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	<title>Anne Perzo, auteur/autrice sur Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Anne Perzo, auteur/autrice sur Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Procès Sieam : Bavi condamné à quatre années de prison dont deux ferme</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/proces-sieam-bavi-condamne-a-quatre-annees-de-prison-dont-deux-ferme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:27:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le couperet est tombé. En suivant les réquisitions du Parquet National Financier (PNF), les juges ont sanctionné ce que nous appelions « l’écosystème Bavi » de corruption et de détournements de fonds publics. A noter que le mandat de Mirhane Ousseni à Boueni est menacé. Les chefs d’entreprises ont également été sanctionnés de manière diverse en fonction de leur implication</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/proces-sieam-bavi-condamne-a-quatre-annees-de-prison-dont-deux-ferme/">Procès Sieam : Bavi condamné à quatre années de prison dont deux ferme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le procès de ce qui restera dans les mémoires comme celui de « la mandature Bavi », se tenait sur sept jours en janvier dernier au tribunal judiciaire de Paris. Un dépaysement pour « des raisons juridiques et matérielles » regrettaient les deux procureurs du Parquet national Financier (PNF), qui auraient préféré un jugement <em>in situ</em>, « cela aurait été bénéfique pour la population mahoraise ». Le lien avec les tours d’eau, des coupures que subissent les habitants de l’île était fait, même si on ne peut tout faire porter sur les épaules de Vitta/Moussa Mouhamadi « Bavi ». Il en a malgré tout une bonne part en ayant accru inutilement les coûts pour le Syndicat intercommunal d’Eau et d’Assainissement (Sieam) avec des dépenses inconsidérées qu’avait <a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/2019/06/19/crc-par-sa-gestion-calamiteuse-le-syndicat-des-eaux-met-en-peril-les-investissements-urgents/">mis à jour un rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) La Réunion-Mayotte</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Saisi, le Parquet National Financier (PNF) avait ouvert une enquête en 2020, que nourrit un courrier de dénonciation anonyme adressé au procureur de Mayotte. Une vingtaine d’infractions est listée, dont les délits de favoritisme, de détournements de fonds publics et de corruption, notamment contre le président du Sieam à l’époque, Moussa Mouhamadi Bavi, ayant opté depuis pour le patronyme Vitta. Un « pacte de corruption » tel que l’a évoqué le président de la 32<sup>ème</sup> chambre correctionnelle de Paris dès le premier jour, qui consistait à octroyer les marchés à certaines entreprises choisies, en les fractionnant pour qu’ils n’atteignent pas les 90.000 euros qui auraient nécessité publicité et appel d’offre. Les contreparties sont plus compliquées à produire, mais des avantages en nature, voyages, etc., ont été soulignés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;impact sur les tours d&rsquo;eau</strong></p>
<figure id="attachment_45062" aria-describedby="caption-attachment-45062" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-45062 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-225x300.jpeg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris.jpeg 800w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45062" class="wp-caption-text">Le tribunal de Paris où se tenaient les audiences</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quelques accusations étaient démontées au cours de l’audience <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-sieam-au-5eme-jour-la-principale-partie-civile-suspend-ses-demandes-face-aux-failles/">qui mettait en évidence des failles dans l’enquête</a>, incitant les avocats du syndicat des Eaux devenu LEMA (Les Eaux de Mayotte), à repousser la présentation des demandes de dommages et intérêts à une date ultérieure. L&rsquo;association Anticor s&rsquo;était également portée partie civile.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la majeure partie de ce que nous avions appelé <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/proces-sieam-lecosysteme-bavi-selon-son-ex-directeur-technique/">« l’écosystème Bavi » était mis au grand jour </a>avec un accaparement des pouvoirs dans les mains du président du Sieam, qui plombe la masse salariale (+220%) en titularisant à tout va lors de son élection en 2014, et qui mène grand train avec voyages, factures de téléphone et de communication dithyrambiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le plus grave est ailleurs. Bénéficiaire jusqu’à son élection, le budget Eau potable plonge ensuite vers un déficit de 13,5 millions d’euros en 2018, compromettant la réalisation du Contrat de progrès qui permettait d’obtenir des subventions conditionnées à une partie d’autofinancement. Et les investissements du plan urgence eau post pénurie de 2017 ne seront pas achevés… On peut donc dire, comme nous l’avions écrit, que par sa gestion calamiteuse du syndicat, <a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/2019/06/19/crc-par-sa-gestion-calamiteuse-le-syndicat-des-eaux-met-en-peril-les-investissements-urgents/">Bavi a compromis les investissements urgents</a>. Participant à une sous-capacité de stockage et de potabilisation de l’eau potable que Mayotte connaît encore actuellement. Bavi n’a-t-il pas glissé lui-même lors du procès, « <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/20/proces-sieam-jai-ete-elu-a-la-presidence-par-accident/">j’ai été élu président par accident !</a> » ?!</p>
<p style="text-align: justify;">Les réquisitions du PNF avaient donc été sévères, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/">contre les dirigeants du Sieam</a>, dont Bavi, avec des peines de prison ferme, et <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/proces-sieam-des-peines-de-4-mois-a-18-mois-requises-contre-les-chefs-dentreprise/">contre la partie des chefs d’entreprise</a> qui n’avait pas opté pour la Reconnaissance préalable de culpabilité, avec des demandes d&rsquo;exclusion ferme de marché publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Le verdict est tombé ce 16 avril 2026.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vitta/Moussa Mouhamadi Bavi</strong> est condamné à 4 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis probatoire pendant 3 ans (obligation de réparer les dommages, de payer les sommes dues au trésor public). Le mandat de dépôt est à effet différé, avec exécution provisoire. C&rsquo;est à dire qu&rsquo;un temps lui est laissé pour s&rsquo;organiser avant d&rsquo;intégrer une cellule que lui désignera l&rsquo;administration pénitentiaire. L&rsquo;amende délictuelle à payer est de 10.000 euros. En outre, il est condamné à une privation du droit d’éligibilité de 10 ans avec exécution provisoire, à une interdiction d’exercer fonction publique de 5 ans avec exécution provisoire, et à une confiscation de la créance de 5.711 euros figurant sur son compte d’assurance-vie</p>
<p style="text-align: justify;">Son directeur de cabinet, <strong>Camille Abdillah</strong>, est condamné à 2 ans d’emprisonnement, dont 1 an ferme sous bracelet avec exécution provisoire, à 20.000 euros d&rsquo;amende, à une inéligibilité de 5 ans, une interdiction d’exercer fonction publique de 5 ans avec sursis, avec mention sur son casier judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le DAF <strong>Mouslim Abdourahaman</strong>, est condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis intégral, une amende de 5.000 euros, inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire, avec mention sur le casier judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mirhane Ousseni</strong> est condamné à 4 mois d’emprisonnement avec sursis, une inéligibilité de 3 ans, sans que l&rsquo;exécution provisoire soit mentionnée. Cela veut dire qu&rsquo;il a dix jours pour faire appel, sans quoi il perd son tout récent mandat de maire de Boueni.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges n&rsquo;auront fait preuve que d&rsquo;une légère mansuétudes envers le directeur des services techniques <strong>Fardi Bacar Chebane</strong>, qui avait dénoncé en garde à vue l&rsquo;écosystème Bavi. Il est condamné à trois ans de prison, dont 6 ferme avec exécution provisoire, contre 12 requis par le parquet, qu&rsquo;il pourra purger sous bracelet électronique, 30.000 euros d&rsquo;amende et une inéligibilité de 5 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">La membre de la commission d&rsquo;appel d&rsquo;offre <strong>Karima Nassur</strong>, est condamné à 18 mois xde prison, dont 6 ferme sous bracelet électronique, une amende de 5.000 euros, inéligibilité de 5 ans, une interdiction d’exercer fonction publique de 3 ans avec sursis, et confiscation des scellés, c&rsquo;est à dire le véhicule Nissan X-Trail qu&rsquo;elle avait reçu en cadeau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De la prison ferme pour certains chefs d&rsquo;entreprise</strong></p>
<figure id="attachment_45348" aria-describedby="caption-attachment-45348" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-45348 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte-300x225.jpeg" alt="LEMA, Sieam, Antico, Mayotte, PNF, CRC" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Maitre-Benoit-Derieux-gauche-et-Maitre-Cedric-Putigny-Ravet-droite-avocats-Les-Eaux-de-Mayotte.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45348" class="wp-caption-text">Maitre Benoît Derieux (à gauche) et Maitre Cédric Putigny-Ravet (à droite), avocats du syndicat LEMA</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les chefs d&rsquo;entreprise bénéficiaires des marchés tronçonnés ont été diversement condamnés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Soibahadine Dahalani</strong> dont les sociétés BET976 et MICE ont bénéficié de nombreux marchés, des faits qualifiés de « graves » par le PNF, 18 mois d’emprisonnement dont 10 mois ferme sous bracelet avec exécution provisoire, amende de 30.000 euros, privation du droit d’éligibilité 5 ans avec exécution provisoire, exclusion marchés publics 2 ans avec exécution provisoire, confiscation 5.803 euros (BRED) et 20.285 euros (PEL). Pour sa société BET 976, une amende de 50.000 euros, une exclusion marchés publics de 3 ans avec exécution provisoire et une confiscation 9.026 euros (BFCOU), et MICE (MAHORE INSPECTION COORDINATION ET ETUDES), une amende de 60.000 euros et une exclusion marchés publics de 3 ans avec exécution provisoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Soulaïmana Soulaimana Moussa</strong> est condamné à une amende de 50.000 euros, privation du droit d’éligibilité 5 ans, exclusion marchés publics 3 ans avec sursis, et sa société MCTP (LA MAHORAISE DE TRAVAUX PUBLICS), 100.000 euros d&rsquo;amende et une exclusion marchés publics 3 ans avec sursis.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Abdou Abdou Moussa</strong> est condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis, 25.000 euros d&rsquo;amende, une privation du droit d’éligibilité de 3 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bacar Saïd</strong> à une amende de 20.000 euros, une privation du droit d’éligibilité 2 ans, une exclusion marchés publics 2 ans avec sursis. Sa société Bedangua, 30.0000 euyros d&rsquo;amende, et une exclusion des marchés publics de 2 ans avec sursis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tanchiki Maore</strong> une amende de 25.000 euros, une inéligibilité de 2 ans, une exclusion des marchés publics de 2 ans avec sursis. Sa société MIP (MAORE INTERVENTION ET PROPRETE), une amende de 40.000 euros, une exclusion des marchés publics de 2 ans avec sursis.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marion Boucault</strong>, représentante de Egis Eau est relaxée, mais la société condamnée à une amende de 10.000 euros et une exclusion des marchés publics de 1 an avec sursis.</p>
<p style="text-align: justify;">En tant que victime, le <strong>syndicat LEMA</strong> nous informe être entendu lors d&rsquo;une audience sur intérêts civil le 9 juin 2026, où des dommages et intérêts seront réclamés.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&rsquo;issue d&rsquo;une des audiences, le PNF nous avait rapporté avoir enquêté sur d&rsquo;autres secteurs à Mayotte, des affaires qui ne tarderont pas à sortir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/proces-sieam-bavi-condamne-a-quatre-annees-de-prison-dont-deux-ferme/">Procès Sieam : Bavi condamné à quatre années de prison dont deux ferme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Secrets pour réussir son projet de transport en commun à l’usage des nouveaux élus</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/secrets-pour-reussir-son-projet-de-transport-en-commun-a-lusage-des-nouveaux-elus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 08:09:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AOM]]></category>
		<category><![CDATA[BHNS]]></category>
		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[LOM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49920</guid>

					<description><![CDATA[<p>Infatigable pourvoyeur de conseils sur le marché naissant des transports publics à Mayotte, l’ingénieur en mobilité Mohamed Hamissi alerte sur les bons choix à faire au moment où les communautés d’agglo et les intercos se dotent de nouvelles gouvernances</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/secrets-pour-reussir-son-projet-de-transport-en-commun-a-lusage-des-nouveaux-elus/">Secrets pour réussir son projet de transport en commun à l’usage des nouveaux élus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>En 6 ans, le contexte des transports en commun a changé en métropole et à Mayotte. Qu’est ce qui attend les nouveaux élus ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi</strong> <strong>:</strong> Alors que les enjeux climatiques et les objectifs fixés par la France dans le cadre de sa stratégie nationale bas carbone à l’horizon 2050 imposent une accélération de la décarbonation des mobilités, le 101ᵉ département français voit émerger les premiers transports collectifs urbains et interurbains terrestres de voyageurs, dans un contexte socio-économique particulier. Celui-ci confronte les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) de notre île à un défi majeur : garantir le droit au transport pour tous, sur l’ensemble de leur territoire, dans un contexte budgétaire contraint, avec des ressources limitées, dans une île marquée par une forte croissance démographique, un taux de chômage extrêmement élevé et une précarité en hausse. De plus, la croissance inévitable des coûts de l’offre de transports collectifs doit être anticipée et mieux maîtrisée par les AOM de notre île.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La mobilité est un droit, mais comment les nouveaux élus peuvent-ils le décliner concrètement sur chacun de leur territoire ?</strong></p>
<figure id="attachment_49923" aria-describedby="caption-attachment-49923" style="width: 195px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-49923 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune-195x300.jpeg" alt="" width="195" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune-195x300.jpeg 195w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune-665x1024.jpeg 665w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune-150x231.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune-300x462.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune-696x1071.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Mohamed-hamissi-ministre-Clement-Beaune.jpeg 768w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49923" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi avec Clément Beaune, alors ministre délégué aux Transports</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi :</strong> La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) définit la compétence mobilité comme la capacité d’organiser plusieurs catégories de services : les services réguliers de transport public de personnes, les services à la demande, le transport scolaire, les mobilités actives, les usages partagés de véhicules terrestres et la mobilité solidaire. Chaque AOM choisit les services les plus adaptés à ses spécificités locales, c’est-à-dire à son territoire : l’exercice de cette compétence se fait donc « à la carte ». Rappelons qu’au nom du droit à la mobilité pour tous, chaque Mahorais doit pouvoir disposer de transports adaptés pour accéder au travail, aux études, aux loisirs, aux soins et à l’ensemble des conditions de vie — c’est une mission relevant des compétences des AOM. Par ailleurs, la capacité à se déplacer constitue un enjeu d’égalité des chances, d’aménagement du territoire et de cohésion sociale. Elle est indispensable pour bâtir un équilibre entre nos territoires, fondé sur une meilleure répartition des activités économiques, et pour renforcer les liens entre eux. Il est donc nécessaire pour les AOM de notre département de concevoir la mobilité comme un système intégré, articulant infrastructures et services, afin de proposer des solutions efficaces, équitables et adaptées aux spécificités de leurs territoires respectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qui incarnent les différentes autorités de mobilité à Mayotte ? Où en est-on de leur coordination ? </strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi :</strong> La LOM instaure une organisation à deux échelles territoriales — régionale et intercommunale — permettant de couvrir un large champ de solutions de mobilité et de dépasser les cloisonnements antérieurs. À Mayotte, les autorités organisatrices de la mobilité sont les agglomérations de la CADEMA et du Grand Nord, pour lesquelles cette compétence est obligatoire, ainsi que les communautés de communes du Centre-Ouest et du Sud de Mayotte, pour lesquelles la prise de compétence pouvait intervenir au plus tard le 1er juillet 2021. À ces intercommunalités s’ajoute le Département-Région, en qualité d’autorité organisatrice de la mobilité régionale (AOMR), qui exerce cette compétence sur l’ensemble du territoire. Le territoire mahorais compte donc aujourd’hui cinq autorités organisatrices de la mobilité. D’ores et déjà, nous constatons que les frontières entre les transports urbains et interurbains deviennent de plus en plus perméables, rendant indispensable une coordination étroite entre ces autorités. Dans ce contexte, il apparaît pertinent d’étudier la rationalisation des autorités organisatrices et de leurs périmètres, d’encourager leur coordination et de renforcer leurs compétences.</p>
<blockquote><p>« Chaque euro devra être utile »<strong style="color: #222222; font-family: Verdana, BlinkMacSystemFont, -apple-system, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Open Sans', 'Helvetica Neue', sans-serif; font-size: 15px;"> </strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment ces autorités financent-elles les transports publics alors que vous avez régulièrement mis en garde contre la menace d’un déficit structurel ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>En France, le modèle économique des mobilités repose sur trois grandes sources : le versement mobilité (VM), un impôt acquitté par les employeurs de plus de 11 salariés, les recettes commerciales perçues auprès des usagers payant leur ticket, auxquelles s’ajoutent des recettes annexes comme la publicité, ainsi que les contributions publiques. À Mayotte, la CADEMA est de loin la mieux dotée en versement mobilité, aux côtés du Département-Région, notamment depuis la création du VMRR, le Versement <em>Mobilité</em> Régional et Rural. D’ores et déjà, il apparaît que, dans notre département, les dépenses de fonctionnement et d’investissement des transports urbains et interurbains de voyageurs terrestres seront en augmentation constante, en raison des exigences de performance des transports publics, des impératifs de sécurité et de sûreté, ainsi que de la transition écologique, qui oriente désormais les politiques publiques de mobilité. Or, la recherche d’une meilleure maîtrise des coûts et d’une plus grande efficacité des transports publics, qui doit naturellement constituer une priorité pour les autorités organisatrices, ne suffira pas à assurer l’équilibre du financement de ce service public structurellement déficitaire. Dans ce contexte, la question du financement devient de plus en plus prégnante au regard de l’ampleur des besoins dans notre département. Investir davantage ne doit pas conduire à dépenser de manière inefficace. Dans un contexte de finances publiques sous tension, chaque euro devra être utile. Cela impliquera parfois de différer, de réévaluer, voire de renoncer à certains projets afin de mieux servir l’intérêt général. Pour chaque infrastructure ou équipement, les bonnes questions doivent être posées : quelle valeur d’usage, quel modèle économique, quels impacts environnementaux et sociaux, et quel héritage pour les générations futures que sont nos enfants et petits-enfants ? Rappelons que l’autofinancement constitue à cet égard un levier central, et que son affaiblissement traduit des difficultés à développer, entretenir ou étendre un réseau de transport.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment rendre rentable et attractive ces offres de transport ?</strong></p>
<figure id="attachment_49924" aria-describedby="caption-attachment-49924" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49924 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Bus-Caribus.jpeg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49924" class="wp-caption-text">Le service Caribus lancé officiellement sur 4 lignes ce 10 avril 2026</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Rappelons que les décisions d’investissement dans les réseaux de transport ont toujours un impact important sur le coût du service et sur l’équilibre financier des autorités organisatrices. À Mayotte, nous partons quasiment de rien, notamment en matière d’infrastructures dédiées aux transports en commun, hormis les investissements sur le réseau Caribus. Dans l’immédiat, l’augmentation du nombre d’usagers des transports urbains et interurbains sera potentiellement conditionnée par la mise en place d’une politique tarifaire attractive, qui constituera un levier essentiel pour optimiser l’utilisation des moyens existants. Toutefois, cette nouvelle clientèle pourrait provenir en grande partie des usagers actuels des taxis collectifs. En effet, plusieurs freins au développement des transports en commun doivent être pris en compte : le manque de rapidité (gain de temps) et de fréquence des liaisons entre intercommunalités, les ruptures dans la continuité du service, une évaluation encore insuffisante de la satisfaction des usagers, ainsi que les difficultés liées au stationnement des véhicules individuels dans les parkings-relais ou aux abords des pôles d’échanges. Pour renforcer l’attractivité du service, les transports collectifs doivent gagner en performance afin de séduire une nouvelle clientèle, notamment en incitant les automobilistes à se tourner vers les transports en commun — un enjeu pour désengorger les routes. Cela suppose de mieux prendre en compte la durée globale des déplacements, en améliorant la vitesse commerciale, la ponctualité, la fréquence des dessertes, l’accessibilité des stations et l’information des voyageurs — c’est d’ailleurs la finalité de la ligne 1 de Caribus, bus à haut niveau de service. Pour les lignes interurbaines, il serait intéressant pour le Département-Région d’étudier l’opportunité et la faisabilité de développer des cars interurbains à haut niveau de service, bénéficiant d’aménagements particuliers pour renforcer leur attractivité. Ces infrastructures, de type voies réservées aux transports en commun (VRTC), permettent de proposer un service de transport très performant, notamment face à la voiture individuelle.</p>
<blockquote><p><span style="font-family: Verdana, BlinkMacSystemFont, -apple-system, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Open Sans', 'Helvetica Neue', sans-serif;">des COMPETENCES AU SEIN DES AOM </span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur quels leviers les collectivités peuvent-elles agir pour proposer des transports à la fois performants et de qualité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Les autorités organisatrices doivent se doter d’outils leur permettant de mesurer ces améliorations. Il est donc essentiel de disposer de données fiables et d’indicateurs pertinents pour éclairer la décision publique. Des indicateurs de qualité de service et de performance technique et financière doivent ainsi être clairement définis dans les contrats d’exploitation. Les autorités organisatrices doivent, pour exercer pleinement leurs compétences, se doter de moyens d’expertise et de contrôle adaptés. Elles doivent maîtriser les clauses des contrats conclus avec les opérateurs, notamment celles ayant un impact sur l’équilibre financier du service. Ces contrats doivent également responsabiliser davantage les exploitants, en les incitant à améliorer leur productivité et la qualité du service, afin de mieux répartir les risques entre l’autorité organisatrice et l’opérateur. Enfin, faire circuler des bus ne peut être une finalité en soi. Les contrats doivent traduire clairement les objectifs fixés en matière d’offre et de qualité de service. Cela suppose que les autorités organisatrices disposent des moyens humains nécessaires pour piloter leurs offres de transport, assurer le suivi des opérateurs et, le cas échéant, engager les réorganisations nécessaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous avons vu les premiers transports collectifs se mettre en place, mais sans coordination avec l’existant, comme les taxis, par exemple, contrairement à ce que vous aviez préconisé. Engendrant de leur part des mouvements de grève…</strong></p>
<figure id="attachment_30123" aria-describedby="caption-attachment-30123" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30123 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-3-300x225.jpg" alt="Grève, taxi, Caribus, transport, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Taxi-greve-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30123" class="wp-caption-text">Bien que consultés en amont du projet, les taxis ont manifesté à plusieurs reprises contre leur exclusion du service</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong>: <em>(sourire)</em> Et oui, les autorités organisatrices de la mobilité de l’île auraient dû se concerter pour arrêter un schéma-type de complémentarité des offres, en y intégrant les taxis collectifs et la voiture individuelle. L’offre de transports collectifs urbains et interurbains ne peut pas répondre à l’ensemble des besoins de mobilité d’aujourd’hui et de demain. D’ailleurs, elle n’est plus adaptée lorsque le coût du kilomètre parcouru par chaque voyageur transporté en bus devient trop élevé pour l’AOM. En ce sens, la hiérarchisation, et plus encore l’optimisation des réseaux de bus urbains et cars interurbains, constituent de véritables enjeux pour nos autorités organisatrices de la mobilité, autour de plusieurs niveaux de service complémentaires, adaptés aux caractéristiques des territoires et aux besoins réels de déplacement. De manière générale, la hiérarchisation consiste à organiser les réseaux autour de lignes structurantes — à forte fréquence et forte capacité — complétées par des services plus souples assurant le rabattement ou la desserte locale. La hiérarchisation permet d’améliorer le taux de remplissage des véhicules, de réduire les kilomètres improductifs et d’optimiser le rapport entre l’offre et la demande, tout en maîtrisant les coûts d’exploitation. Il ne s’agit donc plus seulement de « faire circuler des bus ou des cars », mais de construire un système de mobilité intégré, lisible et performant, articulant différents niveaux de service. Cette approche s’inscrit pleinement dans les orientations de la loi d’orientation des mobilités, qui encourage une organisation multimodale adaptée aux spécificités locales. L’optimisation, quant à elle, repose sur une meilleure allocation des ressources, une offre plus lisible pour les usagers et une complémentarité renforcée entre les modes de transport. Elle permet ainsi d’accroître l’attractivité des transports collectifs tout en améliorant leur performance économique et environnementale.</p>
<blockquote><p><strong> </strong><strong>REFLEXION SUR UNE POLICE DES TRANSPORTS </strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’insécurité peut-elle être un facteur paralysant pour un projet de transport public ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Oui, elle constitue un frein majeur au développement des transports publics à Mayotte. L’exemple de Fatima, habitante du sud de l’île, en est une illustration concrète : après avoir été abordée par des jeunes hommes dans un car et victime d’une tentative de vol, elle a renoncé à utiliser les transports collectifs. Ne tournons pas le dos à la réalité. Au quotidien, les réseaux pourraient être confrontés à des problématiques récurrentes : incivilités, comportements déplacés, agressions verbales ou physiques, caillassages ou encore rixes. Ces situations dégradent la qualité du service et entament la confiance des usagers. La fraude constitue un autre enjeu majeur dans un département comme le nôtre. Endémique dans les transports publics, elle représente un manque à gagner significatif pour les collectivités, tout en créant un sentiment d’injustice chez les usagers qui s’acquittent de leur titre de transport. Elle prive également les réseaux de ressources essentielles à leur fonctionnement et à leurs investissements, pertes qui doivent, à terme, être compensées par la collectivité. À ce titre, il convient de nuancer l’idée selon laquelle la gratuité des transports permettrait de résoudre le problème de la fraude. Si elle peut, à première vue, supprimer les coûts liés au contrôle et à la billettique, elle ne répond pas aux enjeux de sécurité, de tranquillité publique ni à la lutte contre les incivilités. La gratuité ne fait pas disparaître les coûts : elle en déplace simplement la charge, qui demeure supportée, directement ou indirectement, par la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment renforcer cette sécurité ?</strong></p>
<figure id="attachment_22461" aria-describedby="caption-attachment-22461" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarme-bus-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22461 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarme-bus--300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarme-bus--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarme-bus--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarme-bus--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarme-bus-.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-22461" class="wp-caption-text">En février 2018, des gendarmes assuraient une police des transports dans les bus scolaires</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>On peut s’interroger sur l’opportunité de créer une police intercommunale de transports. Dans le cadre du développement des réseaux urbains et interurbains, la mutualisation des moyens de sécurité à l’échelle intercommunale permettrait d’assurer une présence plus visible et plus cohérente sur l’ensemble du territoire. Une police intercommunale de transports pourrait intervenir de manière coordonnée sur les réseaux, les pôles d’échanges et les axes structurants, en complément des forces de sécurité de l’État. Elle apporterait une réponse adaptée aux enjeux spécifiques de mobilité, notamment en matière de prévention des incivilités, de lutte contre la fraude, de sécurisation des usagers et des conducteurs, ainsi que de gestion des situations de crise. Cette approche favoriserait une meilleure continuité de l’action publique entre les intercommunalités et renforcerait la confiance des usagers dans les transports collectifs, condition indispensable à leur développement. Toutefois, un tel dispositif reste complexe à mettre en œuvre. Il suppose une coordination étroite entre plusieurs acteurs aux compétences et aux intérêts parfois divergents, ainsi qu’une clarification des responsabilités, des moyens financiers et du cadre juridique. Ces enjeux doivent être pleinement anticipés pour garantir l’efficacité et la pérennité d’une telle organisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En un mot, quel secret pour réussir sa mobilité sur son territoire, et plus globalement à l’échelle de Mayotte ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi : </strong>Mayotte a ses spécificités et ses réalités qu’il convient de saisir comme des opportunités afin d’innover et de développer la mobilité sur des bases durables et profitables à chacun. C’est pourquoi j’invite les AOM à engager une réflexion commune afin de préciser l’articulation multimodale entre transports urbains et interurbains et d’envisager, le cas échéant, la mise en place d’une organisation plus intégrée. À ce titre, je me tiens à leur disposition pour des présentations sur les enjeux de la mobilité en France, ainsi que sur les enjeux et opportunités propres à notre département, avec plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/secrets-pour-reussir-son-projet-de-transport-en-commun-a-lusage-des-nouveaux-elus/">Secrets pour réussir son projet de transport en commun à l’usage des nouveaux élus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Municipales : les leçons et coups de théâtre de cette cuvée 2026</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/23/municipales-les-lecons-et-coups-de-theatre-de-cette-cuvee-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 08:34:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[élections municipales 2026 à Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48756</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après la « prime au sortant », on va pouvoir parler de « prime aux revenants » à Mayotte, puisque les électeurs ont porté à la tête de la mairie quatre anciennes figures politiques. Une 5ème se dessine même sous une écharpe…</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/23/municipales-les-lecons-et-coups-de-theatre-de-cette-cuvee-2026/">Municipales : les leçons et coups de théâtre de cette cuvée 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, il est toujours délicat d’interpréter des résultats électoraux, dépendants de nombreux facteurs. La pluie à Mayotte, le soleil en métropole, sont brandis pour expliquer le taux d’abstention, moins important à 17h ici, 40,9%, que là-bas, 51,9%. Et sur le scrutin, les accusations d’achats de voix et de procurations frauduleuses refont surface sans que des dépôts de plainte ne soient déposés.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la « prime au sortant », ce qui se traduit par une certaine satisfaction des électeurs pour leur maire ou par la peur du changement, a fonctionné pour cinq communes, Mamoudzou, Chiconi et Mtsangamouji dès le 1<sup>er</sup> tour, Sada et Tsingoni, au 2<sup>nd</sup> tour, les autres communes révèlent des tendances très différentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, ce que nous avons appelé « le retour de la vieille garde », ces maires qui ont exercé par le passé, et qui refont leur apparition… avec dans leurs bagages plus ou moins de réussite. C’est le cas à <strong>Dembéni,</strong> où, à la surprise de tous, Moudjibou Saïd, pourtant arrivé en tête au 1er tour, a été battu par celui qui avait occupé le poste de 2008 à 2015, Soihibou Hamada, démis avant la fin de son mandat en 2014, le scrutin qui lui avait donné 17 voix d’avance ayant été annulé par le Conseil d’Etat. Il gagne avec 173 voix d’écart avec son challenger cette fois, un matelas qui ne devrait pas l’inquiéter. C’est aussi le cas à <strong>Koungou</strong>, où celui qui portait l’écharpe en 2008, Saïd Ahamadi Raos, revient aux affaires, malgré un maigre bilan de son mandat de conseiller départemental. Espérons qu’elles seront davantage bénéfiques à la 2<sup>ème</sup> plus grosse commune de l’île, déshéritée par des années d’abandon, en manque de toutes les infrastructures &#8211; <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/23/second-tour-des-elections-municipales-une-mobilisation-en-hausse-malgre-une-meteo-maussade/">voir notre sujet de ce dimanche</a> &#8211; que seraient en droit d’attendre les citoyens lourdement assujettis aux taxes foncières. C’est encore le cas à <strong>Acoua</strong>, où le bosseur Ahmed Darouechi qui avait exercé de 2014 à 2020, l’a remporté sur le maire sortant de plus de 10 points.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Sénateur-presque-maire</strong></h2>
<figure id="attachment_48759" aria-describedby="caption-attachment-48759" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Freddy-Novou.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48759 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Freddy-Novou-300x236.jpg" alt="" width="300" height="236" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Freddy-Novou-300x236.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Freddy-Novou-768x605.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Freddy-Novou-150x118.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Freddy-Novou-696x548.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Freddy-Novou.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48759" class="wp-caption-text">Freedy Novou devra composer avec un allié d&rsquo;entre deux tours de poids&#8230;</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais la première grande surprise de ce scrutin, c’est bien le 3<sup>ème</sup> mandat de Roukia Lahadji/Hanima Ibrahima, qui l’emporte à <strong>Chirongui</strong> avec plus de 2 points de plus sur son challenger Adrachi Velou, et 16 points de plus sur Bihaki Daouda, qui avait été porté à la tête de la mairie après la destitution de l’étonnant vainqueur de 2020, Andhanouni Saïd. C’est une femme politique aguerrie aux arcanes du pouvoir qui revient, après avoir mis à profit ces 6 dernières années pour créer l’association <em>Nayma</em>, d’insertion professionnelle de jeunes en déshérence.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre poids lourd de la politique est de retour sur le territoire bien que son visage ne s’affiche pas sur les murs de la mairie, Saïd Omar Oili aura comme à son habitude tiré les ficelles jusqu’au bout à <strong>Dzaoudzi-Labattoir</strong>, avec une rancune tenace. Ce que beaucoup ont appelé « une alliance contre nature », permet l’élection de Freddy Novou, notamment chargé de mission de la gestionnaire du port Ida Nel, que le sénateur a privilégié au grand dam du maire sortant, pourtant son ancien poulain, Mikidache Houmadi. C’est une tambouille mal odorante LR-MDM-Nema, qui va donc diriger l’une des deux communes de Petite-Terre. De l’art de rester sénateur tout en étant – presque &#8211; maire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre commune de Petite Terre, <strong>Pamandzi</strong>, voit le conseiller d’opposition Issoufi Maandhui, sortir vainqueur de la quadrangulaire avec près de 10 points d’avance sur ses challengers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des fusions meurtrières</strong></h2>
<figure id="attachment_48410" aria-describedby="caption-attachment-48410" style="width: 204px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48410 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--204x300.jpg 204w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--695x1024.jpg 695w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--150x221.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--300x442.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--696x1025.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE-.jpg 762w" sizes="auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48410" class="wp-caption-text">Abdou-Lihariti Antoissi nouveau maire de Bandraboua</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Autre tremblement de terre, l’éviction d’Ali Moussa Moussa Ben de la commune de <strong>Bandrele</strong> après deux mandats, pourtant en tête au 1<sup>er</sup> tour, mais victime de la fusion de listes LR et divers gauches, qui permet au LR Daniel Rama d’accéder à la mairie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>A contrario</em>, et après une grande période de flottement ce dimanche soir en raison des scores très serrés, le maire sortant de <strong>Sada</strong>, Houssamoudine Abdallah, reste en poste avec 198 voix d’écart face à l’avocat Abdel-Lattuf Ibrahim.</p>
<p style="text-align: justify;">A <strong>Boueni</strong>, c’est un ancien conseiller départemental, Mirhane Ousseni, qui tire son épingle du jeu avec 43 voix d’écart sur son principal challenger Assani Saindou, avec un risque, que la peine d’inéligibilité requise contre lui dans le procès du Sieam se concrétise… verdict dans quelques semaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Jolie surprise à <strong>Bandraboua</strong> où la 2<sup>ème</sup> tentative fut la bonne pour Abdou-Lariti Antoissi dit « Maradona » qui l’emporte avec 57,70% sur l’ancien conseiller départemental Issoufi Hadj Mokho, le maire sortant Fahardine Ahamada ne s’étant pas représenté, lui qui avait par le passé décroché le label de commune la mieux gérée de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Bilan, ce sont donc huit maires sortants qui avaient choisi de se représenter, et qui ont été battus lors de ce scrutin 2026… avec une fenêtre des possibles sur les prochaines élections de 2032 puisqu’une session de rattrapage semble fonctionner, Roukia, Soihibou, Ahmed ou Saïd Ahamadi, peuvent en témoigner.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/23/municipales-les-lecons-et-coups-de-theatre-de-cette-cuvee-2026/">Municipales : les leçons et coups de théâtre de cette cuvée 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Municipales 2026 &#8211; Résultats définitifs 1er tour, réélection de trois maires sortants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/16/municipales-2026-resultats-definitifs-1er-tour-reelection-de-trois-maires-sortants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 09:42:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Municipales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48388</guid>

					<description><![CDATA[<p>A la suite des résultats provisoires envoyés la veille par le ministère de l'Intérieur, les suffrages définitifs ont été publiés par la préfecture de Mayotte. On note quelques scores inattendus...</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/16/municipales-2026-resultats-definitifs-1er-tour-reelection-de-trois-maires-sortants/">Municipales 2026 &#8211; Résultats définitifs 1er tour, réélection de trois maires sortants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les électeurs des communes de Mamoudzou, Chiconi et Mtsangamouji ne seront pas rappelés aux urnes dimanche prochain. Ils ont majoritairement plébiscité leur maire sortant. Ambdilwahedou Soumaila (LR) l&#8217;emporte avec 60,9% des suffrages exprimés à Mamoudzou, en capitalisant vraisemblablement sur sa bonne gestion de la crise Chido que n&rsquo;aura donc pas entaché un rapport mitigé de la CRC. Mohamadi Madi Ousseni (DVD) l&#8217;emporte avec 55,9% à Chiconi, et Saïd Maanrifa Ibrahima (LR), 58,47%, à M&rsquo;tsangamouji.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les autres communes, d&rsquo;anciens maires ont refait leur apparition et tirent leurs épingles du jeu. C&rsquo;est le cas de Roukia Lahadji (Hanima Ibrahima) à Chirongui qui, forte de ses deux mandats par le passé, totalise 33,29% des suffrages exprimés, face aux 27,69% d&rsquo;Adrachi Velou, le maire sortant Bihaki Daouda n&rsquo;arrivant qu&rsquo;en 3ème position, 25,09%. L&rsquo;ancien maire de Dembéni Soihibou Hamada (DVD), totalise quant à lui 30,41% face au maire sortant Moudjibou Saïdi (32,29%). Et Ahmed Darouechi à Acoua est même en ballotage favorable avec ses 35,94% face aux 23,20% du sortant Marib Hanaffi.</p>
<figure id="attachment_48406" aria-describedby="caption-attachment-48406" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48406 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie-300x223.jpeg" alt="" width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie-300x223.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie-150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie-485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie-696x518.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Hanima-Ibrahima-Roukia-Lahadji-copie.jpeg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48406" class="wp-caption-text">Hanima Ibrahima/Roukia Lahadji lors d&rsquo;un de ses deux mandats à Chirongui</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ancien conseillers départementaux font également des scores non négligeables comme Issoufi Hadj Mhoko à Bandraboua, 26,51%, ou Mirhane Ousseni qui malgré la tempête du Sieam totalise 34,58% à Boueni, face aux 31,93% du fraichement élu maire Assani Saindou en 2025 à la suite de la destitution de Mouslim Abdourahamane.</p>
<p style="text-align: justify;">On note des surprises comme la percée d&rsquo;<span style="font-family: Verdana, BlinkMacSystemFont, -apple-system, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Open Sans', 'Helvetica Neue', sans-serif;">Abdou-Lihariti Antoissi (LR) à Bandraboua, 45,16%, qui se présente avec succès donc pour la seconde fois, et dont le challenger sera  Mhoko.</span></p>
<figure id="attachment_48393" aria-describedby="caption-attachment-48393" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48393 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Acoua_2026-03-15_22h22-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48393" class="wp-caption-text">Acoua</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48394" aria-describedby="caption-attachment-48394" style="width: 470px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48394" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie-300x212.jpg" alt="" width="470" height="332" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie-200x140.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandraboua_2026-03-15_20h48-2-copie.jpg 842w" sizes="auto, (max-width: 470px) 100vw, 470px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48394" class="wp-caption-text">Bandraboua</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48410" aria-describedby="caption-attachment-48410" style="width: 204px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48410" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--204x300.jpg 204w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--695x1024.jpg 695w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--150x221.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--300x442.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE--696x1025.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Antoissi-Dir-ASE-DPE-.jpg 762w" sizes="auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px" /><figcaption id="caption-attachment-48410" class="wp-caption-text">Joli score d&rsquo;Abdou-Lihariti Antoissi à Bandraboua</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48395" aria-describedby="caption-attachment-48395" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48395 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bandrele_2026-03-15_22h12-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48395" class="wp-caption-text">Bandrélé</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48396" aria-describedby="caption-attachment-48396" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48396 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Bouéni_2026-03-15_21h03-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48396" class="wp-caption-text">Boueni</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48397" aria-describedby="caption-attachment-48397" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48397 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Dembeni_2026-03-15_22h15-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48397" class="wp-caption-text">Dembéni</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48398" aria-describedby="caption-attachment-48398" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48398 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Résultats-Chirongui_2026-03-15_21h00-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48398" class="wp-caption-text">Chirongui</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48399" aria-describedby="caption-attachment-48399" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48399 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Mtsamboro_2026-03-15_22h20-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48399" class="wp-caption-text">Mtsamboro</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48400" aria-describedby="caption-attachment-48400" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48400 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Ouangani_2026-03-15_20h50-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48400" class="wp-caption-text">Ouangani</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48401" aria-describedby="caption-attachment-48401" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48401 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Pamandzi_2026-03-15_22h17-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48401" class="wp-caption-text">Pamandzi</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48402" aria-describedby="caption-attachment-48402" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48402 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Sada_2026-03-15_22h16-2-copie-2-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48402" class="wp-caption-text">Sada</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48403" aria-describedby="caption-attachment-48403" style="width: 842px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48403 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie.jpg" alt="" width="842" height="595" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie.jpg 842w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie-768x543.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie-696x492.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Municipales-2026-Tsingoni_2026-03-15_22h23-2-copie-200x140.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48403" class="wp-caption-text">Tsingoni</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48357" aria-describedby="caption-attachment-48357" style="width: 900px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48357 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T.jpg" alt="" width="900" height="317" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T.jpg 900w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-300x106.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-768x271.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-150x53.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-696x245.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48357" class="wp-caption-text">Commune de Chiconi</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48359" aria-describedby="caption-attachment-48359" style="width: 900px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48359 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli.jpg" alt="" width="900" height="458" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli.jpg 900w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-300x153.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-768x391.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-150x76.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-696x354.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48359" class="wp-caption-text">Commune de Kani Keli</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48358" aria-describedby="caption-attachment-48358" style="width: 900px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48358 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi.jpg" alt="" width="900" height="402" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi.jpg 900w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-300x134.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-768x343.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-150x67.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-696x311.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48358" class="wp-caption-text">Commune de Dzaoudzi</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48361" aria-describedby="caption-attachment-48361" style="width: 900px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48361 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji.jpg" alt="" width="900" height="403" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji.jpg 900w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-300x134.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-768x344.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-150x67.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-696x312.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48361" class="wp-caption-text">Commune de Mtsangamouji</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48360" aria-describedby="caption-attachment-48360" style="width: 900px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48360 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou.jpg" alt="" width="900" height="393" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou.jpg 900w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-300x131.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-768x335.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-150x66.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-696x304.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48360" class="wp-caption-text">Commune de Koungou</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48423" aria-describedby="caption-attachment-48423" style="width: 1774px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48423 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30.png" alt="" width="1774" height="1254" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30.png 1774w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-300x212.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-1024x724.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-768x543.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-1536x1086.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-150x106.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-696x492.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-1068x755.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-100x70.png 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-200x140.png 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-16-a-14.28.30-1320x933.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 1774px) 100vw, 1774px" /><figcaption id="caption-attachment-48423" class="wp-caption-text">Commune de Mamoudzou</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/16/municipales-2026-resultats-definitifs-1er-tour-reelection-de-trois-maires-sortants/">Municipales 2026 &#8211; Résultats définitifs 1er tour, réélection de trois maires sortants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les résultats du 1er tour des municipales 2026 à Mayotte [Actualisé]</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/15/les-resultats-du-1er-tour-des-municipales-2026-a-mayotte-actualise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 19:54:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Municipales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48348</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous publions les résultats provisoires au fur et à mesure de la clôture du dépouillement des bureaux de votes. Quatorze maires sur les dix-sept communes de l'île, remettent leur mandat en jeu</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/15/les-resultats-du-1er-tour-des-municipales-2026-a-mayotte-actualise/">Les résultats du 1er tour des municipales 2026 à Mayotte [Actualisé]</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Si le taux de participation consolidé à Mayotte n&rsquo;était pas encore connu à l&rsquo;heure où nous publions les premiers résultats, le score à 17h, 58,20%, était bien meilleur que six ans auparavant quand 49,75% des électeurs mahorais avaient bravé le début d&rsquo;épidémie de Covid. Prés de 10 points de plus, signe d&rsquo;un regain d&rsquo;intérêt pour la chose politique à Mayotte où les cadors sont challengés par des petits jeunes. Il serait également supérieur à celui de la métropole où l&rsquo;interdiction de panachage dans les listes (rature d&rsquo;un candidat) aurait refroidi plus d&rsquo;un électeur.</p>
<p class="svelte-qfpp5o" style="text-align: justify;">Une responsabilité pour les nouveaux élus mahorais qui, sans politique efficace et proche des citoyens, pourraient provoquer la désertion des bureaux de vote lors des prochaines élections.</p>
<figure id="attachment_48357" aria-describedby="caption-attachment-48357" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48357" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-300x106.jpg" alt="" width="300" height="106" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-300x106.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-768x271.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-150x53.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T-696x245.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Chiconi-1er-T.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48357" class="wp-caption-text">Commune de Chiconi</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48358" aria-describedby="caption-attachment-48358" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48358" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-300x134.jpg" alt="" width="300" height="134" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-300x134.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-768x343.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-150x67.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi-696x311.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Dzaoudzi.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48358" class="wp-caption-text">Commune de Dzaoudzi</figcaption></figure>
<figure id="attachment_2687" aria-describedby="caption-attachment-2687" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2687" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Omar-Oili-service-etrangers-300x226.jpeg" alt="Mayotte, Said Omar Oili, sénateur, immigration, décret, retours à la frontière, étrangers," width="300" height="226" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Omar-Oili-service-etrangers-300x226.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Omar-Oili-service-etrangers-768x579.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Omar-Oili-service-etrangers-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Omar-Oili-service-etrangers-696x525.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Omar-Oili-service-etrangers.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2687" class="wp-caption-text">Saïd Omar Oili arrive en 3ème position, Mikidache Houmadi arrive en tête à Dzaoudzi-Labattoir</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48359" aria-describedby="caption-attachment-48359" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48359" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-300x153.jpg" alt="" width="300" height="153" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-300x153.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-768x391.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-150x76.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli-696x354.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/kani-keli.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48359" class="wp-caption-text">Commune de Kani Keli</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48360" aria-describedby="caption-attachment-48360" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48360" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-300x131.jpg" alt="" width="300" height="131" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-300x131.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-768x335.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-150x66.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou-696x304.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Koungou.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48360" class="wp-caption-text">Commune de Koungou</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48361" aria-describedby="caption-attachment-48361" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48361" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-300x134.jpg" alt="" width="300" height="134" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-300x134.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-768x344.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-150x67.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji-696x312.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Mtsangamouji.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48361" class="wp-caption-text">Commune de Mtsangamouji</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48365" aria-describedby="caption-attachment-48365" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/1-Mamoudzou.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48365 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/1-Mamoudzou-300x219.jpg" alt="" width="300" height="219" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/1-Mamoudzou-300x219.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/1-Mamoudzou-768x561.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/1-Mamoudzou-150x110.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/1-Mamoudzou-696x509.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/1-Mamoudzou.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48365" class="wp-caption-text">Commune de Mamoudzou</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48366" aria-describedby="caption-attachment-48366" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/2-Acoua.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48366 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/2-Acoua-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/2-Acoua-300x203.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/2-Acoua-768x520.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/2-Acoua-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/2-Acoua-696x471.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/2-Acoua.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48366" class="wp-caption-text">Commune d&rsquo;Acoua</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48367" aria-describedby="caption-attachment-48367" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48367" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/3-Bandraboua-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/3-Bandraboua-300x198.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/3-Bandraboua-768x507.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/3-Bandraboua-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/3-Bandraboua-696x459.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/3-Bandraboua-741x486.jpg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/3-Bandraboua.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48367" class="wp-caption-text">Commune de Bandraboua</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48368" aria-describedby="caption-attachment-48368" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4-Bandrele.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48368 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4-Bandrele-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4-Bandrele-300x168.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4-Bandrele-768x431.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4-Bandrele-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4-Bandrele-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/4-Bandrele.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48368" class="wp-caption-text">Commune de Bandrele</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48369" aria-describedby="caption-attachment-48369" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48369 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni-300x196.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni-768x503.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni-696x455.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni-741x486.jpg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/5-Boueni.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48369" class="wp-caption-text">Commune de Boueni</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48370" aria-describedby="caption-attachment-48370" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/6-Chirongui.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48370 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/6-Chirongui-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/6-Chirongui-300x204.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/6-Chirongui-768x523.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/6-Chirongui-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/6-Chirongui-696x474.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/6-Chirongui.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48370" class="wp-caption-text">Commune de Chirongui</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48371" aria-describedby="caption-attachment-48371" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/7-Dembéni.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48371 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/7-Dembéni-300x186.jpg" alt="" width="300" height="186" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/7-Dembéni-300x186.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/7-Dembéni-768x477.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/7-Dembéni-150x93.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/7-Dembéni-696x432.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/7-Dembéni.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48371" class="wp-caption-text">Commune de Dembéni</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48372" aria-describedby="caption-attachment-48372" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/8-Ouangani.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48372 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/8-Ouangani-300x182.jpg" alt="" width="300" height="182" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/8-Ouangani-300x182.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/8-Ouangani-768x466.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/8-Ouangani-150x91.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/8-Ouangani-696x422.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/8-Ouangani.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48372" class="wp-caption-text">Commune de Ouangani</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48373" aria-describedby="caption-attachment-48373" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/9-Pamandzi.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48373 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/9-Pamandzi-300x281.jpg" alt="" width="300" height="281" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/9-Pamandzi-300x281.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/9-Pamandzi-768x719.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/9-Pamandzi-150x140.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/9-Pamandzi-696x651.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/9-Pamandzi.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48373" class="wp-caption-text">Commune de Pamandzi</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48374" aria-describedby="caption-attachment-48374" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/10-Sada.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48374 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/10-Sada-300x188.jpg" alt="" width="300" height="188" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/10-Sada-300x188.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/10-Sada-768x481.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/10-Sada-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/10-Sada-696x436.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/10-Sada.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48374" class="wp-caption-text">Commune de Sada</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48375" aria-describedby="caption-attachment-48375" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/11-Tsingoni.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48375 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/11-Tsingoni-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/11-Tsingoni-300x201.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/11-Tsingoni-768x515.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/11-Tsingoni-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/11-Tsingoni-696x467.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/11-Tsingoni.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48375" class="wp-caption-text">Commune de Tsingoni</figcaption></figure>
<figure id="attachment_48376" aria-describedby="caption-attachment-48376" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/12-Mtsamboro.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48376 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/12-Mtsamboro-300x215.jpg" alt="" width="300" height="215" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/12-Mtsamboro-300x215.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/12-Mtsamboro-768x550.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/12-Mtsamboro-150x107.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/12-Mtsamboro-696x498.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/12-Mtsamboro.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48376" class="wp-caption-text">Commune de Mtsamboro</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/15/les-resultats-du-1er-tour-des-municipales-2026-a-mayotte-actualise/">Les résultats du 1er tour des municipales 2026 à Mayotte [Actualisé]</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte du Groupement patronal / ex-Medef Mayotte pour limiter la casse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/lettre-ouverte-du-groupement-patronal-ex-medef-mayotte-pour-limiter-la-casse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 02:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46504</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un nouveau Medef Mayotte pourrait-il voir le jour, sous l’impulsion du national ? Ce serait en cours, avec une organisation qui pourrait être « sans identité locale » craint Fahardine Mohamed, qui tente de rassembler les entreprises sous la bannière du « Groupement patronal de Mayotte » à travers une pétition</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/lettre-ouverte-du-groupement-patronal-ex-medef-mayotte-pour-limiter-la-casse/">Lettre ouverte du Groupement patronal / ex-Medef Mayotte pour limiter la casse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après avoir <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/05/medef-mayotte-radie-le-patronat-local-mis-a-la-porte/">perdu l’étiquette « Medef »</a>, au début de l’année, l’organisation qui s’est muée en « Groupement patronal de Mayotte » refuse de se voir vidée de sa substance. Sanctionné par sa maison mère nationale pour « manquements graves » sur sa gouvernance, sa transparence financière et son éthique, l’ex-Medef Mayotte cherche à se maintenir à flot. L’élection de Fahardine Mohamed, à peine un mois avant, en février 2025, à la présidence du Medef Mayotte, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/06/24/toujours-des-tensions-autour-du-renouvellement-de-la-presidence-du-medef-mayotte/">s’était déroulée dans un climat tendu</a>, judiciarisée même.</p>
<p style="text-align: justify;">Le poulain de Carla Baltus à qui il succédait, ne sera donc pas resté longtemps sous l’étiquette du Medef. Faut-il voir dans la décision du Medef national, un match retour de son opposition locale ? En tout cas, c’est par une « Lettre ouverte aux entreprises du territoire » où il précise <em>« Ce n’est pas une querelle d’ego. Ce n’est pas un procès d’intention »</em>, qu’il tente de retenir à lui les entreprises locales, alors qu’un nouveau Medef pourrait renaitre de ses cendres sur le territoire. Une organisation qui serait <em>« sans identité locale »</em>, dénonce-t-il. Nous la reproduisons in extenso.</p>
<figure id="attachment_46509" aria-describedby="caption-attachment-46509" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Logo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46509 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Logo-300x95.jpg" alt="" width="300" height="95" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Logo-300x95.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Logo-768x243.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Logo-150x47.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Logo-696x220.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Logo.jpg 798w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46509" class="wp-caption-text">Une lettre ouverte sans logo</figcaption></figure>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><strong>LETTRE OUVERTE AUX ENTREPRISES DU TERRITOIRE Mamoudzou, Le 11 février 2026 </strong></p>
<p><strong>Objet : Pour que l’économie de Mayotte reste entre les mains de celles et ceux qui la font vivre </strong></td>
</tr>
<tr>
<td>Madame, Monsieur,</p>
<p>Depuis des mois, notre organisation traverse une tempête. Une tempête faite de tensions, de doutes, de divisions, de suspicions, de méfiances autour de ce que certains ont voulu réduire à une question de gouvernance, de nom, de cadre. Mais sur le terrain, nous le savons tous : ce conflit n’a rien d’abstrait. Il a des conséquences concrètes : il fragilise la représentation patronale locale et le dynamisme créé, il brouille les repères, il fatigue les entrepreneurs qui n’attendent qu’à être défendu &#8230; et, <strong>surtout, il ouvre la porte à une réalité que nous refusons d’accepter : la mise à l’écart progressive de notre territoire dans les décisions qui le concernent</strong>.</p>
<p>Quand une organisation patronale locale vacille, ce n’est pas un logo qui souffre. <strong>C’est Mayotte ! </strong>C’est tout l’écosystème qui s’affaiblit et c’est notre territoire qui « cède » petit à petit, sans bruit, par épuisement. Ce sont des femmes et des hommes, des dirigeants qui se battent pour payer leurs salariés, maintenir une activité, relancer un chantier, livrer un client, faire tourner une boutique, des entreprises déjà éprouvées, qui ont besoin de stabilité, d’un interlocuteur de proximité, d’une voix claire pour défendre l’emploi, l’activité, la commande publique, la reconstruction, l’accès aux marchés, la formation, la trésorerie, la continuité économique. Ce sont des familles, Ce sont des emplois, c’est une île entière, qui agonisent.</p>
<p>Et c’est justement parce que nous avons déjà beaucoup encaissé que nous ne pouvons pas nous taire aujourd’hui.</p>
<p>Il nous a été rapporté qu’une personne mandatée par le MEDEF national mène actuellement une démarche de prospection auprès des entreprises de Mayotte. Il est donc probable que certaines entreprises soient contactées par courriel. Il est important de souligner avec clarté et responsabilité que : notre groupement n’a pas été informé ni contacté en amont sur le cadre, les modalités et les objectifs opérationnels de cette mission. Cela signifie une chose : nous ne pouvons ni en confirmer le périmètre, ni garantir l’absence de confusion pour les entreprises.</td>
</tr>
<tr>
<td>Nous le disons sans détour : au nom de la liberté syndicale, nous n’entraverons pas cette mission. Chacun est libre d’écouter, d’échanger, de se faire son opinion. <strong>Mais la liberté n’interdit pas la lucidité. Au contraire. </strong></p>
<p><strong>Ce qui se joue, ce n’est pas un échange : c’est un risque de basculement </strong></p>
<p>C’est précisément parce que nous respectons les entreprises que nous appelons à la vigilance : la personne mandatée est extérieure au territoire. Lorsqu’une démarche structurante est conduite à distance, à un moment où notre représentation patronale locale est fragilisée, le risque est évident : voir apparaître, ici, une forme de structure <strong>sans identité locale</strong>, une représentation qui pourrait s’installer sur notre territoire avec ses réseaux, ses habitudes, ses priorités&#8230; et une lecture de nos enjeux qui ne part pas toujours de notre réalité.</p>
<p>Nous le disons avec gravité : ce scénario ferait peser un danger sur la place des acteurs mahorais, sur la défense de nos priorités, et sur la capacité de nos entreprises à rester maîtresses de leur destin économique. Quand la voix locale s’efface, le territoire n’est plus seulement “accompagné” : il est piloté de loin, et souvent selon d’autres logiques.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Ce n’est pas une querelle d’ego. Ce n’est pas un procès d’intention.<br />
C’est une question simple : qui décide quoi pour Mayotte ? </strong>Qui porte la voix des entreprises d’ici quand il fautdéfendre un marché, une commande publique, une politique de reconstruction, une priorité locale ?<strong>Le danger économique : perdre nos marchés sur notre propre sol </strong>Nous devons le dire avec des mots vrais, même s’ils dérangent : si une organisation patronale à empreinte</td>
</tr>
<tr>
<td>extérieure s’installe durablement, alors l’équilibre économique peut se déplacer. Et quand l’équilibre se déplace, les conséquences sont concrètes.</p>
<p>Cela peut vouloir dire, demain :</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<ul style="text-align: justify;">
<li>des marchés locaux où les acteurs mahorais se retrouvent moins visibles, moins soutenus, moins “priorisés” ;</li>
<li>des appels d’offres où la concurrence devient mécaniquement plus dure, parfois écrasante, au profit d’entreprises mieux connectées, mieux informées, mieux outillées ;</li>
<li>une économie “aspirée” : l’activité se fait ici, mais la valeur se décide et se capte ailleurs.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Soyons clairs : il ne s’agit pas de désigner un bouc émissaire, ni d’opposer les territoires. Il s’agit de défendre une évidence : Mayotte ne peut pas se permettre de perdre la maîtrise de ses opportunités économiques au moment même où elle tente de se relever.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notre détermination est totale : nous restons le rempart, l’appui des entreprises et nous ne laisserons pas Mayotte être cédée par lassitude. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette période, notre position est simple, ferme, et assumée : nous restons mobilisés pour les entreprises du territoire.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Mobilisés pour porter vos difficultés, sans filtre et sans détour.<br />
• Mobilisés pour défendre les intérêts économiques de Mayotte, sans compromis.<br />
• Mobilisés pour rester présents, proches, accessibles, et utiles parce qu’ici, on ne représente pas un territoire depuis un bureau à distance : on le représente parce qu’on le vit.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Nous appelons chaque dirigeant à mesurer ce qui se joue : au-delà des tensions, il s’agit de préserver une représentation patronale ancrée, crédible, et souveraine sur le terrain. Nous ne pouvons pas accepter que la fragilité du moment serve de marchepied à une recomposition qui, demain, ferait perdre à Mayotte sa voix et sa capacité à décider pour elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons le droit d’être lassés. Nous avons le droit d’être inquiets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais nous n’avons pas le droit d’abandonner. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parce que si nous baissons les bras, ce n’est pas une organisation qui disparaît. C’est une protection. Une voix. Un ancrage. Une priorité donnée aux entreprises qui vivent ici, investissent ici, embauchent ici, et restent ici quand tout devient difficile.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous le disons avec force et avec cœur : nous restons mobilisés, debout, déterminés.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>Déterminés à défendre l’économie locale. Déterminés à préserver une représentation patronale ancrée dans la réalité mahoraise. Déterminés à refuser que notre crise serve de passage en force à une recomposition qui ferait de Mayotte une annexe économique.</p>
<p>Pour rappel, notre organisation ne s’est pas construite sur des mots, mais sur des années de présence et de combats aux côtés des entreprises de Mayotte. <strong>Bien avant 1986 déjà, elle remplissait pleinement sa mission </strong>: représenter les employeurs du territoire, défendre leurs intérêts, porter leurs réalités auprès des décideurs.</p>
<p><strong>En 1999, nous avons choisi de devenir MEDEF Mayotte, </strong>avec la volonté de renforcer cette représentation et</td>
</tr>
<tr>
<td>d’inscrire notre action dans une dynamique plus structurée.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, </strong>au regard de ce que traverse notre territoire et de l’enjeu fondamental qu’est une représentation patronale profondément enracinée, nous reprenons notre nom d’origine <strong>« GROUPEMENT PATRONAL DE MAYOTTE ». </strong>Ce choix n’est ni symbolique ni de circonstance : il exprime une fidélité à Mayotte, à ses entreprises, à leur quotidien, et à cette responsabilité que nous assumons depuis toujours. Nous le réaffirmons avec force : nous continuerons d’exercer nos missions, avec la même exigence, la même proximité et la même détermination, comme nous l’avons toujours fait.</p>
<p><strong>Appel à la signature : pour soutenir l’économie locale </strong></p>
<p>Parce qu’il est temps que les entreprises se fassent entendre, nous lançons une pétition de soutien à l’économie locale :</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<ul style="text-align: justify;">
<li>pour la priorité aux entreprises implantées à Mayotte,</li>
<li>pour une représentation patronale réellement ancrée sur le territoire,</li>
<li>pour que la reconstruction, les marchés et l’avenir bénéficient d’abord à ceux qui font vivre Mayotte au quotidien.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Nous appelons chaque chef d’entreprise, chaque acteur économique, chaque salarié à signer et à faire signer <a href="https://www.mesopinions.com/petition/politique/mayotte-reste-itresse-avenir-economique/276818">cette pétition</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fahardine MOHAMED Président</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/lettre-ouverte-du-groupement-patronal-ex-medef-mayotte-pour-limiter-la-casse/">Lettre ouverte du Groupement patronal / ex-Medef Mayotte pour limiter la casse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Procès Sieam – Dernier jour pour des aveux à dimensions variables</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/proces-sieam-dernier-jour-pour-des-aveux-a-dimensions-variables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PNF]]></category>
		<category><![CDATA[SIEAM]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45550</guid>

					<description><![CDATA[<p>La défense des acteurs de la mandature Bavi, s’annonçait complexe au regard des réquisitions du ministère public, notamment de la prison ferme pour une partie d’entre eux. Beaucoup plaidaient l’absence du caractère intentionnel des actes de leur client</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/proces-sieam-dernier-jour-pour-des-aveux-a-dimensions-variables/">Procès Sieam – Dernier jour pour des aveux à dimensions variables</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Celui qui sur le papier des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/">réquisitions du PNF</a> est le moins impliqué, <strong>Mouslim Abourahaman</strong>, le Directeur administratif et financier du Syndicat, était défendu par Me Augustin Gérault. Qui plaidait l’absence du caractère intentionnel du délit de favoritisme. Si le PNF avait indiqué que seule la signature du DAF sur les documents suffisait à le prouver, l’avocat précisait que sur les jurisprudences évoquées par le parquet, un avis défavorable avait été émis par les services de la commande publique avant que les directeurs apposent leur signature, <em>« ce qui n’est pas le cas dans le cas du Sieam »</em>. Il critiquait la méthode mis en place du passage par les CRPC qui ont permis d’entendre des chefs d’entreprise, avec plus ou moins de garantie d’indulgence, puisqu’ils ont été exclus des marchés publics avec sursis, contrairement aux prévenus de l’audience en cours de la 32<sup>ème</sup> chambre correctionnel de Paris, <em>« la CRPC c’est pratique, les élus ou directeurs sont logiquement condamnés ensuite ! »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le directeur de cabinet <strong>Camille Abdullahi</strong>, Me Jorion attaquait ferme celui qui l’accuse d’être au centre du système avec Bavi, le DST Fardi Chebane Bacar, <em>« il a menti en garde à vue pour se dédouaner !</em> lâchait-il, <em>sur le papier mon client n’a aucun pouvoir propre, il est soumis au bon vouloir du président »</em>. Contrairement à ce qu’a décrit le DST, il évoque un rôle <em>« secondaire »</em> du directeur de cabinet<em> « qui a juste mis un visa sur des pré-bon de commande »</em>, et s’il a agi, <em>« c’est par négligence »</em> même si son client a un diplôme universitaire du 3<sup>ème</sup> cycle, <em>« il n’a pas pour autant de connaissance en marché publics »</em>. Il demandait la relaxe de son client, en déplorant que l’ancien DGS Michel Jousset <em>« ne soit pas sur le banc des prévenus »</em>. Rappelons que l’affaire avait éclaté après deux rapports de la Chambre régionale des comptes, et un signalement anonyme au procureur de Mayotte.</p>
<h3 style="text-align: center;"><em><strong>« Il était son amant »</strong></em></h3>
<figure id="attachment_45553" aria-describedby="caption-attachment-45553" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-45553 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-300x235.jpeg" alt="" width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-300x235.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-768x601.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-150x117.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-696x545.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45553" class="wp-caption-text">Pour Fatima Ousseni, Fardi Bacar a « déjà payé » et reste « stigmatisé »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Karima Nassur</strong> est absente des bancs des accusés, bien que celle qui était membre de la commission d’appel d’offres ait bénéficié d’un cadeau, un 4&#215;4 Nissan par le biais de l’entrepreneur Moussa Abdou. Son avocat Me Jorion expliquait que le chef d’entreprise Ali Dahalani le lui avait promis, <em>« il était son amant »</em>, sans pour autant accréditer l’existence de contrepartie de marchés, <em>« elle a un niveau CAP et est incapable de participer à un pacte de corruption »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est celui qui a révélé le système Bavi après plusieurs heures de garde à vue : <strong>Fardi Chebane Bacar</strong>, était le Directeur des Services Techniques (DST), avant l’arrivée de Moussa/Vitta Bavi à la présidence du Sieam. <em>« Il n’avait jamais eu de procédures disciplinaires</em>, commente son avocate Fatima Ousseni, <em>mais quand Bavi arrive, les choses changent »</em>. Elle revient sur le quotidien du cadre du Sieam, <em>« quand il présente les entreprises qui ont répondu aux marchés, le président Bavi et son directeur de cabinet les écartent, ‘je ne les connais pas’, ce sont donc eux qui font le choix des entreprises »</em>. L’obligeant à reformuler les marchés. A l’argument du PNF qui lui reproche de ne pas avoir démissionné du Sieam comme d’autres l’ont fait, et ce sont de nombreuses compétences qui ont fui le syndicat à cette époque, son avocate reprend son argumentaire, <em>« soucieux de sa famille, il voulait continuer à pouvoir financer les études de ses enfants et a fait le choix de rester en poste »</em>. L’avocate fustige les <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/">peines sévères requises par le PNF</a>, <em>« alors que Fardi a déjà payé. Il a été sanctionné par Bavi, et il n’a pas fini d’être stigmatisé, dans cette salle comme à Mayotte ! Moi je lui dis, il a fait du bon boulot ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur le délit de pantouflage pour avoir été recruté moins de trois ans après son départ par un chef d’entreprise qui avait obtenu des marchés du Sieam, c’est bien une troisième société qui le recrute et qui n’a jamais eu ces marchés, rappelle l’avocate, qui est créé dans le secteur de la sécurité.  Et en matière de détournement de fonds publics, <em>« pour cela, il faut avoir la délégation de signature, or, il ne l’avait pas ! »</em>. En appelant tout le monde à être <em>« relax’ »</em>, l’avocate le requerrait pour son client.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>« Un échec »</strong></h3>
<figure id="attachment_45063" aria-describedby="caption-attachment-45063" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-45063 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie-300x195.jpeg" alt="" width="300" height="195" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie-300x195.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie-150x98.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie.jpeg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45063" class="wp-caption-text">Bavi, au centre, entouré de Michel Jousset et Camille Abdullahi, avait reconnu à la barre que sa mandature avait été un échec</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Plaidoirie très attendue que celle de Me Gabriel Odier, pour la défense de <strong>Vitta/Moussa Mouhamadi, Bavi,</strong> président du Sieam de 2014 à 2020, qui s’est défaussé sur ses adjoints lors de ses auditions. C’est en remontant sur la mandature précédente que s’attarde l’avocat, pour démontrer que <em>« les règles de la commande publiques n’étaient pas respectées pour des marchés à Ongoujou, de sécurisation du secteur Sud, ou encore pour les réservoirs de Sada »</em>, indiquant que Bavi «<em> n’a pas mis en place ces pratiques »</em>. Il impute en outre un rôle plus important qu’il n’y paraît à Michel Jousset, le DGS qui se qualifie de <em>« troisième zone »</em>, dans la gestion de commande publique. <em>« Il a notamment validé les conventions de formation, incitant Bavi à les signer »</em>. Des formations qualifiées <em>« d’inadaptées »</em> par le PNF, et qui n’ont été que partiellement faites, <em>« quelle enquête nous le prouve ? »</em>, glisse l’avocat, rejoignant ses confrères sur un dossier mal ficelé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avocat de Bavi rappelait le comité de pilotage mis en place en 2016 au moment du plan d’urgence eau, avec présence de la préfecture <em>« qui disait au Sieam de prioriser certaines dépenses »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le système de favoritisme mis en place au Sieam, l’avocat soutient qu’aucune décision n’a été signée par Bavi après le licenciement de Fardi Bacar en juin 2019.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas d’enrichissement personnel, souligne-t-il, <em>« on a cherché de la corruption chez lui, sans rien trouver. On veut chercher à en faire un dossier d’un système de fractionnement en échange de contrepartie, mais ce n’est pas du tout ça ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une mandature que Bavi voit comme <em>« un échec »</em> comme il l’avait dit à la barre, que son avocat voit comme une forme de <em>« regret »</em>. Il plaidait pour que Bavi ne soit pas <em>« sacrifié »</em> dans un contexte de pénurie d’eau <em>« qu’on veut lui imputer intégralement »</em>, mais qu’on reconnaisse qu’il n’avait <em>« pas forcément les épaules pour présider le Sieam étant titulaire d’un Bac Pro »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant le juge, l’avocat revient sur des faits qui datent de 7 à 12 ans, <em>« depuis, Bavi n’a rien fait de répréhensible, je ne vois donc pas ce qui justifierait une peine d’emprisonnement ferme, sans sursis. Il ne souhaite que reconquérir sa femme et ses enfants. Maintenant, on ne tue plus les gens, on les met en prison »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant la parole en dernier, Camille Abdillah réfutait les accusations formulées par Fardi Bacar et son avocate, ainsi que M. Boura, l’impliquant dans le fractionnement des marchés, le chef d’entreprise Abdou Moussa regrettait <em>« d’avoir commis cela, je l’ai fait en raison de l’emprise sur mon entreprise et mes salariés »</em>, Mouslim Abdourahaman demandait pardon à la population de Mayotte sur <em>« les pratiques au syndicat des eaux »</em>, Fardi regrette de ne pas avoir dénoncé <em>« très tôt »</em>, les pratiques, <em>« j’avais peur de perdre mon emploi, je ne suis pas un délinquant ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le délibéré de l’affaire Bavi sera rendu le 16 avril 2026 à 10h.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/proces-sieam-dernier-jour-pour-des-aveux-a-dimensions-variables/">Procès Sieam – Dernier jour pour des aveux à dimensions variables</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Procès Sieam – « Dans quelle mesure les entreprises sont-elles responsables ? », interrogent leurs avocats</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/proces-sieam-dans-quelle-mesure-les-entreprises-sont-elles-responsables-interrogent-leurs-avocats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 01:45:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PNF]]></category>
		<category><![CDATA[SIEAM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Répondre à un marché saucissonné fait-il des entrepreneurs des receleurs de favoritisme ? Non bien sûr pour leurs avocats, scandalisés dans leur ensemble par les réquisitions de leur exclusion ferme des marchés publics par le PNF, synonyme de leur mort économique sur l’étroit marché mahorais</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/proces-sieam-dans-quelle-mesure-les-entreprises-sont-elles-responsables-interrogent-leurs-avocats/">Procès Sieam – « Dans quelle mesure les entreprises sont-elles responsables ? », interrogent leurs avocats</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour ce 7<sup>ème</sup> et dernier jour de procès du Sieam, les avocats se sont succédé à la barre. Pour les chefs d’entreprise d’un côté, et l’exécutif du Sieam d’autre part. S’ils adoptent des biais différents en fonction de griefs reprochés à leurs clients, ils pourraient tous se ranger sous la bannière de Me Kassurati Mattoir : <em>« Est-ce-que la mauvaise gestion de la commande publique par le Sieam, rend les entreprises qui en ont bénéficié responsables de recel ? ».</em> Une question qu’elle juge <em>« fondamentale »</em> et qui met en évidence des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/proces-sieam-des-peines-de-4-mois-a-18-mois-requises-contre-les-chefs-dentreprise/">réquisitions <em>« très sévères »</em></a> du Parquet national financier (PNF) à l’égard des entrepreneurs. Qui ne sont pas tous cités dans la procédure reproche-t-elle encore, en demandant où sont les entreprises comme la Colas, GTA ou MAMI <em>« qui ont bénéficié des mêmes marchés »</em>, dénonce l’avocate. En outre, elle s’étonne que pour un même grief, des peines différenciées sont requises contre les chefs d’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire que son client <strong>Soibahadine Dahalani</strong>, est un des plus touchés par les réquisitions, de recel de favoritisme, de détournement de fonds publics et de pantouflage. <em>« Parce qu’il a bénéficié de 6 marchés par an en moyenne, ce que le PNF juge excessif »</em>, et autour desquels des négociations <em>« en catimini »</em> avaient été dénoncées par la Chambre régionale des Comptes. Si les bons de commande sont multiples pour les marchés alloués à son client, <em>« c’est que les travaux sont étalés dans le temps, jusqu’à 3 ans »</em>. Elle plaidera surtout la bonne foi, <em>« à partir du moment où la CRC sort son rapport informant du seuil des 90.000 euros, il ne répond plus aux machés du Sieam ».</em> C’est la relaxe qui est plaidée, avec un constat d’écart entre les peines données en CRPC, les comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité, <em>« les chefs d’entreprise qui y sont passés ont touché des sommes plus importantes que mon client, mais n’ont pris que du sursis sur les exclusions de marchés publics »</em>. En demandant des exclusions ferme, <em>« le PNF met en danger les trente salariés des sociétés BET976 et MICE »</em> de son client.</p>
<p style="text-align: justify;">Un client qui était également défendu par Me Ibrahim Abdul-Latuf, notamment sur la partie des travaux du siège du Sieam présentés comme non réalisés, mais pour lesquels le PNF découvrait lors des audiences que des pièces justificatives avaient bien été transmises par Soibahadine Dahalani à la section de recherche de la gendarmerie qui avait omis de faire suivre. Quant au recrutement par une de ses sociétés, ASO, de l’ancien DST du Sieam, viré et révoqué de la fonction publique par Bavi, sans attendre les trois ans qui pourraient le faire tomber pour pantouflage, l’avocat le mettait sur le compte de besoin en ingénierie, en invoquant une jurisprudence qui permettait cette embauche.</p>
<h3 style="text-align: center;"><em><strong>« On pouvait s&rsquo;attendre à une procédure ficelée »</strong></em></h3>
<figure id="attachment_45558" aria-describedby="caption-attachment-45558" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laurent-Tesoka.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-45558 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laurent-Tesoka-300x239.jpeg" alt="" width="300" height="239" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laurent-Tesoka-300x239.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laurent-Tesoka-150x120.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laurent-Tesoka-696x555.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laurent-Tesoka.jpeg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45558" class="wp-caption-text">Me Tesoka dénonçait un chantage exercé par le Sieam sur l&rsquo;entreprise de son client</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur la même ligne que ses confrères, l’avocat de <strong>Soulaimana Moussa </strong>et de sa société MCTP, Me Paul-Philippe Massoni, parlait de <em>« douche écossaise »</em> à l’écoute des réquisitions des peines, <em>« vous demandez la mort de l’entreprise de 70 salariés avec les deux ans ferme d’exclusion des marchés publics ! ».</em> Dans un contexte économique mahorais post-Chido où les entreprises ont du mal à remonter la pente, il penchait pour une <em>« Comedia del arte »</em>. Entrant dans les détails techniques, il revenait sur les deux lots alloués à MCTP qui n’aurait dû selon le parquet ne pouvoir en prétendre qu’un seul, <em>« sauf qu’il y a eu une modification du dossier de consultation des entreprises, par le Sieam qui a commis ensuite une erreur administrative, mais peut-on en accuser mon client ? Alors qu’il a attendu 8 ans pour être payé ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la société Bedangua et <strong>Saïd Bacar</strong>, Me Nadjim Ahamada martelait qu’il n’y a pas eu recel, <em>« car il n’y a pas eu détournement en toute connaissance de cause, le prévenu doit avoir connaissance de la manœuvre illicite »</em>, après s’être étonné des failles de l’enquête, <em>« venant du PNF on pouvait s’attendre à une procédure ficelée »</em>, déplorait-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Abdou Moussa</strong> est défendu par un avocat qui connait bien Mayotte, Me Laurent Tesoka, qui plaidait aussi pour son entreprise EMCA. Il revenait sur les aveux de son client, <em>« il reconnait ses fautes, en expliquant qu’il n’avait pas d’autres choix que de se soumettre au chantage qu’il subissait, EMCA étant en situation de dépendance économique par rapport au syndicat des eaux »</em>, tout en s’étonnant <em>« de la sévérité des réquisitions »</em>. L’entrepreneur avait été obligé de mettre au chômage technique une partie de son personnel en 2015 pour n’avoir été retenu dans aucun marché du Sieam, mettant en évidence la volonté de ceux qui avaient les manettes du syndicat d’avoir les coudées franches pour agir en dehors des règles du marché. <em>« C’est à ce moment que le président du syndicat l’approche. Si tu veux obtenir un marché, il faut acheter un 4&#215;4 Nissan. Il était contraint »</em>, soulignant qu’il n’est pas auteur de corruption passive, <em>« n’étant pas en position de décisionnaire au sein d’une collectivité »</em>.</p>
<h3 style="text-align: center;"><em><strong>« Ils me punissent ensuite ! »</strong></em></h3>
<figure id="attachment_45559" aria-describedby="caption-attachment-45559" style="width: 232px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tanchiki.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-45559 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tanchiki-232x300.jpg" alt="" width="232" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tanchiki-232x300.jpg 232w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tanchiki-150x194.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tanchiki-300x388.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tanchiki.jpg 306w" sizes="auto, (max-width: 232px) 100vw, 232px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45559" class="wp-caption-text">Le chef d&rsquo;entreprise Tanchiki Maore, plusieurs fois couronné pour sa gestion, secoué par les réquisitions</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est <strong>Tanchiki Maore</strong> et sa société MIP, qui étaient ensuite défendus à la barre par Me Jean-Philippe Frederic. A l’issue des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/proces-sieam-des-peines-de-4-mois-a-18-mois-requises-contre-les-chefs-dentreprise/">réquisitions de ce lundi</a>, abattu, le chef d’entreprise nous avait dit son incompréhension : <em>« quand on apprend à un enfant à marcher, on est là pour l’encourager at pas le sanctionner »</em>. Il avait indiqué à la barre avoir compris lui aussi la bonne manière de procéder lors de la venue du PNF à Mayotte, <em>« et depuis, j’ai passé des marchés avec la préfecture et la gendarmerie, ce qui m’a permis de créer près d’une centaine d’emploi »</em>, indique-t-il. Son exclusion ferme des marchés publics serait donc synonyme de départ massif au chômage ces salariés. <em>« Ils m’expliquent comment bien fonctionner et me punissent ensuite, c’est incompréhensible ! ».</em> Formalisant le décalage, son avocat soulignait que selon le Code pénal le délit de recel de favoritisme ne pouvait être constitué <em>« qu’en connaissance de cause »</em> de celui qui le reçoit. Il mettait en évidence une organisation <em>« propre à l’exécutif du Sieam »</em>, <em>« ils ont commencé à fragmenter les marchés, et c’est ensuite qu’ils ont contacté les entreprises »</em>, en déduisant qu’il n’y avait <em>« ni entente entre mes clients et le Sieam », ni entre les entreprises, « dont les travaux n’ont rien en commun »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les avocats mettaient en évidence que la signature de bons de commande ne suffit pas à qualifier systématiquement la responsabilité de son auteur, contrairement à la position du PNF, <em>« il faut un caractère intentionnel »</em>, plaidait encore Jean-Philippe Frédéric. Il revient sur le niveau d’instruction des prévenus, <em>« or Tanchiki Maore a un CAP de métallurgiste, il ne savait pas que la procédure était irrégulière, d’autant que le code des marchés publics ne s’appliquait que depuis peu à Mayotte »</em>. Comme ses confrères, il s’étonnait que la préfecture n’ait pas alerté par son contrôle de légalité, <em>« qui a bien reçu les passations de marchés bien qu’inférieur à 90.000 euros »</em>. L’exclusion des marchés publics signerait <em>« la mise à mort de ses entreprises et de ses 180 salariés »</em>, <em>« et il fait du mécénat et aide de nombreuses associations »</em>. Il demandait également la relaxe de Tanchiki Maore.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chefs d’entreprise seront ils les dommages collatéraux des détournements de la commande publique reprochées au président Bavi ? Réponse le 16 avril 2026, jour de rendu du délibéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
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		<title>Procès Sieam &#8211; Des peines de 4 à 18 mois requises contre les chefs d’entreprise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/proces-sieam-des-peines-de-4-mois-a-18-mois-requises-contre-les-chefs-dentreprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 02:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En fonction de leur implication dans leurs réponses aux marchés publics du Sieam, le Parquet national financier (PNF) va nuancer les demandes de sanctions contre les entrepreneurs</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Contre Bacar Saïd, société Bedangua, 4 mois de prison avec sursis seront demandés, ainsi que 10.000 euros d’amende, une dispense d’inéligibilité, l’exclusion des marchés publics pendant deux ans avec sursis. Contre sa société, 30.000 euros d’amende, deux ans d’exclusion des marchés publics avec sursis.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre EGIS Eau, une relaxe est prononcée contre sa représentante, mais une amende de 30.000 euros et l’exclusion des marchés publics pendant deux ans avec sursis sont requis contre la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre Tanchiki Maore, société MIP, sont requis 6 mois de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende, mais surtout une exclusion des marchés publics de deux ans, « sans sursis », précise le procureur. Pour sa société MIP, 50.000 euros d’amende, et deux ans d’exclusion des marchés publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre Soulaimana Moussa, société MCPT, un an d’emprisonnement avec sursis, 40.000 euros d’amende, et notamment, une inéligibilité, une exclusion des marchés publics de deux ans, tout comme sa société contre laquelle une amende de 150.000 euros de requise.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre Abdou Abdou Moussa, une bienveillance sera marquée par le parquet en raison « de la forte dépendance de son entreprise victime de chantage au syndicat » et de « sa reconnaissance des faits ». Sont requis par le PNF 10 mois d’emprisonnement ferme aménageables à domicile, 10.000 euros d’amende, une exclusion de 3 ans des marchés publics avec sursis, et une interdiction d’exercer dans la fonction publique de deux ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre Soibahadine Dahalani, dont les sociétés BET976 et MICE ont bénéficié de nombreux marchés, des faits qualifiés de « graves » par le PNF, 18 mois de prison dont 6 ferme, avec possibilité d’aménagement à domicile, 30.000 euros d’amende, une inéligibilité et une exclusion de marchés publics de trois ans, et la confiscation des sommes saisies. Enfin, des amendes de 60.000 euros contre BET976 et de 10.000 euros contre MICE, sont demandées, ainsi que leur exclusion des marchés publics de 3 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est maintenant au tour des avocats des chefs d&rsquo;entreprise, puis aux dirigeants du Sieam, de prendre la parole devant le président du tribunal pour tenter d&rsquo;adoucir ces peines.</p>
<p style="text-align: justify;">A.P-L.</p>
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		<title>Procès du Sieam : 4 ans de prison dont deux ferme demandés contre Bavi par le parquet</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 14:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45417</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Le mot de gabegie n’est pas usurpé », clamera le parquet national financier au cours de ses réquisitions. S’il convenait de quelques failles dans l’enquête, un système visant à « s’affranchir de la commande publique » et qui a engendré des surcoûts pour le syndicat, est bien mis à jour</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/">Procès du Sieam : 4 ans de prison dont deux ferme demandés contre Bavi par le parquet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce sont les longues réquisitions du Parquet National Financier (PNF) qui entamaient le 6<sup>ème</sup> jour de l’audience de la mandature Bavi, du surnom de Moussa Mouhamadi, qui a opté pour l’identité de Vitta Mouhamadi. Nous l’adopterons en conservant l’écriture de son surnom pour éviter toute confusion avec un cadre en poste au syndicat Les eaux de Mayotte (LEMA).</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux procureurs du PNF, Sébastien de La Touanne et Julien Augereau, ont commencé par expliquer que les audiences se tenaient à Paris et non à Mayotte, « ce qui aurait été bénéfique pour la population mahoraise », pour des raisons juridiques et matérielles. Soulignons que parmi les nombreuses salles d’audience de l’immense tribunal de Paris, celle qui abrite notre affaire est plus grande à elle seule que celle de Mayotte.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;alchimie de la petite entreprise</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le parquet va énoncer une à une les poursuites contre une gouvernance de 5 protagonistes de la gestion du Syndicat de l’eau et d’assainissement de Mayotte (Sieam) de 2014 à 2020 : Vitta Mouhamadi (Bavi) son président, Fardi Bacar Chabane, son DST, , Camille Abdullahi, son directeur de cabinet, Mouslim Abdourahaman, son Directeur administratif et Financier (DAF) et Mirhane Ousseni (DAF adjoint).</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête menée par la section de recherche de la gendarmerie pour le Parquet national financier sera close en août 2022, et fera suite à plusieurs rapports de la Chambre régionale des Comptes (CRC) La Réunion-Mayotte. « Le mot de ‘gabegie’ n’est pas usurpé », pour le PNF, qui dénonce une gestion « centralisée » dans les mains du président Bavi, « dans l’objectif de s’affranchir des règles de la commande publique ». après « avoir écarté en raison de sa compétence madame Massoundi qui en dirigeait la cellule, qui a été remplacée par un Bac Pro », et recruté Michel Jousset, chimiste de formation, « choisi pour son manque de compétence, et qui s’était étonné, ‘j’ai été recruté à ma grande surprise. En lui retirant la délégation de pouvoir, on lui a limé les griffes ! » ».</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>La jurisprudence Bamcolo</strong></h3>
<figure id="attachment_45425" aria-describedby="caption-attachment-45425" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-45425 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-Paris.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45425" class="wp-caption-text">Les audiences se tiennent à Paris pour des raisons « juridiques et matérielles »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le décor planté, la mise en place d’un système « de fractionnement des marchés publics, de surfacturation, de multiplication des bons de commande, de volonté de favoriser un réseau de proches avec contrepartie en nature ou financière ». Il a perduré pendant toute la mandature grâce à une « omerta », personne n’ayant dénoncé ces pratiques en dehors d’une lettre anonyme envoyé au procureur de Mayotte. C’est au bout de plusieurs heures de garde à vue que l’un d’eux, Fardi Bacar Chebane craquera et révèlera les pratiques en cours au Sieam.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de les détailler, le procureur financier anticipera la ligne de défense de Bavi, « il plaide l’incompétence, mais en janvier 2017 un marché est correctement passé, prouvant qu’il savait faire, et c’est le signataire des arrêtés d’attribution de marché. » Or, comme une jurisprudence, il rappelait la condamnation du maire de Koungou, Assani Saindou Bamcolo, en décembre 2025 pour délits d’atteinte à la probité, « il plaidait l’incompétence de ses services, mais il lui a été rappelé qu’en signant lui-même il lui appartenait de contrôler la légalité de l’acte… s’il souhaitait le faire ».</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les 7,4 millions d’euros de réalisation de pistes d’accès aux réservoirs d’eau potable ou aux forages, 97% ont fait l’objet d’un fractionnement de la commande publique, « or en multipliant, chaque société facture des frais d’installation, impliquant un surcoût pour le syndicat. Même si le Sieam fait valoir que cela s’étale sur plusieurs années, il fallait prendre en compte l’intégralité des travaux ». C’est aussi 4 conventions de formation professionnelles pour les salariés octroyés sans mise en concurrence à la société SMFP, et sur des sujets à faible enjeu de l’eau comme la sensibilisation aux risques routiers ou l’hygiène et la sécurité, « partiellement exécutés, et qui ne correspondent pas aux priorités définies par le Contrat de progrès de Mayotte ». Dans le même registre, 380.000 euros seront dépensés sans mise en concurrence, pour des écrans led, « sans que l&rsquo;utilité des écrans par rapport au contexte de pénurie d&rsquo;eau ne soit prouvé ».</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Les failles de l’enquête</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">C’est encore 12 marchés d’assistance à maitrise d’ouvrage alloués aux sociétés BET 976 et MICE de Soibahadine Dahalani, pour 1,6 millions d’euros, là encore fractionnés, donc sans mise en concurrence. Des consultations « en catimini » relevées par la CRC. En garde à vue le DST avouera, « je reconnais que tout était biaisé ».</p>
<figure id="attachment_45436" aria-describedby="caption-attachment-45436" style="width: 214px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-45436 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau-214x300.jpeg" alt="" width="214" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau-214x300.jpeg 214w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau-730x1024.jpeg 730w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau-768x1078.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau-150x211.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau-300x421.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau-696x977.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Travaux-durgence-adduction-deau.jpeg 976w" sizes="auto, (max-width: 214px) 100vw, 214px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45436" class="wp-caption-text">Travaux d&rsquo;urgence d&rsquo;adduction d&rsquo;eau du Sieam (Image d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sans parler de l’activité débroussaillage en forte hausse au Sieam des années 2017 et 2018, « plus d’un million d’euros pour la société M2D, par le biais de 22 bons de commande saisis lors de la perquisition dans les locaux, et qui ne relèvent pas de la convention signée à ce sujet en 2016 ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le délit de pantouflage est uniquement reproché à Fardi Bacar Chebane, pour avoir été recruté par une société de M. Dahalani destinataire du nombreux marchés du Sieam, quelques jours après avoir été licencié du Sieam, « même si elle a connu ainsi quelques développements », puisqu&rsquo;il aurait du attendre 3 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Les faits de corruption concernent le cadeau d&rsquo;un Nisan 4&#215;4 de 37.000 euros à Karima Nassur, membre de la commission d&rsquo;appel d&rsquo;offre, par Abdou Moussa, gérant de la société MCA, « où l&rsquo;implication d&rsquo;Ali Dahalani est avérée », selon le PNF.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs chefs d&rsquo;entreprises ont <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/proces-bavi-syndicat-des-eaux-nouvelles-condamnations-de-chefs-dentreprise/#:~:text=Ses%20soci%C3%A9t%C3%A9s%20ont%20toutes%20%C3%A9t%C3%A9,5.000%20euros%20pour%20B2M%20Consulting.">reconnu les faits en Comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)</a>, permettant au PNF d&rsquo;affirmer avec précision les contours de l&rsquo;organisation. Ces derniers comparaissent pour recel de favoritisme, et la loi était citée par le PNF à ce sujet : « La Chambre criminelle indique que la signature d&rsquo;un marché caractérise les faits car le prévenu bénéficie du produit de l&rsquo;attribution irrégulière du marché ». Mettant donc en doute la bonne foi avancée par les chefs d&rsquo;entreprise qui ont répondu à ces marché, dont les moins impliqués ont signalé avoir simplement vu leurs devis supérieurs à 90.000 euros, retoqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le PNF reconnaitra de son côté des failles au cours de l’enquête, « pas toujours à la hauteur », « des erreurs et des omissions ont pu être commises, peu d&rsquo;enquêtes y échappent, surtout avec autant de prévenus et 20 faits ». Notamment sur les accusations portées de non réalisation de l’extension du siège du Sieam à Kawéni. « Monsieur Dahalani a bien envoyé des justificatifs à la section de recherche de la gendarmerie qui ne les a pas transmis au PNF ». Mais également sur les travaux menés sur le réservoir de Sada, « Vitta Mouhamadi n’était en réalité pas signataire des actes antérieurs à son arrivée ». Pour autant, ce réservoir d’eau potable n’est toujours pas opérationnel, selon nos informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Des doutes seront également soulignés par la défense d’Egis Eau sur le marché du réservoir de La Vigie en Petite Terre en raison du contexte d’urgence impérieuse qui avait conduit au Plan d’urgence eau dont des investissements pouvaient s’exonérer des passations habituelles des marchés publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le PNF mettait en garde, notamment les avocats, « de ne pas jeter le bébé avec l&rsquo;eau du bain », car « nous avons maintenu pour l&rsquo;essentiel les qualifications initiales ».</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Le coût pour le syndicat des eaux</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour le PNF, l&rsquo;organisation du syndicat a été pensée par Bavi pour s&rsquo;affranchir du seuil des 90.000 euros, et a permis « de contourner la responsabilité du président » en mettant en place « des personnes incompétentes ou dociles », et la mise en place « d&rsquo;apparentes procédures de contrôles avec les visas sur bons de commande ». Mais quant à savoir comment profite le crime, « nous n&rsquo;avons pu produire l&rsquo;existence de contreparties à ces mépris des règles de la commande publique », c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de preuve d&rsquo;enrichissement personnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le parquet, s&rsquo;il revient à la partie civile, le LEMA de présenter l&rsquo;ampleur du préjudice, les répercussion pour le coût et les règles de la commande publique aurait pu permettre d&rsquo;avoir des achats publics au mieux disant, avec des factures moins chères. Sur les écrans, « M. Lemoosy a notamment indiqué avoir émargé trois fois ! ». Des dépenses publiques inutiles, inefficaces, le surcoût lié aux frais d&rsquo;installation de chaque société « que la CRC estimait 80.000 euros », ou le détournement de fonds publics « estimée à plus de 600.000 euros ». Pour Anticor ce sont 17 millions d&rsquo;euros d&rsquo;achat publics qui sont touchés.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>De la prison ferme pour Bavi</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les réquisitions sont tombées à 15 heures ce lundi. Contre <strong>Vitta/Moussa Mouhamadi « Bavi »</strong>, 4 ans de prison, dont deux ans de sursis probatoire liés au paiement de l&rsquo;amende de 60.000 euros, ont été demandés par le PNF, avec mandat de dépôt. Une peine d&rsquo;inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire, ainsi que l&rsquo;interdiction de fonction juridictionnelle et de fonction publique pendant 5 ans, ainsi que la confiscation des biens saisis.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre <strong>Fardi Chebane Bacar</strong>, les réquisitions sont sévères, avec 3 ans d&#8217;emprisonnement, dont un ferme, aménageable à domicile sous bracelet électronique, 30.000 euros d&rsquo;amende, l&rsquo;inéligibilité pendant 5 ans avec exécution provisoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre <strong>Camille Abdullahi</strong>, deux ans d&#8217;emprisonnement dont un ferme aménageable sous bracelet électronique, sont requis, 25.000 euros d&rsquo;amende, une inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire, et interdiction de la fonction publique pendant 3 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre <strong>Karima Nassur</strong>, membre de la commission d&rsquo;appel d&rsquo;offre, et conductrice du 4&#215;4 un an d&#8217;emprisonnement aménageable, 30.000 euros d&rsquo;amende, inéligibilité pendant 5ans avec exécution provisoire. Et confiscation du Nissan.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre <strong>Mouslim Abdourahaman</strong>, sont requis par le PNF, 4 mois d&#8217;emprisonnement avec sursis, 5.000 euros d&rsquo;amende, et la privation des droits civiques, civils et familiaux, l&rsquo;inéligibilité pendant 5 ans, avec exécution provisoire, et l&rsquo;interdiction de la fonction publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Contre <strong>Mirhane Ousseni</strong>, 4 mois d&#8217;emprisonnement avec sursis, l&rsquo;inéligibilité pour deux ans.</p>
<p>Nous reviendrons sur les peines demandées pour les chefs d&rsquo;entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le procès se poursuit avec les plaidoiries des avocats, avant que l&rsquo;affaire soit mise en délibéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/">Procès du Sieam : 4 ans de prison dont deux ferme demandés contre Bavi par le parquet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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