Koungou, qui avait rassemblé de nombreux participants. Des courses adaptées à tous les âges avaient été mises en place, du 1,7 km pour les plus jeunes au 5 km pour les adultes.  Reste la question des moyens, puisque l’association fonctionne en grande partie grâce à l’engagement de ses bénévoles et à l’aide de partenaires privés. Les subventions existent, mais leur obtention prend du temps, ce qui complique l’organisation des projets sur l’année.<em> « Si on se focalise uniquement sur les subventions, on a du mal à agir ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un appel aux élus et un travail dès le plus jeune âge</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En plus de son action locale, Djamil Abdallah lance aussi un appel aux élus. Pour lui, le développement du sport passe à la fois par la construction d’infrastructures ainsi que par la formation d&rsquo;encadrants. <em>« Si on construit sans former, les équipements seront laissés à l’abandon »</em>, prévient-il, soulignant le risque de voir ces espaces récupérés par la délinquance. Dans cette logique, il insiste aussi sur l’importance de valoriser l&rsquo; <em>« excellence sportive »</em>, en mettant en avant le travail des bénévoles et des encadrants. Selon lui, reconnaître ces engagements permettrait de créer une dynamique et d&rsquo;encourager d’autres personnes à s’investir auprès de la jeunesse.</p>
<figure id="attachment_49430" aria-describedby="caption-attachment-49430" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49430" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9c4da7f6-15f8-47fc-9476-d8f8250c2392.jpg 1079w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49430" class="wp-caption-text">Pour l’éducateur, il est nécessaire d’initier les enfants dès leur jeune âge.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5622" data-end="5959">Dans un territoire où la population est très jeune, la question de l’encadrement devient donc centrale. « <em>Aucun enfant ne naît délinquant,</em> <em>tout dépend de l’environnement et des repères donnés dès le plus jeune âge</em> ». D’où l’importance d’agir tôt, en proposant des activités, en transmettant des valeurs et en créant des perspectives.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5622" data-end="5959">L&rsquo;association a d’ailleurs commencé à structurer ce travail, en faisant des partenariats avec le collège de Koungou pour orienter les jeunes repérés pour leur potentiel sportif vers la structure et leur permettre de se licencier. Une démarche que les responsables souhaitent désormais élargir aux écoles primaires, notamment aux élèves de CM1 et CM2, pour les accompagner le plus tôt possible.</p>
<p data-start="5622" data-end="5959">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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		<title>Cour d&#8217;assises : en appel, un accusé conteste une partie des faits</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/26/cour-dassises-en-appel-un-accuse-conteste-une-partie-des-faits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 02:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[cour d'assises]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Séquestration]]></category>
		<category><![CDATA[vol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48926</guid>

					<description><![CDATA[<p>Six ans après les faits, la cour d’assises d’appel de Mamoudzou rouvre le dossier d’une séquestration violente qui avait profondément marqué la victime ainsi que le paysage local et conduit à de lourdes condamnations en 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/26/cour-dassises-en-appel-un-accuse-conteste-une-partie-des-faits/">Cour d&rsquo;assises : en appel, un accusé conteste une partie des faits</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la salle d’audience, ce mercredi, sept jurés tirés au sort écoutent, observent, feuillettent les photos du dossier, pendant que l’un des accusés, ayant fait appel de son jugement en 2024, revient sur une nuit qui remonte à 2020 et dont les traces restent encore présentes dans les témoignages. À la vue des photos prises par la gendarmerie sur les lieux de l&rsquo;intervention, notamment celles de la victime attachée à l’arbre et couverte de bleus, un silence s’installe dans la salle. Sur les visages des jurés, le choc se lit sans difficulté.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une nuit de cambriolage qui bascule</strong></h2>
<figure id="attachment_18414" aria-describedby="caption-attachment-18414" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18414" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-300x231.jpg" alt="Lycée agricole, Coconi, Mayotte" width="300" height="231" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-300x231.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-150x116.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-696x537.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18414" class="wp-caption-text">Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2020, cinq hommes armés, dont certains de coupe-coupe, s’introduisent au domicile d’un cadre du lycée agricole de Coconi</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À l’époque, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2020, cinq hommes armés, dont certains de coupe-coupe, s’introduisent au domicile d’un cadre du lycée agricole de Coconi pour un cambriolage qui va basculer rapidement. La victime est ligotée, menacée avec une arme blanche, puis forcée de monter dans son propre véhicule. Le groupe circule ensuite de commune en commune, s’arrête à un distributeur du Crédit agricole pour effectuer trois retraits de 150 euros, avant de passer par une station-service à Chirongui.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la voiture, les échanges sont tendus, le quinquagénaire supplie celui qu&rsquo;il identifie comme le chef de le laisser partir, mais aucune réponse. Le trajet va continuer et s&rsquo;arrêtera finalement dans une zone isolée, près de M’zouazia. Là, l’homme est attaché à un arbre, les pieds ligotés au niveau des chevilles, les poignets attachés et un bâillon sur la bouche, également relié à l&rsquo;arbre. Le véhicule est abandonné un peu plus loin sur un chemin de terre, vers Kahani.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une découverte dans un lieu difficilement visible</strong></h2>
<div class="mceTemp"></div>
<figure id="attachment_15867" aria-describedby="caption-attachment-15867" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15867" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-300x225.webp" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-15867" class="wp-caption-text">Le gendarme affirme être passé une première fois en voiture et n&rsquo;avoir rien remarqué d&rsquo;anormal.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier à intervenir sera un gendarme, en service ce jour-là, il est arrêté sur le bord de la route par un homme qui dit entendre des appels à l’aide, sans oser s’approcher lui-même, craignant un piège dans un contexte d’insécurité. La scène se situe pourtant à quelques mètres à peine de la route entre cinq et dix mètres, mais reste difficilement visible à cause de la végétation. « <em>Je suis allé voir et j’ai trouvé un homme attaché à un arbre</em> », raconte le gendarme contacté en visioconférence.</p>
<p style="text-align: justify;">Il décrit une victime exténuée, qui avait du mal à parler, qui demandait de l’eau et qui semblait soulagée de voir quelqu’un arriver, surtout un représentant de l&rsquo;autorité. Sur instruction de sa hiérarchie, il ne la détache pas immédiatement, prend des photos et sécurise les lieux en attendant les pompiers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3194" data-end="3573">Ce n’est que dans un second temps qu’un infirmier, attiré par un regroupement de personnes, va découvrir à son tour la scène. <em>« La victime était épuisée, les mains gonflées, le moral à plat et affirmait être là depuis la nuit »</em>, explique-t-il. À la barre, qu’il s’agisse du gendarme ou de l’infirmier, tous évoquent le choc ressenti face à cette scène.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3194" data-end="3573"><strong>Des responsabilités contestées</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L’enquête avait permis d’identifier rapidement les suspects, notamment grâce à des traces ADN retrouvées dans le véhicule du cadre. Tous avaient reconnu leur participation, tout en minimisant leur rôle. En mars 2023, cinq hommes, âgés de 21 à 27 ans au moment du procès, avaient été condamnés à des peines allant de 10 à 21 ans de réclusion criminelle pour vol avec arme, séquestration et extorsion.</p>
<figure id="attachment_10879" aria-describedby="caption-attachment-10879" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10879" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel-300x250.jpg" alt="Wuambushu, Gérald Darmanin, Observatoire de l’Immigration et de la Démographie, Jérôme Millet, Mayotte, loi ELAN" width="300" height="250" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel-300x250.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel-150x125.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel.jpg 613w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10879" class="wp-caption-text">L&rsquo;accusé a présenté ses excuses à la barre six ans après les faits.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’accusé rejugé cette semaine, surnommé « Satche », encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle, incarcéré à la prison de Majicavo, il a fait appel de sa condamnation en première instance. « <em>Je tiens d&rsquo;abord à présenter mes excuses à la victime. Ce qui m’a poussé à faire appel, c’est qu’on m’a reproché des choses que je n’ai pas faites. Alors que j’ai reconnu dès le début ce que j’avais fait</em> », déclare-t-il devant la cour d&rsquo;assises.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle, ses proches sont présents, notamment ses parents. En face, les avocats interrogent, reviennent sur les détails, questionnent les choix faits sur le moment. <em>« Pourquoi ne pas avoir détaché immédiatement la victime ? »</em>. <em>« Pourquoi rester à distance ? »</em>. Les réponses s’appuient sur la prudence, mais aussi sur la peur. Au fil de l’audience, le dossier se recompose, morceau par morceau et les objets volés comme le téléphone, le drone, ou encore les cigarettes et l’argent liquide ne sont plus que des éléments secondaires face à la violence des faits et à leurs conséquences.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5480" data-end="5763">En effet, au-delà des blessures physiques, la victime reste marquée à vie. Les cicatrices, déjà évoquées lors du premier procès, s’accompagnent de séquelles psychologiques importantes : Angoisses, impact sur la vie sociale et familiale, départ précipité de Mayotte après les faits.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5765" data-end="5961">Le procès doit se poursuivre ce jeudi où jurés et magistrats continueront d’examiner un dossier qui, malgré les années, reste lourd de conséquences.</p>
<p data-start="5765" data-end="5961">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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		<title>Vahibé : retour sur l’atterrissage d’urgence d’un hélicoptère de la gendarmerie</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/vahibe-retour-sur-latterrissage-durgence-dun-helicoptere-de-la-gendarmerie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 10:59:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Hélicoptère]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Vahibé]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41967</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux jours après les violences du 23 novembre, les autorités clarifient les circonstances de l’incident aérien. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="381" data-end="680">Dimanche 23 novembre, alors que Vahibé était secoué par de violents affrontements entre groupes rivaux, un hélicoptère de la gendarmerie a dû se poser en urgence sur le terrain de football du village. L’appareil, en mission au-dessus de Grande-Terre, a subi une avarie technique, selon la gendarmerie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="682" data-end="911">La présence de l’hélicoptère au cœur d’un quartier en pleine tension a rapidement alimenté les spéculations. Les autorités ont toutefois rappelé que l’incident aérien est totalement distinct des violences survenues ce soir-là.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="913" data-end="951"><strong>Aucun dégât, aucun pilote visé</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="952" data-end="1280">Face à l’afflux de curieux et à quelques comportements hostiles, un périmètre de sécurité avait été établi le temps du dépannage. Les forces de l&rsquo;ordre ont confirmé qu’il n’y a eu ni atteinte au matériel, ni tentative d’attaque contre l’équipage. Après réparation, l’appareil avait pu repartir vers 21 heures, sans incident.</p>
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