Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre la violence le 20 février dernier

« Le but n’est pas de bloquer. » Maoulida Momed l’indique en préambule, le choix de la date d’une manifestation pendant les vacances scolaires s’est fait pour « éviter de perturber la rentrée  ».
L’intersyndicale (CGTMa, CFDT, FAEN, CSF, Solidaires, CFE-CGC) et le Collectif des Citoyens de Mayotte appellent à manifester contre la violence  jeudi 12 juillet à partir de 9h sur la place de la République et dans les rues de Mamoudzou.

« Il ne se passe pas un seul jour sans que des actes de violence inqualifiables soient perpétrés sur le territoire de Mayotte », déplorent intersyndicale et le collectif.

Ne pas perturber la rentrée

Maoulida Momed

Ils estiment par la voix de leur porte-parole, Maoulida Momed « avoir joué la carte de l’apaisement en levant les barrages pour permettre à l’administration d’exercer son plan de sécurité. Ce plan a échoué et les agressions se multiplient. »

Collectif et intersyndicale disent vouloir des réponses claires et fermes pendant les vacances scolaires sur le thème de la sécurité, sans plus de précision.

Si Maoulida Momed s’en défend, la date du 12 juillet ne tombe pas au hasard. Ce mercredi en fin de journée « un bilan sécurité » va être présenté à la presse par le préfet Dominique Sorain et le procureur de la République Camille Miansoni.

Le 20 février dernier, un mouvement contre la violence lancé par la même intersyndicale et collectif avait conduit à plusieurs mois de blocage et de tension sur l’île. La ministre des Outre-mer avaient alors appelé le  16 mars 2018 à la « responsabilité de tous » pour sortir de la crise, incluant l’Etat qui « tiendra ses engagements ».  Un plan d’investissement de 1,3 milliard d’euros avait été ensuite annoncé notamment sur des thématiques sécuritaires, le 15 mai 2018.

Axel Lebruman