<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Marine WOLF, auteur/autrice sur Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/author/marine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/author/marine/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 30 Jul 2023 23:30:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Marine WOLF, auteur/autrice sur Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/author/marine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>D&#8217;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 3 : Bahidjat, étudiante en école de commerce </title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/31/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-3-bahidjat-etudiante-en-ecole-de-commerce/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/31/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-3-bahidjat-etudiante-en-ecole-de-commerce/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine WOLF]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Jul 2023 23:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[orange]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/31/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-3-bahidjat-etudiante-en-ecole-de-commerce/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Originaire de Mayotte, Bahidjat passe son Bac S option théâtre au lycée de Petite Terre. À l’issue de celui-ci, elle décide de continuer ses études dans une formation plus linguistique, en entamant  une License Langues étrangères appliquées, parcours commerce international. À 18 ans, elle part vivre en Métropole. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/31/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-3-bahidjat-etudiante-en-ecole-de-commerce/">D&rsquo;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 3 : Bahidjat, étudiante en école de commerce </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><b>« Est-ce que te souviens de ton arrivée ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">C’était une arrivée facile. J’avais eu la chance de venir de temps en temps en France, donc j’étais pas totalement dépaysée. J’avais déjà une attache, mon frère y était depuis 2012. J’avais une personne pour m’accueillir, m’aider dans mes démarches. Au final quand je suis arrivée tout s’est fait plutôt facilement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Qu’est-ce qui t’a surpris en arrivant ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le milieu scolaire, j’ai mal vécu les discriminations. J’ai voulu faire un stage à Mayotte pendant la période du Covid, et on me l’a refusé sous prétexte que Mayotte ne faisait pas partie du territoire français. Ça m’a marquée. C’était ma première expérience professionnelle, et je m’étais dit : autant la faire directement à Mayotte, pour voir comment est le marché, comment il évolue.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>As-tu envie de retourner à Mayotte ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">Mon but aujourd’hui n’est pas de rester en France après mes études. Mon but est vraiment d’acquérir de l’expérience pour pouvoir rentrer exercer à Mayotte. Je ne me vois pas travailler ici, je me sens chez moi à Mayotte, ça rentre en jeu bien sûr. Mais il y a aussi le fait de vouloir développer tout ce qui est commerce B to B (ndlr : de l’anglais “Business to business”, il s’agit de relations commerciales d’une entreprise vers une autre d’entreprise).</p>
<p style="text-align: justify;">Je me dit que ça peut créer de l’emploi. Si à Mayotte les sociétés, les infrastructures peuvent arrêter de faire appel à des prestataires extérieurs pour tout ce qui est maintenance, installation… Alors pourquoi pas rentrer à Mayotte, et continuer directement là-bas.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>En arrivant à Toulouse, as-tu bénéficié d’un accompagnement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Non pas du tout, parce que je ne l’avais pas demandé…et je pense que c’était une grosse erreur. Quand je parle d’accompagnement, je pense directement aux aides du département. Je sais qu’il y avait une prime d’installation. Je ne l’ai pas demandée, ni la Bourse, mais avec un peu de recul je me dis que j’aurai dû.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Quand je suis arrivée, à part mon frère et quelques personne de la famille, je connaissais pas grand-monde. Donc pendant les première années je pense qu’il me manquait cet environnement mahorais, que j’ai pu retrouver avec Caribou Maore. L’association permet de faire le lien entre les étudiants mahorais et de ne pas se sentir seul.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Durant tes études, quelles difficultés as-tu rencontrées ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les difficultés que j’ai eu, je les ai « cherchées ». Typiquement, pour ma première année, avec un peu plus de concentration j’aurais été parfaite. Mais en fait quand je suis arrivée je me suis reposée sur mes acquis. À part ça, tout s’est bien passé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Quels souvenirs vas-tu garder de ces années ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Déjà que la vie d’étudiante est une très belle vie. Là je perds tous les avantages d’étudiante, étant donné que je deviens salariée. Je retiens qu’il ne faut pas lâcher, qu’il faut être persévérante. C’est vraiment clé pour pouvoir réussir. Donc un bilan plutôt positif : si c’était à refaire, je referais mes études. »</p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par Marine Wolf</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/31/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-3-bahidjat-etudiante-en-ecole-de-commerce/">D&rsquo;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 3 : Bahidjat, étudiante en école de commerce </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/31/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-3-bahidjat-etudiante-en-ecole-de-commerce/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>D&#8217;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 2 &#8211; Kamardine, du collège de Kawéni au Master de tourisme</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/12/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-2-kamardine-du-college-de-kaweni-au-master-de-tourisme/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/12/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-2-kamardine-du-college-de-kaweni-au-master-de-tourisme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine WOLF]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 23:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[orange]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/12/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-2-kamardine-du-college-de-kaweni-au-master-de-tourisme/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né à Mayotte, Kamardine a grandi à Kawéni dans un milieu modeste. Scolarisé au collège de Kawéni, le seul à l’époque, il entre ensuite au lycée Younoussa Bamana en filière généraliste. Après son Bac, il décide de partir découvrir la Métropole. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/12/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-2-kamardine-du-college-de-kaweni-au-master-de-tourisme/">D&rsquo;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 2 &#8211; Kamardine, du collège de Kawéni au Master de tourisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><b>« Pourquoi es-tu parti étudier en Métropole ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">J’avais envie de découvrir de nouvelles choses. J’ai candidaté principalement dans le Sud puisque j’avais de la famille basée sur la côte méditerranéenne, et j’ai été accepté à l’université de Nîmes pour une licence d’administration économique et sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça ne s’est pas très bien passé.<span class="Apple-converted-space"> </span>La transition entre le lycée Younoussa Bamana et l’université, je l’ai très mal vécu dans la mesure où je n’étais pas préparé pour les études supérieures. Je n’avais pas la bonne méthodologie pour m’organiser, et il y avait le fait d’arriver dans un nouvel environnement. Je ne connaissais pas du tout la Métropole !</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Comment as-tu réagi ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Au bout de 6 mois, j’ai réalisé que je ne pouvais pas continuer dans cette filière, que j’avais un peu choisie par défaut. Je n’avais pas vraiment de projet professionnel détaillé à cette époque.<span class="Apple-converted-space"> </span>J’ai pris du temps pour réfléchir et je me suis demandé ce qui me faisait plaisir dans la vie de tous les jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis passionné d’aéronautique, je passais beaucoup de temps à l’époque à me documenter sur l’aviation. Je me suis dit que ça pouvait m’intéresser, et j’ai décidé de viser les métiers de l’aérien. Mon objectif était de travailler pour une compagnie aérienne. En me documentant j’ai appris qu’un établissement allait être inauguré en 2015 et proposer une formation axée sur le tourisme : le lycée Christian Bourquin à Argelès-sur-mer, dans les Pyrénées Orientales. J’ai candidaté, j’ai été retenu et j’ai commencé à suivre le cursus.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Est-ce que cette fois-ci ton ressenti a été différent ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">J’y ai pris beaucoup de plaisir, et j’ai remarqué que plus je prenais du plaisir, plus je réussissais à m’organiser. Mes résultats étaient bien meilleurs qu’à l’université. Il y avait ce contraste avec les amphithéâtres bondés de la faculté, alors qu’en BTS on était en petit comité. On avait une proximité avec les professeurs, ils pouvaient vraiment nous accompagner. Ce que j’ai aimé aussi avec cette filière, c’était la possibilité d’effectuer une immersion professionnelle au cours de l’année.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai eu l’opportunité de vivre ma première expérience professionnelle à Mayotte, auprès du représentant d’Air Austral à Mamoudzou. Au départ je suis quelqu’un d’assez réservé et être en contact avec la clientèle était un vrai défi pour moi. C’était une manière de repousser mes limites. J’ai bien aimé l’expérience, que j’ai réitérée l’année d’après.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Qu’as-tu fait après avoir obtenu ton diplôme ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois diplômé, j’avais envie de continuer dans le monde de l’aérien. Pour travailler dans une compagnie aérienne, il fallait absolument maîtriser l’anglais. Je voulais partir en Nouvelle Zélande avec un Permis Visa Travail, qui donne un visa et la possibilité de travailler sur place. C’était pour moi l’option la moins onéreuse pour améliorer mon niveau d’anglais. J’ai décidé de retourner à Mayotte pour travailler, histoire d’avoir des ressources financières.</p>
<p style="text-align: justify;">À cette époque, je me suis rendu compte que les sites touristiques de l’île n’étaient pas assez bien répertoriés. J’ai réalisé que si jamais un touriste voulait organiser de lui même un séjour à Mayotte, ce n’était pas un exercice facile. Je me suis dit qu’il y avait un travail à faire là-dessus. Ça m’a intéressé, j’ai découvert que c’était le travail des chargés de développement touristique local.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Tu as donc eu envie de travailler dans ce domaine ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai décidé de reprendre mes études, ce qui n’a pas été un choix évident, notamment vis-à-vis de ma famille. J’étais inséré professionnellement, j’avais mes amis qui avaient une vie personnelle et professionnelle stable. Et je suis retourné en Métropole pour une formation aux métiers de manager dans le secteur du tourisme, avec une mise en avant de la dimension environnementale. J’avais toujours mon idée en tête, je suis revenu pour mon stage de fin d’année à Mayotte, où je suis actuellement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pour revenir à ton arrivée en Métropole, est-ce que tu te souviens de ce qui t’avais marqué la première fois ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p style="text-align: justify;">La taille des amphithéâtres, je n’étais pas habitué à ça. Et la maitrise de la langue : je ne pratiquais pas le français en dehors de l’école à Mayotte. J’avais des lacunes, ce n’était pas forcément évident parfois de comprendre certaines notions en cours.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Des conseils pour les jeunes qui partent faire leurs études ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">La lecture, c’est ce qui m’a le plus aidé. Personnellement je lis surtout des livres sur le sport, parce que ça me passionne. Et sourire aux autres. C’est ce qui m’a permis d’échanger avec mes camarades et d’améliorer mes capacités linguistiques. »</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="Apple-converted-space"> Propos recueillis par Marine Wolf</span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/12/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-2-kamardine-du-college-de-kaweni-au-master-de-tourisme/">D&rsquo;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 2 &#8211; Kamardine, du collège de Kawéni au Master de tourisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/12/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-2-kamardine-du-college-de-kaweni-au-master-de-tourisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>D&#8217;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 1 &#8211; Haithia, étudiante en Droit à Toulouse </title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/01/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-1-haithia-etudiante-en-droit-a-toulouse/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/01/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-1-haithia-etudiante-en-droit-a-toulouse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine WOLF]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jul 2023 01:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[orange]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/01/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-1-haithia-etudiante-en-droit-a-toulouse/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatrième d’une famille de douze enfants, Haithia a grandi dans le quartier de Cavani. Mayotte n’offrant pas la possibilité de poursuivre ses études après sa Licence de Droit obtenue à Dembéni, elle s’envole en 2019 pour rejoindre Toulouse. Admise à l’université du Capitole, la jeune fille a 21 ans lorsqu’elle découvre la Métropole. Pour le JDM, elle revient sur cette expérience. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/01/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-1-haithia-etudiante-en-droit-a-toulouse/">D&rsquo;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 1 &#8211; Haithia, étudiante en Droit à Toulouse </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><b><i>« Est-ce que tu te souviens de ton arrivée ?<span class="Apple-converted-space"> </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;">Je m’en souviens très bien. Ma famille mzungu*, que j’avais rencontrée à Mayotte, est venue me chercher à l’aéroport. J’ai été éblouie par la grandeur des bâtiments, je rentrais dans un autre univers. Il y a eu l’étape où il a fallu faire les démarches, ce qui n’était pas la chose la plus drôle.<i> </i>Mais quand j’ai réussi, tout est rentré dans l’ordre, et j’ai commencé à visiter la ville et ses environs.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b><i>Quelles difficultés as-tu rencontrées ?</i></b></p>
<p style="text-align: justify;">Ce que j’ai ressenti, c’est qu’on n’a pas le même système d’enseignement à Mayotte qu’en France métropolitaine. J’ai tout de suite remarqué que dans les amphis, quasiment tous les étudiants prenaient leurs cours sur l’ordi. Et je me rappelle que j’étais fascinée : on aurait dit un cybercafé ! J’avoue que ça m’avait fait très peur. À Mayotte, on prends les cours à la main, et je me demandais si j’arriverais à tout prendre en note. Mais au fur et à mesure, j’ai réussi à me faire violence pour ne prendre que l’essentiel.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, je n’avais pas vraiment de méthodologie précise pour apprendre, alors qu’il fallait maîtriser ses cours, que les notions s’enchaînaient. Il fallait que je trouve une méthodologie pour pouvoir être à jour. Et aussi le niveau : j’entendais les autres étudiants et je me disais : <i>t’es à la ramasse, l</i>e<i>s autres sont déjà à un niveau beaucoup plus élevé que toi. </i>C’est quelque chose qui au début m’a handicapée. Il fallait que j’essaye d’être au même rythme que les autres, que je n’accumule surtout pas de retard dans mon travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><b><i>As-tu bénéficié d’un accompagnement ?</i></b></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des associations d’étudiants mahorais à Toulouse, et dans chaque grande ville d’ailleurs. J’avais contacté une des responsables qui m’a expliqué les démarches, et comment il fallait que je procède si je rencontrais des difficultés au niveau de l’apprentissage de mes cours. Évidemment ce qu’il en ressortait c’était : <i>régularité, régularité. </i>Il fallait vraiment être régulière dans son travail. Et ça fonctionne très bien !</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai aussi eu énormément de soutien de la part de ma famille mzungu, qui m’a beaucoup aidée et accompagnée dans les démarches. Ça m’a permis de pouvoir tout de suite rebondir et me lancer dans cette nouvelle aventure.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b><i>Comment te sens-tu au terme de ces années d’études ? <span class="Apple-converted-space"> </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai quand même un sentiment de fierté, parce que j’ai réussi à valider mon Master &#8211; les 2 années validées du premier coup ! Maintenant que je vais devoir rentrer, j’ai un petit pincement au cœur parce que j’ai appris à aimer cette ville et ses habitants qui sont d’ailleurs très courtois. Et c’est vraiment une ville étudiante, très animée. Je ne pouvais pas rêver mieux. Je vais devoir laisser ça derrière moi mais je garde de très bons souvenirs, et je me dis que je reviendrai un jour y faire un tour.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b><i>Pourquoi reviens-tu à Mayotte ?<span class="Apple-converted-space"> </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai cette envie de pouvoir apporter quelque chose à ma population. Je m’explique. Je me dis que je serai peut être plus utile à Mayotte, en exerçant comme juriste ou encore en travaillant dans le milieu associatif. Je pense tout de suite à ACFAV, qui vient en aide aux femmes maltraitées. Et aussi j’ai envie d’être auprès de ma famille, de construire quelque chose là où tout a commencé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b><i>Si tu devais me parler d’une ou deux grandes différences entre Mayotte et la Métropole, tu penserais à quoi ?<span class="Apple-converted-space"> </span></i></b></p>
<p style="text-align: justify;">Les moyens de transport. C’est quelque chose qui m’a tout de suite marquée : le tram, le métro, les bus… À Mayotte on n’a pas ça. Et à Toulouse, tout est accessible, les bouquins, les cinémas… Tu peux aller à la bibliothèque universitaire, emprunter un maximum de livres. À Mayotte, quand tu empruntes un bouquin, 10 personnes attendent derrière, tu dois le rendre au bout d’une semaine ! C’est pour ça que je me suis dit : avec tous ces moyens, tu n’as pas d’autre choix que réussir. Tu as tout, le reste dépend de ta volonté. »</p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par Marine Wolf</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/01/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-1-haithia-etudiante-en-droit-a-toulouse/">D&rsquo;une enfance mahoraise à des études métropolitaines.  Chapitre 1 &#8211; Haithia, étudiante en Droit à Toulouse </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2023/07/01/dune-enfance-mahoraise-a-des-etudes-metropolitaines-chapitre-1-haithia-etudiante-en-droit-a-toulouse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paroles de parents-relais</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2023/06/17/paroles-de-parents-relais/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2023/06/17/paroles-de-parents-relais/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marine WOLF]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 01:23:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[orange]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/2023/06/17/paroles-de-parents-relais/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Présents aux abords des établissements scolaires, les parents-relais donnent de leur temps pour assurer la sécurité des enfants sur le chemin de l’école. Le JDM a recueilli les paroles de deux d’entre eux, Gildas et Naibati, pour comprendre ce qui les a poussés à s’investir dans ce dispositif</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/06/17/paroles-de-parents-relais/">Paroles de parents-relais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">En 2019, Gildas faisait partie du Comité de médiation des sages et de prévention de la délinquance, plus connu sous le nom de « gilets jaunes ». Créée par le capitaine Chamassi en 2017, cette initiative avait disparu durant quelques temps avant de renaître en 2021, ses membres baptisés cette fois « parents-relais ». Le dispositif a été <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/05/30/tout-de-jaune-vetus-les-parents-relais-presentent-le-dispositif-de-prevention-de-la-delinquance-au-prefet/">présenté le mois dernier au préfet</a>, nous avons cette fois donné la parole à ces parents qui donnent de leur temps pour leurs enfants et ceux des autres.<br />
</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De son côté, Gildas s’investissait au sein de l’association qu’il avait créé en 2017, «Bouge-toi pour ta santé ». À Kaweni, celle-ci rassemble encore aujourd’hui les jeunes du quartier autour d’activités comme le fitness ou la randonnée. « Je cherchais un moyen de protéger les enfants », se souvient Gildas. C’est donc tout naturellement qu’il devient parent-relais.  </span></p>
<figure id="attachment_30902" aria-describedby="caption-attachment-30902" style="width: 523px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-30902" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/06/JDM-Parents-relais-3-300x128.jpeg" alt="" width="523" height="223" /><figcaption id="caption-attachment-30902" class="wp-caption-text">L’association «Bouge-toi pour ta santé » propose des activités comme le fitness ou la randonnée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Peu à peu, Gildas fédère autour de lui plusieurs autres parents. « J’avais les contacts car les enfants font partie de l’association, précise-t-il. Et les parents acceptent car il s’agit de leurs enfants ». Depuis, plus d’une dizaine d’associations a reproduit ce concept. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">À Kawéni, ce sont 11.000 élèves qui sont scolarisés. Plusieurs centaines de parents-relais assurent bénévolement, par leur présence, leur sécurité sur le chemin de l’école. Naibati en fait partie. « Avant d’être parent-relais, j’amenais moi-même mes enfants à l’école », confie-t-elle. À présent, elle s’occupe également de ceux des autres. « Dès qu’ils me voient quelque part, ils savent qu’ils sont en sécurité, même s&rsquo;ils ne me connaissent pas ». </span></p>
<figure id="attachment_30903" aria-describedby="caption-attachment-30903" style="width: 472px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-30903" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/06/JDM-Parents-relais-2-300x173.jpeg" alt="" width="472" height="272" /><figcaption id="caption-attachment-30903" class="wp-caption-text">Avec Naibati, plusieurs centaines de parents-relais assurent bénévolement la sécurité des enfants mahorais.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Trois jours par semaine, dès 6 heures du matin, Naibati est présente aux abords de l’école. Elle y reste toute la matinée, parfois jusqu’à 15 heures. « Pour les enfants, il y a une grande différence, constate-t-elle. Quand il n’y avait pas les parents-relais, tout le monde traversait sans faire attention aux voitures pour aller à l’école. C’était la pagaille ! Et quand certains conducteurs rentrent dans un village, ils ne font pas du tout attention ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Mais il ne s’agit pas uniquement d’assurer la sécurité des enfants vis-à-vis des voitures. « On règle les conflits entre les jeunes, poursuit Naibati. Quand ils sortent, ils se chamaillent parfois, se bagarrent même ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Lorsque certains jeunes posent problème, les parents-relais sont généralement capables de les reconnaître. Ils appellent Gildas, qui contacte les forces de l’ordre pour venir au domicile du jeune en question. « Vous n’êtes ni des policiers, ni des vigiles, ni des milices. Votre rôle consiste simplement à faire de la prévention et à aider à la solidarité à l’ancienne », avait affirmé à ce sujet Chaharoumani Chamassi aux volontaires rassemblés en mai dernier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« Avant d’être parent-relais, je suis parent, témoigne Naibati. Si je vois les forces de l’ordre arriver chez moi, je me sens mal. Mais il faut bien qu’on règle le problème ensemble. Parfois on trouve des jeunes qui ne comprennent rien. On essaye de leur parler, certains parents s’énervent… Quand tu parles, tu dois être bien conscient de ce que tu vas dire ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Malgré le temps très important qu’elle donne bénévolement, cette maman ne semble pas regretter son engagement.  « J’apprends aussi, je fais connaissance. Je travaille en groupe, avec l’établissement, les profs, les enfants. Je ne perds pas mon temps », constate-t-elle.</span></p>
<figure id="attachment_30901" aria-describedby="caption-attachment-30901" style="width: 474px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-30901" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/06/JDM-Parents-relais-1-300x186.jpeg" alt="" width="474" height="294" /><figcaption id="caption-attachment-30901" class="wp-caption-text">« Je travaille en groupe, avec l’établissement, les profs, les enfants. Je ne perds pas mon temps »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Pour le moment, Gildas se trouve encore en recherche de nouveaux parents-relais, pour former des binômes. S’il se dit reconnaissant envers la commune qui les a aidés, il signale avoir toujours besoin de matériel de sécurité. De son côté, Naibati ne refuserait pas de quoi boire et se protéger du soleil, car les heures passées dehors restent parfois éprouvantes. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Quoiqu’il en soit, le dispositif semble ne plus avoir à prouver son efficacité « Les enfants se sentent en sécurité aujourd’hui, résume Gildas. Ils peuvent tranquillement sortir acheter un goûter par exemple, ce qui n’était pas le cas avant ».</span></p>
<p>Marine Wolf</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/06/17/paroles-de-parents-relais/">Paroles de parents-relais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2023/06/17/paroles-de-parents-relais/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
