Violences : Travail sur les jeunes décrocheurs et lutte contre la drogue, les propositions du mouvement LTA

Contre la « folie meurtrière » qui a touché Petite Terre, et en marge des Assises de la Sécurité, le mouvement LTA formule des propositions.

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Un Etat major de sécurité qui date de janvier 2019

En réponse au week-end meurtrier qui a secoué Petite Terre, et à la suite du communiqué des élus de Mayotte, d’autres propositions se font jour. Le mouvement LTA (Le Temps d’Agir) de Soula Saïd Souffou, ex DGS d’Acoua, propose un Plan pour la reconquête de la Sécurité à Mayotte. Un énième plan, dont plusieurs des 37 propositions sont connues, mais dont certaines s’attaquent plus précisément aux fléaux que sont la drogue ou l’errance.

Les propositions sur la sécurisation des frontières tournent autour de l’adhésion de Mayotte à l’espace Schengen et à la sollicitation de Frontex, qui ont déjà fait l’objet de nombreux articles ici. Il s’agit aussi de solliciter le Fonds « Sécurité Intérieure », sur la sécurisation des frontières intérieures à l’UE.

En matière de lutte contre la délinquance et les addictions, on retrouve la mise en œuvre de la circulaire Taubira, également appelée « clé de répartition des mineurs isolés entre département », la création d’un Centre Éducatif

Adrien Taquet, Taubira, CIDE, Mayotte
Le secrétaire d’Etat Adrien Taquet avait expliqué craindre l’appel d’air que pourrait provoquer la répartition des mineurs isolés sur d’autres départements

fermé, l’incorporation des jeunes décrocheurs dans un corps d’armée, la création d’un Office anti-stupéfiant, le recrutement de policiers et de gendarmes spécialisés dans la lutte contre les stupéfiants, et la prise en charge médicale de ces jeunes.

Les données sociales et économiques favorisant la précarité sont aussi inscrites : renforcement du droit à l’initiative économique, « notamment au bénéfice des femmes et des jeunes », la lutte contre les violences intrafamiliales « à travers le développement de l’indépendance financière des femmes », la lutte contre la ghettoïsation du territoire à travers la mise en place d’une « politique publique du logement à même de créer les 200.000 logements nécessaire dans 15 prochaines années, pour absorber le triplement de la population d’ici 2050 », la lutte « contre la prédation et l’accaparement des terres urbaines et agricoles à travers la mobilisation de tout l’arsenal juridique disponible pour expulser, plus rapidement, les squatteurs des terrains publics et privés », etc.

Figurent également la transformation de la préfecture en préfecture de région, le recrutement d’un Conseiller défense à la préfecture de Mayotte, la création de nouveaux commissariats, de nouvelles brigades de gendarmerie et l’augmentation des effectifs de police et de gendarmerie, l’acquisition d’un deuxième hélicoptère au sein de la section aérienne de la gendarmerie nationale, et de véhicules tout-terrain et des moyens nautiques rapides.

Les autres mesures proposées sont à découvrir à la lecture du Plan pour la reconquête de la sécurité de Mayotte, mais la volonté du citoyen de participer plus activement à la sécurisation du territoire est prégnante, notamment à travers la demande d’un Comité Départemental de la sécurité Intérieure, qui pourrait se solutionner par la participation plus active des responsables locaux de la sécurité à la grand-messe de l’Etat major de sécurité.

A.P-L.

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