Fin de conflit chez les pompiers : « Nous avons été entendus sur toutes les revendications »

Nous avions parlé de position difficile à tenir pour la présidente du Conseil d’administration du SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours), Moinécha Soumaila va pouvoir souffler, les sapeurs pompiers ont cessé la grève qu’ils avaient entamée le mois dernier.

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SDIS, SPP/PATS, Mayotte
Signature du protocole à la Case Rocher

Un protocole de fin de conflit a été signé ce vendredi à la Case Rocher, donc chez le préfet. Étonnant pour un service départemental, mais que nous explique Bouchourani Colo, Fédération autonome SPP/PATS et porte-parole de l’intersyndicale : « Dès le début du mouvement, le préfet Colombet a sollicité la Direction générale de la Sécurité civile, et je l’en remercie. Les deux missionnaires ont rendu leurs conclusions qui ont permis de déboucher sur cet accord. » Les élus Moinécha Soumaïla et Ali Debré Combo étaient présents.

Le premier point est sensible puisqu’il porte sur le départ du directeur Fabrice Terrien auquel ils reprochent un manque de dialogue sur le fond. « Nous avons été compris sur l’ensemble du problème, les discussions sont en cours entre le préfet, les élus et l’intéressé », rapporte Bouchourani Colo.

Les forces de l’ordre au secours des pompiers

Pompiers et gendarmerie de concert lors des interventions

La sécurisation des casernes a été entérinée par le préfet, quant à l’encadrement sécuritaire lors de leurs déplacements, les deux missionnaires de la DG Sécurité civile ont pointé l’urgence de le mettre en place, « nous serons accompagnés par la police ou la gendarmerie en fonction de la zone d’intervention. »

Il est heureux que le dernier point ait été satisfait, on se demande comment il peut encore faire l’objet de discussions, puisqu’il s’agit de formation : « Nous réclamons haut et fort d’être en capacité d’assurer nos missions par la mise en place d’une vraie politique de formation. Un plan va être mis en place sur 10 ans, notamment avec immersion en métropole. »

Un conflit qui a duré, avec un point d’orgue dans la violence devant le conseil départemental ce jeudi, et dont il faut tirer des conséquences : « On n’a pas compris pourquoi la direction était sourde à nos doléances, et pourquoi nos politiques ne nous ont pas représentés. Il y a eu une prise de conscience, c’est le plus important. Désormais, il faut aller de l’avant. »

Anne Perzo-Lafond

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