L’ancien directeur de la SPL976 finalement relaxé pour abus de bien social

Saidi Issouf avait été reconnu coupable mercredi d'abus de bien social et d'atteinte à l'égalité des marchés public et avait écopé de 6 mois de prison avec sursis. Il est finalement relaxé du premier chef, sans que cette rectification n'affecte sa peine indique son avocat.

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Me Souhaili représentait les intérêts de M. Saïdi Issouf

La modification a été notifiée par mail aux avocats des parties mercredi soir. Alors que le matin même Daniel Zaïdani et Saidi Issouf étaient tous deux condamnés dans l’affaire de la SPL976 pour délit de favoritisme et abus de bien social pour le second uniquement, M. Saidi Issouf est finalement relaxé pour l’abus de bien social informe Me Yanis Souhaïli, l’avocat de l’ancien directeur de la SPL976.

« La présidente a bien dit ce qui a été marqué quite à l’audience, avant de rectifier le soir en disait que M. Saidi Issouf avait été relaxé de l’abus de bien social, indique l’avocat. Tous les deux sont en revanche bien condamnés pour l’atteinte à l’égalité des marchés publics. »

Ce petit coup de théâtre change en réalité peu de choses puisque le quantum de peine, à savoir 6 mois de prison avec sursis pour M. Saidi Issouf, ne change pas. Ce qui satisfait l’ancien directeur et son conseil.

« La décision en elle-même nous satisfait, commente Me Souhaïli. On est conscient qu’il y a eu des lacunes, on espérait une relaxe, on l’a eue sur l’abus de bien social. On ne compte pas faire appel. »

Ce dernier précise par ailleurs que son client vient d’obtenir la somme de 40 000€ : la SPL976 a été condamnée par le tribunal mixte du commerce à lui restituer cette somme correspondant aux indemnités qui lui étaient dues, moins les indemnités indues qu’il devait lui-même à la SPL976 (soit environ 17 000€ selon son avocat).

L’interview  accordé par Me Jorion au JDM a fait réagir Me Souhaïli

« J’aimerais réagir aussi aux propos de mon confrère Me Jorion, considérant que M . Zaidani avait été « piégé » par M. Issouf, il n’a été piégé par personne, en tant que président d’une collectivité, si on nous présente un document on le lit, si on ne veut pas signer on le signe pas » poursuit l’avocat.

Ce, même si « M. Issouf a rédigé le courrier, ça ce n’est pas contesté » conclut-il.

Y.D.

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