Label E3D ou quand l’école se met au vert

Venant certifier et encourager une démarche vertueuse sur le plan du développement durable, le label E3D a été remis à 23 écoles et établissements du territoire ce mardi au lycée de Tsararano.

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À charge pour les établissements labellisés de poursuivre et amplifier leur démarche pour, dans trois ans, augmenter leur certification.

“Ouvrir les esprits en y plantant des graines de conscience”. Voilà donc l’engagement que porte l’éco-déléguée du collège Ouvoimoja de Passamaïnty. Et avec elle, c’est tout l’établissement qui s’est vu décerné ce mardi le label « École / Établissement en Démarche de Développement Durable » (E3D). Lequel atteste ainsi d’une mobilisation en faveur de l’environnement naturel et humain. Au total, 23 écoles et établissements du secondaire avaient envoyé une délégation recevoir leur certification au lycée de Tsararano. 

Dans la salle polyvalente, les plus jeunes comme les lycéens ou encore leurs professeurs et membres des équipes pédagogiques ont ainsi pu partager leurs expériences et leurs actions en faveur du développement durable. Le tout sous l’œil du recteur Gilles Halbout, prônant “l’engagement” de la jeunesse sur ces thématiques et ceux des deux inspectrices

Tour à tour, les écoles et établissements sont venus présenter leurs projets en faveur du développement durable

coordinatrices de la démarche E3D, Mdzadzé Moilim Mroivili et Laurence Comte.

“À charge pour eux d’enrôler”

“Cette labellisation a été décidée par une commission sur un référentiel national”, rappelle cette dernière, détaillant une certification à trois niveaux attribuée pour trois ans : engagement, approfondissement et expertise. Seul ce premier palier était représenté ce jour, le programme étant nouveau sur le territoire. Sept écoles, six collèges et un lycée ont ainsi été certifiés. Quant aux quatre écoles et cinq établissements également présents, un “pré-label” tendant à les encourager dans leur dynamique leur a été remis. “À charge pour eux d’enrôler pour entrer réellement dans la démarche de développement durable”, fait valoir Laurence Comte. 

Des projets aussi divers qu’inspirants

Peut-être pourront-ils prendre exemple sur les projets présentés ce jour, alliant écologie, sanitaire, alimentation et social. Car si les opérations de ramassage de déchets sont régulièrement évoquées, des programmes aussi divers qu’inspirants se font jour. Dans les écoles de Bandrélé ou de Mtsahara, les jardins pédagogiques font ainsi pousser brèdes et plantes médicinales. Au collège de Passamaïnty, on insiste sur l’égalité sociale et entre les sexes. À Tsararano T17, on va récolter dans les exploitations et nettoyer la rivière quand

Le collège Ylang-Ylang, de Kani-Kéli, déjà lauréat des Trophées mahorais de l’environnement en 2018, produit et vend des légumes bio en partenariat avec un producteur de la commune.

partout, les partenariats avec les associations fleurissent. 

Petits et grands l’auront compris et dit ce jour : il ne s’agit pas là que de sensibiliser les élèves, mais bien d’alerter et mobiliser une société toute entière. “Au début je n’étais pas très d’accord avec l’idée des ramassages de déchets car les collégiens n’ont pas vocation à faire cela à la place des collectivités”, indique ainsi le principal du collège Bouéni Mtiti de Labattoir. “Finalement, tout cela s’est inscrit dans une logique de sensibilisation à l’attention de tous”, poursuit-il, convaincu de la capacité des jeunes à “pousser l’ensemble de la population”. Et ainsi se sèment les graines.

Grégoire Mérot

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