Les compagnies aériennes desservant l’outre-mer demandent l’annulation des charges sociales

Touchées par la fermeture des frontières et les conditions restrictives de circulation entre départements, notamment en outre-mer, les compagnies aériennes tirent la langue. La Délégation sénatoriale aux outre‑mer a organisé une table ronde sur le transport aérien, le 19 mai, pour évaluer la situation des compagnies desservant les outre-mer.

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Délégation sénatoriale aux outre-mer
Plaidoyer des compagnies aériennes devant la Délégation sénatoriale aux Outre-mer

Bien qu’elles bénéficient d’un plan d’aide de l’État, les compagnies aériennes expliquent ne plus assurer que 5% de leur activité tout en continuant à payer leurs charges fixes, en déplorant que « le soutien de l’État ne soit pas à la hauteur des problèmes, donnant l’impression de demi-mesures. »

« Terriblement fragilisées par la crise, certaines compagnies aériennes sont menacées de disparition alors même qu’elles assurent un rôle indispensable pour la continuité territoriale, les liaisons inter-îles et le développement économique en outre-mer », explique le compte rendu de la table ronde qui réunissait les compagnies à liaisons régionales et internationales, dont Air Austral pour notre zone.

Plutôt qu’un moratoire sur l’acquittement des charges sociales, elles appellent à une annulation totale.  Ainsi que la mise en place d’un « fonds de soutien pour les compagnies, équivalent à celui accordé à Air France, doit être mis en place, en s’adaptant aux caractéristiques des compagnies. »

Air Austral avait indiqué en début de semaine avoir sécurisé un financement de 86 millions d’euros, dont un tiers prêté par son actionnaire principal SEMATRA (Région et Département de La Réunion), et 56 millions d’euros de prêt garanti par l’Etat.

Les participants ont en outre appelé à davantage de clarté de la part de l’État et à la nécessité d’une parole unique.

Une réelle vision de sortie de crise se fait attendre selon les participants : la réouverture d’Orly fin juin est primordiale et doit aller de pair avec des modalités d’adaptation de la quatorzaine pour les arrivées en outre-mer.

Le président Michel Magras (LR, Saint Barthélemy), avec l’ensemble des membres de la Délégation, a assuré les compagnies aériennes du soutien des parlementaires dans cette crise sans précédent : « Toutes les compagnies sont aujourd’hui en danger et je note la situation particulièrement alarmante pour le réseau Caraïbes. La compétition s’annonce rude pour l’avenir : nos compagnies aériennes, vitales pour nos économies locales, devront donc être accompagnées dans la durée. »

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