Le croissant solaire lors de l'éclipse du 1er septembre à Mayotte ©Péo

L’agence régionale de santé (ARS) dresse un bilan en matière de santé de l’éclipse du soleil du 1er septembre dernier dans l’océan Indien. Alors que l’observation sans précaution d’un tel événement peut être dangereuse pour les yeux, les pouvoirs publics avaient organisé de nombreuses actions pour prévenir les accidents ophtalmologiques.

Le croissant solaire lors de l'éclipse du 1er septembre à Mayotte ©Péo
Le croissant solaire lors de l’éclipse du 1er septembre à Mayotte ©Péo

L’ARS fait aujourd’hui le bilan. Selon l’agence, un seul cas de complication oculaire possiblement lié à l’éclipse a été enregistré à La Réunion et aucun à Mayotte.

Pour faire cet état des lieux, l’ensemble des ophtalmologistes libéraux et hospitaliers ont été contactés pour qu’ils signalent toute complication oculaire liée à l’éclipse. Une surveillance des passages aux urgences a également été mise en place auprès des services d’urgence des établissements hospitaliers de la Réunion et de Mayotte.

Avant l’éclipse, l’Agence avait évalué les stocks de lunettes de protections à 700.000 paires à La Réunion et à 60.000 à Mayotte. Elle rappelle aussi que le Rectorat de la Réunion et le Vice-Rectorat de Mayotte avaient mis en place d’importants dispositifs de distribution de lunettes de protection pour les élèves des écoles élémentaires et du secondaire, ainsi que pour les personnels des établissements, accompagnant de nombreux projets pédagogiques.
«Ces actions ont contribué à garantir à la population des deux îles de pouvoir observer ce phénomène exceptionnel avec un niveau de protection suffisant».

L’ARS note, enfin, la médiatisation «intense» des campagnes de communication réalisées par les préfectures pour sensibiliser le public sur l’importance de se munir de lunettes de protection pour observer le phénomène et rappeler qu’en aucun cas, le soleil ne devait être observé avec des instruments d’optique ni avec des moyens de protection de fortune.

«Au final, au regard de l’engouement très important qu’a suscité le phénomène auprès de la population des deux îles, l’impact sanitaire de cet évènement exceptionnel a donc été extrêmement faible», conclut l’ARS, «signe, a priori, que la population a suivi les recommandations.»